Escroquerie fiscale en Israël, Gaza et l’AP : la police démantèle un gang
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Escroquerie fiscale en Israël, Gaza et l’AP : la police démantèle un gang

4 personnes arrêtées et 6 placées en garde à vue dans une vaste arnaque à la carte de crédit ; la police a mis en garde contre les services qui financeraient le terrorisme

Des billets de 50 shekels, monnaie nationale israélienne (Crédit : CC BY Amos Ron/Wikimedia Commons)
Des billets de 50 shekels, monnaie nationale israélienne (Crédit : CC BY Amos Ron/Wikimedia Commons)

Les autorités israéliennes ont arrêté jeudi les membres d’une cellule criminelle qui opérait en Israël, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, suspectée de frauder auprès des autorités gouvernementales des trois entités dans le cadre d’une vaste arnaque à la carte de crédit.

Quatre suspects ont été arrêtés à l’aube, a indiqué la police, et six autres ont été placés en garde à vue, ce qui signifie qu’ils peuvent y rester 3 heures, et la garde à vue peut-être prolongée de 3 heures supplémentaires.

Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à une escroquerie estimée à plusieurs millions de shekels en ayant créé un système supposé régler les factures de ses clients. La police a déclaré qu’ils étaient soupçonnés de plusieurs crimes, dont fraude, blanchiment d’argent et infraction fiscale.

Selon le communiqué, le groupe, qui comprend des « éléments criminels » en Israël et dans les Territoires contrôlés par les Palestiniens et notamment par l’Autorité palestinienne, proposait ses services via les réseaux sociaux et proposait de régler les factures d’électricité, les impôts locaux et autres frais réguliers à prix réduit.

Mais il utilisait un logiciel communément utilisé en Israël et à l’international pour payer au moyen de cartes de crédits volées, et qui permet de collecter près de la moitié de chaque paiement.

Dans le communiqué, la police a mis en garde le public de ne pas payer pour des services qui s’engagent à régler leurs factures à prix réduit, indiquant qu’en plus de constituer une infraction pénale, « il y a un risque que l’argent finisse entre les mains d’éléments terroristes ».

Le communiqué ajoute que dans de nombreux cas, quand les autorités ou les sociétés de crédit découvrent la fraude; les paiements étaient rétroactivement annulés et les clients devant alors régler leurs factures au prix fort.

L’enquête menée par l’unité anti-corruption Lahav 433 a mené une opération sous couverture, rendue publique après les arrestations.

Les suspects comparaîtront devant un juge lundi au tribunal de Rishon Lezion.

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