Gaza : des milliers de personnes dénoncent les licenciements à l’UNRWA
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Gaza : des milliers de personnes dénoncent les licenciements à l’UNRWA

Amir al-Machal, du syndicat des employés de l'agence, soutenu par le Hamas, a annoncé "une grève générale dans toutes les agences de l'Unwra lundi"

Des employés de l'Office de secours et de travaux de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et leurs familles protestent contre les disparitions de postes annoncées par l'agence aux abords de ses bureaux de gaza City, le 31 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)
Des employés de l'Office de secours et de travaux de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et leurs familles protestent contre les disparitions de postes annoncées par l'agence aux abords de ses bureaux de gaza City, le 31 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / SAID KHATIB)

Des milliers d’employés de l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens ont manifesté mercredi dans la ville de Gaza contre les licenciements prévus par l’Unrwa pour faire face à l’arrêt des financements américains, ont constaté les journalistes de l’AFP.

Plus de 5 000 personnes, parmi lesquelles des personnalités du mouvement terroriste palestinien du Hamas qui contrôle la bande de Gaza et de hauts responsables d’autres organisations, ont pris part au cortège qui est parti du siège de l’Unwra dans le territoire.

L’Unwra, qui vient en aide à des millions de Palestiniens dans les Territoires et dans la région, joue un rôle primordial dans la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement terroriste palestinien du Hamas, confrontée aux guerres, à la pauvreté et aux pénuries, et soumise aux blocus israélien et égyptien.

Deux tiers des Gazaouis sont des réfugiés selon la définition de l’UNRWA et 80 % des quelque deux millions d’habitants sont tributaires de l’assistance internationale.

L’Unrwa est confrontée à une grave crise financière avec la décision de l’administration Trump de lui couper les fonds. L’Unrwa a annoncé qu’elle allait supprimer 250 postes à Gaza et en Cisjordanie et que 500 autres postes seraient transformés en mi-temps.

L’Unrwa fait travailler à Gaza 13 000 personnes qui en font vivre des dizaines de milliers d’autres dans l’enclave affligée par un des taux de chômage les plus élevés au monde : 44% en tout, et 61 % chez les jeunes selon la Banque mondiale.

Le plan de licenciements de l’agence a provoqué de vives protestations parmi les employés, la direction de l’Unrwa à Gaza accusant le syndicat de « mutinerie ».

Amir al-Machal, du syndicat des employés de l’agence, a annoncé mercredi « une grève générale dans toutes les agences de l’Unwra lundi », première étape vers de futures manifestations.

Les Etats-Unis étaient le plus gros contributeur de l’Unwra, avec 350 millions de dollars versés en 2017.

L’administration Trump a annoncé le 31 août qu’elle ne financerait plus l’Agence, refusant de contribuer de manière disproportionnée à son fonctionnement « biaisé », et dénonçant son modèle même, qui amplifie d’année en année selon elle le nombre de Palestiniens éligibles au statut de réfugiés. Elle l’a aussi accusée de parti pris « irrémédiable » en faveur des Palestiniens.

Les Palestiniens ont vu dans l’arrêt du financement américain un alignement de plus, dans une longue liste, de l’administration Trump sur les positions du gouvernement israélien.

Les Nations unies et de hauts responsables israéliens ont mis en garde la semaine dernière contre la situation humanitaire « catastrophique » dans la bande de Gaza.

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