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France/Salut nazi à l’Assemblée : les élus RN vont porter plainte pour diffamation

Il n'a pas été retrouvé de preuve visuelle d'un salut nazi par un député RN auquel prétend avoir réagi Rémy Rebeyrotte

Yael Braun-Pivet du parti au pouvoir Renaissance (anciennement LREM) et de la coalition Ensemble ! prend la parole après avoir été élue présidente de l'Assemblée nationale française, lors de l'ouverture des travaux de la nouvelle Assemblée nationale, à Paris, le 28 juin 2022. (Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP)
Yael Braun-Pivet du parti au pouvoir Renaissance (anciennement LREM) et de la coalition Ensemble ! prend la parole après avoir été élue présidente de l'Assemblée nationale française, lors de l'ouverture des travaux de la nouvelle Assemblée nationale, à Paris, le 28 juin 2022. (Crédit : Christophe ARCHAMBAULT / AFP)

Les députés RN vont déposer plainte pour diffamation, après le salut nazi fait dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 12 juillet par Rémy Rebeyrotte (LREM) à l’attention d’un des leurs, a-t-on appris mardi auprès du groupe d’extrême droite.

La cheffe de file des députés RN Marine Le Pen a fait cette annonce lors de la conférence des présidents de l’Assemblée dans la matinée.

La semaine dernière, elle avait réclamé une sanction par l’Assemblée du député macroniste.

Lors d’un vote sur le projet de loi sanitaire, où la majorité a été battue, « un grand gaillard du RN s’est levé en faisant le salut nazi » à l’arrière des travées, avait assuré M. Rebeyrotte à l’AFP. Le parlementaire de Saône-et-Loire avait alors mimé le geste en lui disant qu’il « ne faut pas faire ça ».

Il n’a pas été retrouvé de preuve visuelle d’un tel salut nazi par un député RN.

M. Rebeyrotte a reçu lundi un rappel à l’ordre par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet (LREM). Il s’agit du premier niveau de sanction prévu au sein de l’institution, ce qui a été dénoncé par plusieurs élus RN qui l’ont jugé insuffisant.

Le simple rappel à l’ordre est la seule sanction que Mme Braun-Pivet pouvait prononcer sans l’avis du bureau de l’Assemblée, sorte de conseil d’administration.

Le direction du groupe LREM a également entendu lundi M. Rebeyrotte, et sa présidente Aurore Bergé lui a demandé « des excuses publiques inconditionnelles ».

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