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Gantz envisagerait d’accorder plus de permis de travail israéliens aux Gazaouis

Le ministre étudierait un plan visant à autoriser à faire de 7 000 à 10 000 le nombre travailleurs supplémentaires dans le pays, citant des projets antérieurs à la pandémie

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, s'adresse aux médias à Jérusalem, le 31 mai 2021. (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)
Le ministre de la Défense, Benny Gantz, s'adresse aux médias à Jérusalem, le 31 mai 2021. (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, envisage d’augmenter de plusieurs milliers le nombre de Gazaouis autorisés à travailler en Israël, selon un nouveau rapport, un mois après qu’Israël a annoncé qu’il rééditerait 7 000 permis de travail israéliens pour les Gazaouis après un gel d’un an et demi provoqué par le coronavirus.

M. Gantz a évoqué cette proposition au cours des discussions de ces derniers jours, citant des projets antérieurs au coronavirus visant à porter ce nombre à 10 000, a rapporté la Douzième chaîne dimanche soir.

Mercredi dernier, des dizaines de milliers de Palestiniens ont fait la queue devant les chambres de commerce de la bande de Gaza, dans l’espoir d’obtenir des permis de travail en Israël, après que des rumeurs ont circulé selon lesquelles des permis supplémentaires seraient délivrés aux résidents du territoire dirigé par le groupe terroriste du Hamas.

Un responsable de la sécurité israélienne a déclaré la semaine dernière que, bien que les autorités aient décidé d’autoriser l’entrée de 7 000 travailleurs en septembre, elles n’ont pu délivrer que 4 500 permis.

Elles acceptent maintenant les demandes pour les 2 500 restants, a déclaré le fonctionnaire, s’exprimant sous couvert d’anonymat, conformément à la réglementation.

Les permis étaient destinés aux hommes d’affaires, plutôt qu’aux travailleurs journaliers.

Des hommes palestiniens se rassemblent pour demander des permis de travail en Israël, au camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Crédit : Mahmud Hams / AFP)

Plus de deux millions de résidents palestiniens de Gaza vivent sous un blocus israélien et égyptien depuis que le Hamas a pris le pouvoir sur les forces palestiniennes rivales dans l’enclave côtière en 2007. Israël affirme que ces restrictions sont nécessaires pour contenir le groupe terroriste qui a juré de le détruire, et pour l’empêcher d’importer des armes et des matériaux destinées à fabriquer des armes et à creuser des tunnels d’attaque.

Israël et le Hamas se sont affrontés à quatre reprises depuis 2008, la dernière fois en mai de cette année. Le Hamas a demandé l’assouplissement du blocus dans le cadre d’un cessez-le-feu informel négocié par l’Égypte. Israël a levé certaines restrictions depuis la fin de la guerre de 11 jours, tout en prévenant que tout assouplissement plus large dépendait du maintien du calme.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie travaillent également en Israël, où les salaires sont beaucoup plus élevés, principalement dans la construction et l’agriculture.

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