En appel, Bar Refaeli dit à la cour qu’elle et DiCaprio formaient une famille
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En appel, Bar Refaeli dit à la cour qu’elle et DiCaprio formaient une famille

Les documents déposés à la Cour suprême clament que les normes des "gens ordinaires" ne peuvent pas s'appliquer aux célébrités pour déterminer s'ils vivent comme une famille

Bar Refaeli et Leonardo DiCaprio lors du "Gala du cinéma pour la paix" pendant le festival du Film de Berlin en Allemagne, le 15 février 2010 (Crédit : AP Photo/Joel Ryan)
Bar Refaeli et Leonardo DiCaprio lors du "Gala du cinéma pour la paix" pendant le festival du Film de Berlin en Allemagne, le 15 février 2010 (Crédit : AP Photo/Joel Ryan)

La mannequin Bar Refaeli a fait appel jeudi contre la peine qui l’avait condamnée à payer 8 millions de shekels (2 millions d’euros) d’amende dans une affaire fiscale, arguant que sa relation avec Leonardo DiCaprio pouvait constituer une unité familiale — ce qui ferait d’elle une résidente aux États-Unis plutôt qu’en Israël.

Dans un appel déposé auprès de la Cour suprême contre le verdict prononcé par un tribunal inférieur plut tôt cette année, les avocats de Bar Refaeli avancent que la définition d’une unité familiale était flexible et que le principe de parents mariés avec des enfants ne devrait pas s’appliquer à leur célébrité de cliente.

Ce différend fiscal consiste à déterminer si la mannequin devait payer des impôts entre 2009 et 2012 selon sa domiciliation, en Israël ou à l’étranger.

Le tribunal de Lod avait rejeté en avril l’appel déposé par Bar Refaeli, qui était accusée de vouloir cacher ses revenus aux autorités fiscales en clamant qu’elle vivait à l’étranger à cette époque, pendant sa relation avec Leonardo DiCaprio. Les autorités avaient prouvé à la cour que l’accusée avait maintenu des liens importants avec sa vie en Israël.

La mannequin Bar Refaeli pose pour des photographes à son arrivée au défilé de la collection prêt-à-porter automne hiver 2019-2020 à Paris, le 26 février 2019. (Thibault Camus/AP)

Dans l’appel de jeudi, ses avocats ont affirmé que, pendant leur six années de relation, l’acteur américain était le partenaire « le plus important, constant et pas occasionnel » de leur cliente et que les deux stars vivaient dans la maison de DiCaprio à Los Angeles comme « une unité familiale ». D’après le document, ils envisageaient même de se marier et d’avoir des enfants.

Ils ont poussé encore plus loin leur argumentaire, clamant que l’idée d’unité familiale « est une définition flexible qui s’applique à une variété de relations, et qui ne se résume pas du tout à la définition conservatrice d’une famille consistant en un homme et une femme mariés avec des enfants ».

Bar Refaeli, âgée d’une vingtaine d’années au début de sa relation avec la star d’Hollywood, était trop jeune pour se marier et avoir des enfants, avance l’appel.

« Il est impossible de comparer et d’appliquer notre monde et notre mode de vie — ceux des gens ordinaires — aux monde et mode de vie de la requérante et de son partenaire, et sa vie devrait être considérée conformément au monde dans lequel elle vivait pendant ces années », ont écrit les avocats.

Dans son appel auprès du tribunal de Lod, l’équipe de défense de Bar Refaeli a avancé que, de 2009 à 2010, leur cliente vivait de façon permanente à l’étranger et n’était donc pas redevable d’impôts en Israël.

Mais le juge avait rejeté ces arguments et s’était rangé du côté des autorités fiscales, qui maintiennent qu’elle vivait à Tel Aviv en 2009 et 2010. La cour avait statué qu’elle n’était pas considérée comme une résidente étrangère selon la législation israélienne et qu’elle devait donc payer l’importante facture envoyée par le Trésor public en juin.

La mannequin israélienne Bar Refaeli et sa mère Tzipi Levin à leur domicile en 2001. (Crédit : Moshe Shai/FLASH90)

Les procureurs de l’État s’apprêtent également à inculper la mannequin, ainsi que ses parents, pour différentes infractions fiscales impliquant des dizaines de millions de shekels. En janvier, ils les avaient informés qu’ils prévoyaient de déposer plainte contre eux pour des soupçons supplémentaires d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent.

Les autorités reprochent à Bar Refaeli d’avoir menti en disant qu’elle avait principalement vécu à l’étranger et de ne pas avoir déclaré les revenus, les cadeaux onéreux et autres qu’elles avaient accumulés pendant cette période.

D’après le ministère de la Justice, elle aurait dissimulé des revenus s’élevant à 23 millions de shekels (6 millions d’euros) entre 2009 et 2012.

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