Deux autres suspects identifiés dans le cadre de l’enquête pour viol visant Milwidsky
Zvi Gelman et Eli Vinokur sont suspectés d'avoir influencé des témoins dans une affaire précédant les accusations d'agression sexuelle visant un député du Likud

Deux suspects ont été identifiés dans le cadre de l’enquête policière visant le député du Likud Hanoch Milwidsky, qui est accusé de viol.
Vendredi, Milwidsky a été interrogé au sujet d’allégations selon lesquelles il aurait violé une femme alors qu’il occupait le poste de conseiller juridique de l’association religieuse New Age « Bnei Baruch – Kabbalah LaAm ». Selon ces allégations, il aurait aidé une femme, identifiée par l’initiale Aleph, à élaborer un faux témoignage afin de protéger le chef du groupe, Michael Laitman, contre des accusations d’agression sexuelle. Aleph a déclaré à la police que Milwidsky l’avait violée lors de leurs rencontres.
Aujourd’hui, la police a révélé que Zvi Gelman, un autre avocat travaillant pour Bnei Baruch, est pour sa part accusé d’avoir influencé des témoins dans cette même affaire, qui a été jugée en 2018-2019. Eli Vinokur, un spécialiste de l’éducation qui occupe le poste de vice-président du Gordon Academic College of Education, à Haïfa, fait face à des accusations identiques.
Ni Gelman, spécialiste du droit des médias, ni Vinokur ne sont accusés d’agression sexuelle. Ils ont été convoqués vendredi pour être interrogés par les policiers de l’unité Lahav 433 des crimes majeurs, qui enquête également sur Milwidsky.
La publication de leurs noms ajoute une nouvelle dimension aux accusations portées contre Milwidsky, que ce dernier a niées. Le député est entré à la Knesset en 2022, alors que la police avait déjà ouvert une enquête à son encontre pour incitation au parjure dans l’affaire de Bnei Baruch. Il devait remplacer le député Moshe Gafni à la présidence de la puissante Commission des finances de la Knesset, lorsque la nouvelle de l’enquête a été rendue publique, vendredi.
Le Likud, dont la coalition cherche à destituer la procureure générale Gali Baharav-Miara à la suite d’une série de désaccords, soutient Milwidsky. Le parti a accusé la procureure générale d’avoir rendu publiques les accusations visant le député pour des motifs politiques.
« C’est une véritable chasse aux sorcières, visant à saper le choix démocratique du peuple, avec un seul objectif : nuire au gouvernement, à ses membres et à son fonctionnement, par tous les moyens possibles », a fait savoir le parti dans un communiqué publié dimanche. Certains députés du Likud ont toutefois exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à reporter la nomination de Milwidsky à la présidence de la Commission des finances en raison de ces allégations.
Gelman a nié les accusations portées contre lui, affirmant, dans un communiqué rapporté par les médias israéliens que, dans l’affaire en question, il « avait agi de manière professionnelle, et conformément à toutes les règles en vigueur en matière de recueil de témoignages dans le cadre d’une procédure judiciaire ». Il a ajouté qu’il avait transmis des pièces justificatives à la police, et qu’il coopérerait à l’enquête.
Le Gordon Academic College a indiqué au portail d’information Walla avoir appris l’existence de l’enquête visant son vice-président par les médias, ajoutant : « Toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie. Nous attendrons donc avant de prendre d’autres décisions. »







