Gaza : un ado de 15 ans tué dans les émeutes frontalières Gaza
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Gaza : un ado de 15 ans tué dans les émeutes frontalières Gaza

Environ 7000 personnes ont manifesté jetant des pierres et des bombes artisanales sur les soldats qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de tirs occasionnels

Les Palestiniens lors d'émeutes sur la frontière avec Gaza, le 12 avril 2019 (Crédit : Hassan Jedi/Flash90)
Les Palestiniens lors d'émeutes sur la frontière avec Gaza, le 12 avril 2019 (Crédit : Hassan Jedi/Flash90)

Selon les Palestiniens, un adolescent de 15 ans est mort après avoir été pris pour cible par des tirs à balles réelles au cours des manifestations hebdomadaires sur la frontière dans la journée de vendredi. Les émeutiers ont jeté des pierres et des bombes artisanales sur les soldats israéliens qui ont répondu à l’aide de gaz lacrymogènes et de balles réelles.

Environ 7 000 Palestiniens se sont rassemblés pour le mouvement de protestation sur plusieurs sites, le long de la frontière.

Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, à Gaza, l’adolescent, qui s’appelait Maysara Abu Shaloof, a été touché par une balle à l’estomac. Les manifestations auraient fait 66 blessés. Le nombre de personnes touchées par des balles reste, pour sa part, indéterminé.

L’armée n’a pas commenté cette information mais a fait savoir que les troupes avaient arrêté un Palestinien en possession d’une arme à feu « à proximité de la clôture, dans le nord de la bande de Gaza ». Il a été emmené pour être soumis à un interrogatoire, a noté Tsahal.

Selon les militaires, les manifestants étaient 7 400. Ils ont ajouté qu’ils avaient assisté à plusieurs tentatives de s’approcher de la frontière. « L’armée a riposté en utilisant des moyens de dispersion et des tirs à balles réelles, conformément aux règles d’engagement », a fait savoir cette dernière.

C’est un chiffre de participants en baisse par rapport à la semaine dernière, où 10 000 personnes avaient pris part au mouvement, et à la semaine précédente, à l’occasion du premier anniversaire du début des manifestations, où 40 000 Gazaouis étaient venus sur la frontière.

Des Palestiniens courent pour se protéger des gaz lacrymogènes près de la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 avril 2019 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Ce mouvement de protestation de vendredi est le premier depuis les élections israéliennes. Il y a plusieurs semaines, des protocoles d’accord auraient été conclus entre le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Hamas.

L’Egypte, les Nations unies et le Qatar auraient œuvré à négocier des accords de cessez-le-feu entre l’Etat juif et le Hamas qui auraient permis de mettre un terme aux violences émanant de la bande en échange de l’allègement des restrictions mises en place par Israël sur le mouvement des biens et des personnes depuis et en direction de l’enclave côtière.

Selon Israël, ces limitations sont nécessaires pour empêcher le Hamas et d’autres groupes terroristes de transférer des armes et des matériaux utilisés pour construire des tunnels et des fortifications à Gaza.

Il a semblé y avoir une avancée dans ces efforts de trêve lors de la manifestation organisée pour l’anniversaire du mouvement, au cours de laquelle les Palestiniens ont maintenu un calme relatif le long de la frontière pendant les importants rassemblements du jour.

L’Etat juif, pour sa part, a rouvert les deux carrefours frontaliers avec Gaza et élargi de manière significative la zone de pêche autorisée autour de l’enclave.

Un haut-responsable du Hamas a rejeté, mercredi, les résultats des élections israéliennes, disant qu’ils n’avaient aucune incidence, et ce alors que les résultats montraient que le bloc de droite de Netanyahu avait remporté une majorité claire à la Knesset.

« Tous les partis ne sont que les facettes d’une seule pièce. Cette pièce, c’est l’occupation », a commenté Khalil al-Hayya.

Il a précisé qu’il n’y avait « aucune différence » entre les partis israéliens et promis que les gouvernants du Hamas – qui se sont engagés à détruire Israël – continueraient à chercher à « mettre un terme à l’occupation et à réaliser nos objectifs nationaux ».

L’AFP a contribué à cet article.

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