Edelstein ferme la Knesset, suspendant ainsi les instances de contre-pouvoir
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Edelstein ferme la Knesset, suspendant ainsi les instances de contre-pouvoir

"Si et quand il y aura un accord, le plénum se réunira à nouveau pour voter sur la création de commissions", assure le porte-parole du Parlement ; l'opposition dénonce la décsion

Le Président de la Knesset, Yuli Edelstein, se fait prendre sa température à l'extérieur de la Knesset, le 16 mars 2020. (Bureau du porte-parole de la Knesset)
Le Président de la Knesset, Yuli Edelstein, se fait prendre sa température à l'extérieur de la Knesset, le 16 mars 2020. (Bureau du porte-parole de la Knesset)

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, a clos mercredi le plénum de la Knesset, en affirmant qu’il le faisait pour donner à son parti, le Likud, et à Kakhol lavan l’opportunité de conclure un accord d’union.

Cela signifie qu’il ne tiendra pas sa promesse faite mardi de permettre à la Knesset de former la Commission des Arrangements du Parlement, qui à son tour, doterait en personnel celle des Affaires étrangères et de la défense et la Commission des Finances, et créerait un panel spécial sur la pandémie de Covid-19.

Le parti Kakhol lavan et ses alliés ont tenté de doter les commissions en personnel afin d’assurer la supervision d’un programme controversé permettant au gouvernement de collecter des données issues des téléphones des porteurs du virus et de leur entourage.

Yuli Edelstein, qui a été accusé d’entraver les débats de la Knesset pour éviter d’être mis à la porte, a indiqué que des représentants des deux partis se réunissent actuellement dans son bureau, mais qu’aucun accord n’a été conclu, bien qu’il ait proposé ce qu’il prétend être un accord qui répondrait aux préoccupations des deux parties.

« Si et quand il y aura un accord, le plénum se réunira à nouveau pour voter sur la création de commissions conformément à l’accord », a assuré le porte-parole de la Knesset dans une déclaration.

« Je veux garder la réunion ouverte et déclarer maintenant une suspension jusqu’à nouvel ordre, dans l’espoir et la prière que le bon sens prévaudra et que nous pourrons, dès aujourd’hui, commencer le travail de contrôle parlementaire si nécessaire », a expliqué Yuli Edelstein.

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Le député Kakhol lavan Avi Nissenkorn a remis au président de la Knesset une lettre signée par 61 députés demandant qu’il ouvre le plénum, selon les médias en hébreu.

Le président de la commission de la Chambre Avi Nissenkoren dirige une discussion sur la demande d’immunité de Haim Katz à la Knesset, le 30 janvier 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La missive demande à Yuli Edelstein de rouvrir la Knesset afin que celle-ci puisse voter au sujet de la Commission des Arrangements. Cette décision placera essentiellement le bloc religieux de droite dirigé par le Likud dans l’opposition et pourrait voir Edelstein lui-même remplacé.

Selon la loi, une telle lettre signée par 61 députés est censée forcer l’ouverture de la Knesset.

Le numéro un du Parlement a assuré mardi qu’il autoriserait un vote pour ouvrir la voie à des panels parlementaires chargés de superviser la gestion par le gouvernement de la pandémie de Covid-19, y compris une mesure controversée autorisant l’utilisation de la collecte de données photographiques.

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