Facebook ferme la page officielle du Fatah, – le parti d’Abbas
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Facebook ferme la page officielle du Fatah, – le parti d’Abbas

Le parti du chef de l'Autorité palestinienne affirme que sa page a été fermée en raison d’une photo d'Arafat tenant un fusil ayant appartenu à un soldat israélien kidnappé dans les années 1980 par les Palestiniens à Beyrouth

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Photographie partagée par la page officielle Facebook du Fatah, montrant une montagne de crânes marqués d'étoiles juives. (Crédit : capture d'écran Facebook)
Photographie partagée par la page officielle Facebook du Fatah, montrant une montagne de crânes marqués d'étoiles juives. (Crédit : capture d'écran Facebook)

Facebook a fermé lundi la page officielle du Fatah, le parti au pouvoir au sein de l’Autorité palestinienne (AP), dan un contexte de répression des incitations palestiniennes à la violence sur le réseau social.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter, le Fatah, qui est dirigé par Mahmoud Abbas, le président de l’AP, a affirmé que Facebook avait fermé son compte après la publication d’une photographie de l’ancien chef du Fatah, Yasser Arafat, tenant un fusil ayant appartenu à un soldat israélien kidnappé dans les années 1980 par les Palestiniens à Beyrouth, aux côtés de Mahmoud al-Aloul, l’un des dirigeants du parti.

Les comptes des douze administrateurs de la page ont également été fermés pour une durée de 30 jours.

La page, qui avait rassemblé plus de 70 000 likes, publiait régulièrement des documents qui glorifiaient le terrorisme palestinien et le martyre.

Le 15 février, Aloul a été élu vice-président du Fatah par le comité central du parti. C’est la première fois qu’un tel poste est créé.

Munir al-Jaghoub, qui dirige le département de l’information du Fatah, au sein du bureau de mobilisation et d’organisation, a précisé sur sa page Facebook personnelle qu’il s’agissait de la seconde fois que le réseau social fermait la page du Fatah. Il n’a pas précisé quand la page avait été fermée pour la première fois. Jaghoub n’était pas disponible pour commenter cette information.

La fermeture de la page officielle du Fatah fait suite à une série de mesures prises par Facebook pour réprimer les incitations palestiniennes à la violence sur sa plateforme.

En janvier, Facebook avait fermé plus de 100 pages appartenant ou sympathisant avec le Hamas, le groupe terroriste qui contrôle la bande de Gaza.

Le Hamas avait répondu en demandant à ses partisans de trouver d’autres réseaux sociaux.

En avril dernier, Facebook avait fermé la page du porte-parole de la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al-Qassam.

Israël a accusé Facebook de faciliter l’incitation palestinienne à la violence contre les Israéliens, notamment après des centaines d’attaques qui ont commencé en octobre 2015. Selon les services de sécurité, elles ont été alimentées par les incitations en ligne à la violence.

En janvier, le projet de loi dit Facebook, qui permettrait à l’Etat de demander aux tribunaux de forcer le réseau social à supprimer certains contenus sur la base de recommandations de la police, a été voté en première lecture par la Knesset.

Le gouvernement affirme que le projet de loi ne sera invoqué que dans des affaires d’incitations présumées à la violence, où il existe une réelle possibilité que le contenu en question mette en danger la sécurité nationale ou celle de la population.

De plus, en avril, les familles de cinq Américains assassinés ou blessés dans de récentes attaques terroristes palestiniennes en Israël ont porté plainte, à hauteur d’un milliard de dollars, contre Facebook, qu’elles accusent de ne pas avoir interdit le Hamas d’utiliser sa plate-forme de réseau social.

« Facebook a fourni en toute connaissance de cause un soutien matériel et des ressources au Hamas sous la forme de la plate-forme de réseau social en ligne de Facebook et d’outils de communication. Le Hamas a utilisé et s’est reposé sur la plate-forme de réseau social en ligne de Facebook, l’un de ses outils les plus importants pour faciliter et exercer son activité terroriste », avaient déclaré les plaignants dans un communiqué de presse.

L’équipe du Times of Israël et l’AFP ont contribué à cet article.

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