Echange de tirs Hezbollah/Israël : Bahreïn fustige le Liban « spectateur »
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Echange de tirs Hezbollah/Israël : Bahreïn fustige le Liban « spectateur »

L'Etat libanais suit tel un "spectateur les batailles qui se déroulent à ses frontières et qui exposent son peuple au danger," a dénoncé Khaled ben Ahmed al-Khalifa

Le ministre des Affaires étrangères Sheik Khalid bin Ahmed al-Khalifa s'exprime auprès des journalistes lors d'une conférence centrée sur la lutte contre le financement du terrorisme international à Manama, au Bahreïn, le 9 novembre 2018 (Crédit : AP/Hasan Jamali)
Le ministre des Affaires étrangères Sheik Khalid bin Ahmed al-Khalifa s'exprime auprès des journalistes lors d'une conférence centrée sur la lutte contre le financement du terrorisme international à Manama, au Bahreïn, le 9 novembre 2018 (Crédit : AP/Hasan Jamali)

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, Khaled ben Ahmed al-Khalifa, a critiqué dimanche soir l’attaque menée quelques heures plus tôt par le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah dans le nord d’Israël, accusant l’Etat libanais de regarder tel un « spectateur » l’escalade à sa frontière.

« L’agression d’un Etat contre un autre est interdite par le droit international », a affirmé sur Twitter le chef de la diplomatie de ce pays du Golfe, accusant l’Etat libanais de suivre tel un « spectateur les batailles qui se déroulent à ses frontières et qui exposent son peuple au danger ».

L’Etat libanais fait ainsi preuve d’un « grand relâchement face à ses responsabilités », a-t-il encore dit.

Groupe terroriste et acteur politique majeur au Liban, le Hezbollah est un allié de l’Iran, dont Bahreïn dénonce, aux côtés de l’Arabie saoudite,  l’influence grandissante dans la région.

Il avait affirmé en milieu d’après-midi avoir « détruit » un « véhicule militaire » de l’armée israélienne à proximité de la frontière dans le nord d’Israël, en guise de « riposte » à une frappe israélienne ayant tué le 24 août deux membres de la milice terroriste chiite libanaise en Syrie.

En représailles aux tirs du Hezbollah sur le nord d’Israël, l’armée israélienne a dit avoir frappé un secteur du sud du Liban considéré comme « la source des frappes » du Hezbollah.

Ces échanges de tirs interviennent sur fond de tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah, qui a aussi accusé la semaine dernière l’Etat hébreu d’avoir mené des frappes de drones sur son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

« L’échange de tirs est fort probablement terminé », a dit dimanche soir le porte-parole de l’armée israélienne Jonathan Conricus.

Ce n’est pas la première fois que le ministre bahreïni fait des déclarations en soutien à Israël.

Lundi dernier, il avait accusé Téhéran d’être responsable des tensions dans la région. « L’Iran est le pays qui nous a apporté la guerre, par l’intermédiaire des Gardiens de la Révolution, du Hezbollah au Liban, des (paramilitaires) du Hachd al-Chaabi en Irak, et des Houthis au Yémen », avait écrit le ministre bahreini.

Il avait alors qualifié dans son tweet les attaques contre les milices pro-iraniennes en Irak d’ « acte d’autodéfense » dont « il ne faut pas blâmer les auteurs ».

Cette prise de position était intervenue au lendemain d’une attaque de drones ayant tué un combattant du Hachd al-Chaabi en Irak, la force paramilitaire accusant Israël d’en être l’auteur.

Dès juillet, une série d’explosions non revendiquées s’étaient produites sur des bases du Hachd al-Chaabi.

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