Egypte: 3 soldats, 46 jihadistes présumés tués dans des affrontements
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Egypte: 3 soldats, 46 jihadistes présumés tués dans des affrontements

Environ 600 d'entre eux ont été tués, ainsi qu'une quarantaine de militaires, depuis un an dans le cadre de l'opération "Sinaï 2018" destinée à "nettoyer" le pays du "terrorisme"

Un bédouin de la tirbue de Tahaya durant une opération de l'armée égyptienne dans la péninsule du Sinai contre les djihadistes/ Photo non datée. (AP)
Un bédouin de la tirbue de Tahaya durant une opération de l'armée égyptienne dans la péninsule du Sinai contre les djihadistes/ Photo non datée. (AP)

Trois soldats et 46 jihadistes présumés ont été tués dans des affrontements récents en Egypte, où les forces de sécurité mènent une offensive contre une branche du groupe Etat islamique (EI) basée au Nord-Sinaï (est), a annoncé lundi l’armée.

Les 46 « éléments terroristes » ont été éliminés dans le centre et le nord du Sinaï « au cours de la période écoulée », a affirmé l’armée dans un communiqué audio-visuel sans donner de dates.

« Trois soldats sont morts dans les différentes zones d’opérations », a ajouté l’armée, sans préciser lesquelles.

Actifs depuis plusieurs années dans le Nord-Sinaï, les jihadistes sont passés d’attaques sporadiques à une véritable insurrection après la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

En 2014, un groupe affilié à Al-Qaïda, « Ansar Beit al-Maqdis », a prêté allégeance à l’EI, devenant ainsi la « Province du Sinaï » du califat autoproclamé du groupe jihadiste. Avec ses défaites en Irak et en Syrie, l’Egypte soupçonne celui-ci de vouloir établir un nouveau fief dans le Sinaï.

En novembre 2017, le président Abdel Fattah al-Sissi avait ordonné à ses forces de rétablir la sécurité en « trois mois ». Plus d’un an après cette annonce, nombreux experts estiment que l’Egypte n’a pas réussi à venir à bout du groupe jihadiste, qu’ils évaluent à environ un millier de membres.

En février de l’année dernière, le pays avait lancé l’opération « Sinaï 2018 » destinée à « nettoyer » le pays du « terrorisme ».

La dernière référence à cette campagne d’envergure remonte à décembre 2018, l’armée ne l’évoquant plus dans ses récents communiqués.

Au-delà du Sinaï, d’autres régions sont concernées par l’offensive des forces de sécurité, notamment le désert occidental près de la Libye.

L’armée annonce régulièrement la mort de jihadistes présumés sans donner de détails. Au total, environ 600 d’entre eux ont été tués, ainsi qu’une quarantaine de militaires, depuis un an, selon les chiffres officiels.

Aucun bilan de source indépendante n’est disponible. Le Nord Sinaï est bouclé par l’armée, la presse indépendante n’étant autorisée à y accéder que lors de rares visites organisées par les autorités.

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