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Fintech : Israël et Bahreïn signent un accord de coopération

L'Autorité israélienne des marchés financiers travaillera avec la Banque de Bahreïn pour fournir des conseils et un soutien aux entrepreneurs et aux start-ups dans les deux pays

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif al-Zayani, à droite, et Ron Klein, directeur-adjoint des Affaires internationales à l'Autorité israélienne des marchés financiers, signant un accord de coopération dans le domaine de la fintech, le 4 septembre 2023. (Autorisation)
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif al-Zayani, à droite, et Ron Klein, directeur-adjoint des Affaires internationales à l'Autorité israélienne des marchés financiers, signant un accord de coopération dans le domaine de la fintech, le 4 septembre 2023. (Autorisation)

L’Autorité israélienne des marchés financiers (AMF) et la Banque centrale de Bahreïn ont signé un accord visant à collaborer, à promouvoir l’innovation et à fournir un soutien réglementaire au domaine de la fintech, alors que les deux pays cherchent à renforcer leurs liens commerciaux.

L’accord de coopération en matière de fintech a été signé lundi dans le cadre de la visite effectuée cette semaine par le ministre israélien des Affaires étrangères, Eli Cohen, dans le pays du Golfe afin de renforcer les liens économiques et civils entre les pays, y compris la finalisation d’un accord de libre-échange.

Israël et Bahreïn ont normalisé leurs relations en 2020 dans le cadre des Accords d’Abraham conclu sous l’égide des États-Unis, qui ont également établi des relations diplomatiques entre l’État juif et les Émirats arabes unis. Cet accord avait ouvert la voie à la normalisation avec le Maroc quelques mois plus tard.

L’accord de coopération a été signé par le ministre bahreïnien des Affaires étrangères, Abdullatif al-Zayani, et Ron Klein, directeur-adjoint des affaires internationales et du développement des marchés à l’AMF, en présence de Cohen. Dans le cadre de l’accord de collaboration, les fonctionnaires des deux pays travailleront ensemble pour fournir des conseils réglementaires et un soutien aux entrepreneurs fintech et aux start-ups des deux pays qui sont en phase de développement ou dans le processus d’approbation initiale.

Les deux régulateurs des marchés financiers ont convenu d’échanger des informations et de partager leurs connaissances afin de promouvoir et d’encourager l’innovation dans le domaine des services financiers, ainsi que de faciliter l’accès à la réglementation pour les entrepreneurs qui cherchent à s’étendre à de nouveaux marchés mondiaux pour leurs services financiers.

La Banque centrale de Bahreïn est le seul régulateur du secteur financier de Bahreïn et est responsable du maintien de la stabilité monétaire et financière dans le royaume. Bahreïn est considéré comme un lieu propice à l’investissement et à la collaboration commerciale, car il offre un point d’accès au Conseil de coopération des États arabes du Golfe, également connu sous le nom de Conseil de Coopération du Golfe (CCG), une union inter-gouvernementale et économique qui comprend également le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen, au centre, rencontrant le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif al-Zayani, le 4 septembre 2023. (Crédit : Shlomi Amsalem/GPO)

Le royaume a adopté une législation et une politique fiscale favorables dans des domaines tels que les services financiers et investit dans la technologie pour construire une économie numérique forte, ce qui rend le royaume attrayant pour les start-ups israéliennes qui cherchent à établir des partenariats commerciaux, selon Start-Up Nation Central (SNC), une organisation à but non lucratif qui suit l’évolution du secteur de la high-tech israélienne.

« Israël est une puissance technologique financière et nous considérons qu’il est très important de construire des ponts pour soutenir l’activité mondiale des entreprises israéliennes dans ce secteur », a déclaré Yosef (Seffy) Zinger, le nouveau président de l’AMF. « Nous continuons à faire avancer la réforme de l’open banking… et travaillons en coopération avec nos homologues dans le monde pour créer un écosystème pour la promotion des services financiers numériques en Israël. »

La réforme de l’open banking, qui est entrée en vigueur en juin 2022, vise à injecter de la concurrence dans le secteur financier israélien et le système bancaire très concentré en permettant à des établissements non-bancaires d’offrir des services à des taux compétitifs, réduisant ainsi les coûts pour les consommateurs.

