Dietch, l’espoir des ultra-orthodoxes, brigue la mairie de Jérusalem
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Dietch, l’espoir des ultra-orthodoxes, brigue la mairie de Jérusalem

Le maire-adjoint de la capitale rejoint six autres candidats après avoir obtenu le soutien des rabbins de la faction Agudath Israël

Le maire adjoint de Jérusalem et candidat à la mairie Yossi Deitch aperçu avant une réunion à Jérusalem le 24 juillet 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le maire adjoint de Jérusalem et candidat à la mairie Yossi Deitch aperçu avant une réunion à Jérusalem le 24 juillet 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le maire-adjoint de Jérusalem, Yossi Deitch, a annoncé mardi qu’il se présentera aux élections municipales d’octobre, devenant ainsi le premier candidat ultra-orthodoxe en lice et constituant un outsider potentiel.

Deitch a fait cette annonce après avoir reçu le soutien de rabbins ultra-orthodoxes de la faction Agudath Israël.

Deitch va se joindre à un peloton déjà nombreux pour les élections du 30 octobre afin de désigner celui qui contrôlera la plus grande ville d’Israël, parmi lesquels figurent Zeev Elkin, ministre des Affaires de Jérusalem, le maire adjoint Moshe Lion, l’ancienne maire adjointe de Jérusalem et membre actuelle de la Knesset pour Koulanou Rachel Azaria, le député de l’Union sioniste Nachman Shai, le militant politique et conseiller Ofer Berkovich, et l’activiste de droite et conseiller municipal de Jérusalem Aryeh King.

Représentant environ 37 % de la population juive de Jérusalem, selon des données récentes de CBS, les ultra-orthodoxes pourraient détenir la clé de la ville. Et du fait que les résidents arabes de la ville boycottent généralement les élections municipales, la part des ultra-orthodoxes, qui votent souvent en bloc, est encore plus élevée.

Les tensions sont fortes avec les communautés ultra-orthodoxes de la capitale, en particulier en ce qui concerne l’observance religieuse du Shabbat.

A Jérusalem, le Shabbat est observé beaucoup plus strictement qu’à Tel Aviv. Peu de restaurants et de centres culturels sont ouverts le samedi, et les résidents laïques qui conduisent dans des quartiers ultra-orthodoxes risquent de voir leur voiture lapidée.

Chaque ouverture d’un nouveau magasin de quartier ou d’une nouvelle installation le jour du Shabbat est suivie de manifestations ultra-orthodoxes et de plaintes des laïques selon lesquelles les résidents religieux tentent d’imposer leurs croyances à l’ensemble de la ville.

Un couple enlacé regarde les gens parler et boire dans les bars du marché Mahane Yehudah, à Jérusalem. 22 mars 2018 (Liba Farkash/FLASH90)

En juin, le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman a offert le soutien du mouvement des Hassidim de Gur à tout candidat qui s’engagerait à interdire la vie nocturne au marché Mahane Yehuda. Elkin et Lion ont rejeté l’offre.

Le seul ancien maire ultra-orthodoxe de la ville, Uri Lupolianski, avait remporté l’élection en 2003, avec 52 % des voix contre l’entrepreneur de l’époque, Barkat, le devançant d’environ 9 %.

Lupolianski a ensuite été condamné dans l’affaire dite Holyland – avec un autre ancien maire de Jérusalem, l’ex-premier ministre Ehud Olmert – mais sa peine a ensuite été réduite à des travaux d’intérêt général en raison de problèmes de santé.

M. Barkat, qui est maire de la capitale depuis 2008, a annoncé plus tôt cette année qu’il ne briguerait pas un troisième mandat et qu’il se présenterait à la Knesset au sein du parti au pouvoir, le Likud.

Marissa Newman a contribué à cet article.

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