En cas d’élections, HaYamin HaHadash y participera « avec ou sans Shaked »
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En cas d’élections, HaYamin HaHadash y participera « avec ou sans Shaked »

Un candidat de la liste qui a échoué à franchir le seuil électoral de la Knesset, au mois d'avril, a dit que la faction formerait de nouvelles alliances en cas de nouveau scrutin

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, et Naftali Bennett, le ministre de l'Education, tiennent une conférence de presse pour le parti HaYamin HaHadash le 17 mars 2019 à Tel Aviv. (Flash 90)
Ayelet Shaked, la ministre de la Justice, et Naftali Bennett, le ministre de l'Education, tiennent une conférence de presse pour le parti HaYamin HaHadash le 17 mars 2019 à Tel Aviv. (Flash 90)

HaYamin HaHadash se présentera à de nouvelles élections si le Premier ministre Benjamin Netanyahu est incapable de former une coalition avant la date-butoir de mercredi, a confirmé lundi un haut-responsable de la faction qui a échoué à franchir le seul électoral lors du vote du mois dernier.

Le responsable a dit au Times of Israel que le parti se présenterait « avec ou sans Shaked » et qu’il chercherait à former de nouvelles alliances pour élargir son appel et garantir son entrée à la Knesset.

Tous les candidats figurant sur la liste du parti lors des élections du 9 avril n’avaient pas forcément connaissance du plan soumis par ce haut-responsable, a appris le Times of Israel.

Cette déclaration officielle survient alors que les rumeurs vont bon train sur l’avenir politique de Shaked.

La ministre de la Justice sortante avait quitté le parti HaBayit HaYehudi aux côtés de Naftali Bennett au mois de décembre pour fonder la formation HaYamin HaHadash, qui avait fait campagne à la droite du Likud sur des questions de sécurité tout en représentant, selon ses termes, un « partenariat laïc-religieux ». Il aura manqué au mouvement environ mille votes pour franchir le seuil électoral d’entrée à la Knesset, fixé à 3,25 % des votes.

Les co-dirigeants de HaYamin HaHadash Ayelet Shaked (à droite) et Naftali Bennett s’adressent aux sympathisants à leur QG de campagne à Bnei Brak, le 9 avril 2019. (Jacob Magid/Times of Israel)

Au cours du mois et demi qui vient de s’écouler, Bennett et Shaked n’ont fait presque aucune apparition devant les médias et cette dernière se serait préparée à rejoindre le parti du Likud, espérant que les prochaines élections aient lieu d’ici un ou deux ans.

Mais l’échec de Netanyahu à bâtir sa coalition en raison d’une impasse entre le parti Yisrael Beytenu et les factions ultra-orthodoxes – causée par une législation régulant les exemptions de service militaire pour les étudiants de yeshivot – placent Shaked et HaYamin HaHadash dans une position qui pourrait leur permettre de revenir en politique bien plus rapidement qu’ils ne l’avaient probablement prévu.

Dimanche, le président de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman a indiqué qu’il serait ravi d’accueillir Shaked dans les rangs de son parti en cas de nouveau scrutin. Selon la Treizième chaîne, les deux politiciens se sont rencontrés à deux reprises dans les semaines qui ont suivi les élections, avec notamment une longue discussion en face à face.

Shaked a néanmoins annoncé dans un discours prononcé lundi lors d’une conférence, à Eilat, que les informations laissant entendre qu’elle se préparait à rejoindre Yisrael Beytenu n’étaient pas fondées.

Rafi Peretz, dorénavant à la tête de HaBayit HaYehudi, avait indiqué quelques heures auparavant à la chaîne de la Knesset que la ministre sortante de la Justice devrait « frapper gentiment à la porte du parti » si elle désirait l’intégrer, et que cette possibilité exigerait de la réflexion.

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