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Gaz offshore au Liban : Le Qatar devient partenaire de TotalEnergies et ENI

Saad Sherida al-Kaabi a estimé que l'entrée de son pays dans le consortium constituait "une occasion de soutenir le développement au Liban en ces circonstances difficiles"

De gauche à droite : Le ministre d'État aux Affaires énergétiques du Qatar, Saad Sherida al-Kaabi, le Premier ministre intérimaire du Liban, Najib Mikati, et le ministre intérimaire de l'Énergie du Liban, Walid Fayad, assistant à une cérémonie de signature conjointe pour l'exploration de gaz offshore dans la capitale Beyrouth, le 29 janvier 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)
De gauche à droite : Le ministre d'État aux Affaires énergétiques du Qatar, Saad Sherida al-Kaabi, le Premier ministre intérimaire du Liban, Najib Mikati, et le ministre intérimaire de l'Énergie du Liban, Walid Fayad, assistant à une cérémonie de signature conjointe pour l'exploration de gaz offshore dans la capitale Beyrouth, le 29 janvier 2023. (Crédit : Anwar Amro/AFP)

Le Qatar est entré dimanche comme partenaire avec le Français TotalEnergies et l’Italien Eni dans le consortium qui doit démarrer l’exploration d’hydrocarbures dans un bloc maritime au large du sud du Liban, à la limite avec Israël.

Les deux pays, toujours en état de guerre, avaient signé en octobre 2022 un accord délimitant leur frontière maritime après une longue médiation américaine.

Il permet au Liban d’entamer l’exploration dans le champ de Qana, dont une partie se situe dans les eaux territoriales d’Israël, en contrepartie du versement à l’État hébreu d’une compensation.

Le Russe Novatek s’étant retiré en 2022 du consortium pour le développement du gisement de Qana, le Qatar va détenir désormais 30 % des parts, contre 35 % pour Total et 35 % pour Eni, a indiqué le Premier ministre libanais, Najib Mikati, avant la cérémonie de signature.

L’accord a été signé à Beyrouth entre le ministre libanais de l’Énergie, Walid Fayad, son homologue du Qatar et PDG de Qatar Energy, Saad Sherida al-Kaabi, et le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, et celui D’Eni, Claudio Descalzi.

Lors d’une conférence de presse, le ministre qatari a estimé que l’entrée de son pays dans le consortium constituait « une occasion de soutenir le développement au Liban en ces circonstances difficiles ».

« L’entrée du Qatar dans le consortium a une signification surtout politique » pour le Liban en plein effondrement économique, a affirmé à l’AFP l’expert en énergie, Naji Abi Aad.

Il a expliqué que cette implication du riche émirat gazier « apporte une garantie politique », notamment en raison des liens du Qatar avec les pays occidentaux et même avec Israël.

« 12 prochains mois »

Le Liban a divisé la zone économique exclusive en mer en dix blocs et le bloc 9, où se trouve Qana, faisait partie de la zone contestée avec Israël avant l’accord d’octobre. Le consortium est également chargé d’exploiter le bloc 4, face au littoral du centre du Liban, où l’exploration n’a pas abouti à la découverte de quantités commerciales.

Le navire flottant de production, de stockage et de déchargement d’Energean arrivant au champ de Karish, en juin 2022. (Crédit : Energean/Autorité du canal de Suez/AFP)

Le PDG de Total a expliqué lors de la conférence de presse que le processus d’exploration pour Qana devrait se terminer « dans les 12 prochains mois » et exprimé l’espoir que la découverte de gaz pourrait être annoncée à ce moment.

En novembre, TotalEnergies et le géant italien des hydrocarbures, Eni, avaient signé un accord-cadre avec Israël pour lancer la prospection.

Le consortium va désormais pouvoir explorer un « prospect déjà identifié qui pourrait s’étendre à la fois dans le bloc 9 et dans les eaux israéliennes au sud de la frontière maritime récemment établie », selon le groupe français.

Le potentiel gisement de Qana a été mis en évidence par des analyses sismiques de la roche et devra être confirmé par une campagne d’exploration.

À terme, Israël sera rémunéré par la firme exploitant Qana « pour ses droits sur d’éventuels gisements », selon le texte de l’accord, le gouvernement israélien estimant sa part à environ 17 %.

Les analystes s’accordent à dire cependant qu’il faudra plusieurs années à Beyrouth avant d’entrer dans la phase d’exploitation en cas de découverte commerciale.

« Le problème est qu’il faut une infrastructure pour exporter le gaz, actuellement inexistante. Et si le gaz est utilisé pour la consommation locale du Liban », où les centrales sont quasiment à l’arrêt en raison de la crise économique, « il faudra construire un pipeline côtier pour alimenter ces centrales », a estimé Abi Aad.

Israël de son côté a déjà commencé l’extraction du gaz, et en livre à ses voisins jordanien et égyptien. En juin dernier, l’État hébreu a signé un accord pour la liquéfaction de son gaz en Egypte en vue de son acheminement par bateau à l’Europe.

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