Des résidents d’Ashdod tentent de recoller les morceaux après les tirs de Gaza
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Des résidents d’Ashdod tentent de recoller les morceaux après les tirs de Gaza

Kan news rencontre ceux dont les maisons et les biens ont été détruits lorsqu'un projectile a percuté leur immeuble pendant la fête de Shavouot

Une Israélienne dans les décombres de sa maison détruite par un tir de roquette, à Ashdod, le 18 mai 2021. (Crédit : Avi Roccah/Flash90)
Une Israélienne dans les décombres de sa maison détruite par un tir de roquette, à Ashdod, le 18 mai 2021. (Crédit : Avi Roccah/Flash90)

Le cessez-le-feu s’est maintenu dans la journée de samedi, ce qui a permis à la plupart de la population Israélienne de retrouver une vie normale.

Mais pour d’autres, tout a vraiment changé depuis que le Hamas a tiré plus de 4 300 roquettes sur Israël, tuant 12 personnes et blessant des centaines d’autres.

Avec de multiples bâtiments détruits pendant ces attaques, des dizaines de familles sont aujourd’hui sans domicile et tous leurs biens sont perdus. Lundi dernier, pendant les fêtes de Shavouot, une roquette a frappé un immeuble résidentiel dans la ville côtière de Ashdod, causant des d’importants dégâts.

La chaine publique Kan est allée à la rencontre des résidents de l’immeuble dont 14 familles sont actuellement relogés dans un hôtel.

Malka et Michael Stilerman n’ont pas d’espace protégé dans leur appartement et l’abri public est trop éloigné pour être atteint à temps.

Michael est en chaise roulante, à chaque fois que la sirène est activée, le couple reste près de la porte et attend.

La roquette qui a frappé lundi a totalement détruit leur appartement. Michael a été légèrement blessé et reste toujours hospitalisé.

« Comment pouvons-nous reprendre notre vie ? Je ne sais pas, » a dit Malka à la chaîne Kan. « Je ne peux même pas vous expliquer. C’est trop difficile. »

« Je ne pleure pas parce que je dois vivre. J’ai des petits-enfants et des arrière petits-enfants. Je dois vivre, survivre pour eux. »

Sa voisine, Klara Sackler est venue aider et essayer de récupérer certains des biens appartenant à la famille.

« C’est un coup au cœur quand vous avez travaillé si dur pendant des années et soudainement, en une seconde, tout est détruit, » a déclaré Sackler.

Rivka Gorinstein a essayé de sauver tout ce qu’elle pouvait des ruines de sa maison.

“Ce qui arrive est une catastrophe, » dit-elle. « Cela va prendre des années à réparer. »

Pendant ce temps, Esther Ruth Katz dit que c’est presque un sentiment de soulagement après l’impact de la roquette, après tant de jours de tensions.

“Après l’explosion et l’impact, vous ressentez une sensation de détente. Maintenant que c’est arrivé, c’est fini. Plus d’anxiété. On a traversé le pire, c’est fait, » dit-elle.

Katya Ogbonna déplore les dégâts causés à sa maison après des tirs de roquettes des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique sur le sud d’Israël du 10 au 20 mai 2021 (Crédit : capture d’écran Kan)

Toutefois, Katya Ogbonna, dont le mari Ibezito, joueur de football Nigérien, a été légèrement blessé par des éclats d’obus lors de l’explosion, a déclaré à la chaîne KAN que le cauchemar continue même après l’attaque.

“Nous comptons les explosions [des roquettes et des interceptions] et c’est plus de 10 à chaque fois. Ogbonna déclare : « Quand est-ce que cela va finir. Il n’y a pas de fin. »

Elle raconte les premiers instants quand la sirène retentit et puis l’impact.

“Je m’allonge sur mes deux petites filles pour les protéger et puis tout à coup il y a des éclats de verre partout. Mon mari a été projeté en l’air .” dit Ogbonna. “Toute la maison est détruite. On ne peut pas y retourner ».

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