En l’honneur de leurs fils assassinés, des familles envoient des milliers de cadeaux en Diaspora
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En l’honneur de leurs fils assassinés, des familles envoient des milliers de cadeaux en Diaspora

Les familles de Gil-ad Shaer, Naftali Fraenkel et Eyal Yifrach ont donné des cadeaux de Pourim à l’aéroport pour promouvoir l’unité juive mondiale

Ofir Shaer, 2e à droite, avec les bénévoles de Jewish Connection et des voyageurs israéliens à l'aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)
Ofir Shaer, 2e à droite, avec les bénévoles de Jewish Connection et des voyageurs israéliens à l'aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)

Les Israéliens qui sont partis de l’aéroport international Ben Gurion la semaine dernière ont livré 2 500 sacs de cadeaux de Pourim à des Juifs du monde entier dans le cadre d’un projet pour honorer la mémoire de Gil-ad Shaer, Naftali Fraenkel et Eyal Yifrach. Les trois adolescents israéliens avaient été enlevés et assassinés par des terroristes palestiniens alors qu’ils rentraient chez eux depuis leur yeshiva de Cisjordanie en juin 2014.

Le projet, The Jewish Connection, est une initiative d’une association fondée par les parents des garçons pour renforcer la solidarité juive internationale manifestée pendant les semaines entre l’enlèvement de leurs fils et la découverte de leurs corps.

Ofir Shaer, le père de Gil-ad, a déclaré au Times of Israël que les familles avaient suivi la livraison des cadeaux dans plus de 80 pays. Le chiffre se base sur les destinations des vols des voyageurs, ainsi que sur les articles publiés sur les réseaux sociaux par des Israéliens qui ont livré à destination leur cadeau.

Des photographies et des messages publiés sur la page Facebook « La cuisine de Gil-ad » montraient les sacs de Pourim qui ont fini dans les mains des récipiendaires, qui allaient d’un homme d’affaires en conférence à Madrid à un groupe de survivants de l’Holocauste à Cracovie, en passant par des fidèles rassemblés pour entendre la lecture de la Mégilah d’Esther dans la Grande synagogue de Paris.

Les trois adolescents enlevés et assassinés près de Hébron le 12 juin 2014 : Eyal Yifrach, Gilad Shaar et Naftali Frenkel. (Crédit : autorisation)
Les trois adolescents enlevés et assassinés près de Hébron le 12 juin 2014 : Eyal Yifrach, Gilad Shaar et Naftali Frenkel. (Crédit : autorisation)

Des lycéens de l’école Yachad, de Modiin, ont empaqueté les colis de Pourim, appelés mishloach manot en hébreu. Chacun contenait des friandises, une copie du Livre d’Esther et une lettre des familles des trois garçons.

La lettre expliquait l’origine de la fête de Pourim, ainsi que la coutume de donner des cadeaux aux amis et d’aider les pauvres.

« Hier et aujourd’hui, au fil des générations, et dans tous les pays où il a vécu, le peuple juif a maintenu son unité exceptionnelle, son obligation de responsabilité mutuelle, son amour, sa préoccupation pour les faibles et les sans défense », était-il écrit dans la lettre.

« Les mishloach manot sont une expression de destinée partagée, un héritage d’unité transmis de génération en génération, ou l’impératif d’être là pour l’autre, pour la promesse Am Yisrael Hai », ont écrit les familles.

Les bénévoles de Jewish Connection à l'aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)
Les bénévoles de Jewish Connection à l’aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)

Des bénévoles, qui portaient des t-shirts avec les photos des trois garçons, ont rejoint les familles Shaer, Fraenkel et Yifrach pour distribuer en permanence des sacs de cadeaux aux Israéliens attendant leurs vols au terminal des départs de l’aéroport de Tel Aviv la semaine dernière.

« Nous envoyons les mishloach manot aux Juifs en dehors d’Israël par désir de lier leurs cœurs [aux nôtres] et de renforcer les liens entre Israël et les Juifs du monde entier », a déclaré Bat Galim Shaer, la mère de Gil-ad.

Ofir Shaer a déclaré que l’expérience de remettre des sacs de cadeaux et de demander aux voyageurs israéliens de les aider à relier Israël aux Juifs du reste du monde était édifiante et vivifiante.

Des personnes âgées à Cracovie, en Pologne, avec les cadeaux de Pourim distribués par les bénévoles de Jewish Connection à l'aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)
Des personnes âgées à Cracovie, en Pologne, avec les cadeaux de Pourim distribués par les bénévoles de Jewish Connection à l’aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : autorisation)

Une interaction avec une jeune femme a eu une résonance particulière pour lui. Elle avait deux heures devant elle avant que son vol ne parte, et a proposé non seulement de prendre des sacs de cadeaux avec elle, mais aussi d’aider à les distribuer aux autres voyageurs dans la zone des départs.

« Nous lui avons donc donné un t-shirt de bénévole et elle nous a aidés pour quelques heures », a dit Shaer.

« Alors qu’elle était sur le point d’embarquer, j’ai réalisé que je ne connaissais même pas son prénom, donc je lui ai demandé. Elle a dit que c’était Esther Hadassah », a-t-il raconté.

Esther et Hadassah sont les deux noms de l’héroïne de la fête de Pourim, ce que Shaer a pris pour un bon signe.

Carte montrant la répartition mondiale des cadeaux de Pourim distribués par les bénévoles de Jewish Connection à l'aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : Google Maps)
Carte montrant la répartition mondiale des cadeaux de Pourim distribués par les bénévoles de Jewish Connection à l’aéroport Ben Gurion, en mars 2017. (Crédit : Google Maps)
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