Dans le cadre de la réforme, les entreprises fintech pourront obtenir des licences leur permettant d’accéder et de travailler avec les données des consommateurs détenues par les grandes banques israéliennes. En outre, dans le cadre de la réforme des services de paiement, qui devrait entrer en vigueur en 2024, les entreprises recevant une licence de l’AMF pourront offrir des services de paiement, y compris par le biais d’un portefeuille numérique, aux consommateurs et aux entreprises, en concurrence avec les banques et les sociétés de cartes de crédit.

« La réforme des paiements mettra en place l’infrastructure pour les opérations de paiement non-bancaires en Israël et permettra un modèle commercial holistique pour l’industrie de la fintech en Israël », a déclaré Zinger.

Le secteur de la fintech israélienne est en plein essor depuis plusieurs années, également dans le sillage des crypto-monnaies et des technologies de blockchain, attirant 7,2 milliards de dollars d’investissements en 2021, soit plus de trois fois le montant levé l’année précédente. Avec le ralentissement des marchés financiers mondiaux et la baisse des valorisations des start-ups, la levée de capitaux par les entreprises fintech a ralenti en 2022 pour atteindre 2,7 milliards de dollars, selon les données de l’AMF.

Israël abrite environ 550 entreprises fintech, qui emploient quelque 20 000 personnes dans le pays et 18 000 à l’étranger, et qui vendent principalement leurs services à l’extérieur du pays, sur les marchés mondiaux de l’Europe et des États-Unis. Il y a actuellement 20 licornes fintech basées en Israël qui sont évaluées à plus d’un milliard de dollars, notamment Papaya Global, un fournisseur de plateforme de gestion des salaires et des paiements ; Riskified, une entreprise de prévention de la fraude pour le commerce électronique ; Melio, un développeur de plateforme de paiements ; Rapyd, qui facilite les paiements multi-devises ; et Tipalti, un développeur de plateforme high-tech de paiements et de conformité.

En 2018, l’AMF a créé un pôle d’innovation réglementaire pour les entrepreneurs et les entreprises fintech afin de promouvoir l’industrie dans le pays. L’initiative vise à encourager les entreprises fintech et les entrepreneurs à travailler avec l’organisme de surveillance pour les aider à comprendre le cadre réglementaire et à ajuster leur activité pour répondre aux normes de réglementation.

De gauche à droite : Karin Mayer Rubinstein, présidente et directrice générale de l’IATI, Khaled Yousif Al-Jalahma, ambassadeur du Bahreïn en Israël, et Bader Sater, directeur-général de Bahrain Fintech Bay, signant un accord de coopération dans le domaine de la fintech, à Tel Aviv, le 2 août 2022. (Crédit : Alon Gilboa)

En août 2022, l’Israel Advanced Technology Industries (IATI), une organisation faîtière d’entreprises de haute technologie et de sciences de la vie, s’est associée à un pôle fintech à Bahreïn pour développer des initiatives conjointes. Le partenariat avec Bahrain FinTech Bay, basé à Manama, vise à faciliter les présentations et les communications entre les start-ups, les entreprises et les sociétés de capital-risque à la recherche d’investissements et d’expansion dans les deux pays.

Selon le nouvel accord de coopération, annoncé mardi, l’IATI et le Bahrain FinTech Bay, basé à Manama, travailleront ensemble pour faciliter les introductions et les communications entre les start-ups, les entreprises et les sociétés de capital-risque qui cherchent à investir et à se développer dans les deux pays.

Ricky Ben-David a contribué à cet article.

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