2 Palestiniens ayant tenté d’entrer en Israël avec une bombe artisanale arrêtés
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2 Palestiniens ayant tenté d’entrer en Israël avec une bombe artisanale arrêtés

La police a retrouvé dans un véhicule "suspect" au checkpoint d'Ein Yael ont permis de trouver un explosif artisanal, des couteaux et des dizaines de milliers de shekels

Le véhicule conduit par deux Palestiniens armés d'une bombe artisanale et d'un couteau au checkpoint d'Ein Yael, le 27 avril 2018 (Crédit : Bureau du porte-parole de la police)
Le véhicule conduit par deux Palestiniens armés d'une bombe artisanale et d'un couteau au checkpoint d'Ein Yael, le 27 avril 2018 (Crédit : Bureau du porte-parole de la police)

Les forces de sécurité ont arrêté deux Palestiniens de Cisjordanie qui tentaient d’entrer en Israël avec une bombe artisanale dans la soirée de jeudi, a dit la police.

Un communiqué de la police a fait savoir que le véhicule « suspect » transportant les Palestiniens a été arrêté au checkpoint d’Ein Yael dans le sud de Jérusalem.

Des fouilles entreprises dans le véhicule ont permis de trouver le dispositif explosif artisanal, un couteau et des dizaines de milliers de shekels en cash et en chèque, a-t-elle annoncé.

Un démineur de l’armée a été appelé sur les lieux pour neutraliser la bombe.

Les suspects ont été placés en détention en vue de subir un interrogatoire.

De plus, dans le nord de Jérusalem, des coups de feu ont éclaté jeudi soir aux abords d’un avant-poste militaire israélien à proximité de l’implantation de Beit Al, en Cisjordanie. Un certain nombre de maisons ont été endommagées par les tirs mais aucun blessé n’est à déplorer.

Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions accrues le long de la frontière avec Gaza où des milliers de Palestiniens se sont réunis ces dernières semaines pour participer aux mouvements de protestation hebdomadaires organisés par le Hamas contre Israël.

Un manifestant palestinien jette des pierres vers les soldats israéliens durant une manifestation le long de la frontière avec Israël, à l’est de Gaza City, le 31 mars 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Jeudi dans la matinée, un expert en drone du Hamas qui avait été tué par balles la semaine dernière en Malaisie a été enterré à Gaza, ce qui a fait craindre à Israël que l’assassinat de Fadi Mohammad al-Batsh, dont le Hamas a attribué la responsabilité à l’Etat juif, attiserait les violences lors des manifestations.

Au cours des manifestations hebdomadaires, 35 manifestants, dont deux journalistes, ont été tués par des tirs israéliens, selon les chiffres du Hamas.

Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que 21 blessés lors des manifestations avaient dû être amputés en raison de leurs blessures. Il a fait savoir que 17 personnes avaient perdu leur jambe, 4 des doigts ou une partie de leurs membres supérieurs.

Les groupes des droits de l’Homme, les Nations unies et l’Union européenne ont tous critiqué l’utilisation par Israël de balles réelles contre des manifestants non-armés.

Israël a fait savoir que le pays défendait sa frontière et accuse le Hamas d’utiliser les manifestations comme couverture pour préparer et commettre des attentats.

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