Gaza/virus : le nombre de cas multiplié par dix en deux semaines
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Gaza/virus : le nombre de cas multiplié par dix en deux semaines

Le ministère de la Santé palestinien a recensé 1 151 cas, dont huit sont décédées ; le 25 août, ce nombre était de 113, dont un décès

Un vendeur palestinien masqué dispose des produits dans une rue de la ville de Gaza, le 3 septembre 2020, alors qu'une pandémie de coronavirus COVID-19 impose un confinement. (MOHAMMED ABED / AFP)
Un vendeur palestinien masqué dispose des produits dans une rue de la ville de Gaza, le 3 septembre 2020, alors qu'une pandémie de coronavirus COVID-19 impose un confinement. (MOHAMMED ABED / AFP)

Le nombre de personnes infectées par le nouveau coronavirus dans la bande de Gaza, contrôlée par le groupe terroriste palestinien du Hamas, a été multiplié par dix en près de deux semaines, dépassant les 1 000 cas, d’après le décompte publié lundi par l’Autorité palestinienne.

Le ministère de la Santé palestinien a recensé 1 151 cas à Gaza, dont huit sont décédées, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le 25 août, ce nombre était de 113, dont un décès.

En l’espace de 24h, entre dimanche et lundi, 182 cas ont été recensés dans l’enclave surpeuplée (deux millions d’habitants), appauvrie et sous blocus israélien et égyptien.

La bande de Gaza avait jusque-là enregistré un taux de décès et de contamination parmi les plus faibles au monde.

Dès l’apparition du virus en mars, les points de passage avec Israël et l’Egypte avaient été fermés, sauf exception, et les personnes autorisées à entrer à Gaza placées trois semaines en isolement dans des centres de quarantaine.

Fin août, l’apparition de quatre cas hors de ces centres a fait craindre une propagation rapide de la maladie, alors que le Hamas, au pouvoir dans l’enclave, et Israël se livraient à des tirs de ballons incendiaires et de roquettes d’un côté et des frappes aériennes de l’autre.

L’Etat hébreu avait alors décidé de resserrer son blocus en stoppant notamment les livraisons de carburant, avec pour résultat la fermeture de la seule centrale électrique de Gaza pendant deux semaines.

L’enclave était alors privée d’électricité une majeure partie de la journée, tout comme ses hôpitaux, jusqu’à la conclusion d’un accord avec le Hamas fin août.

Ecoles, mosquées et marchés sont toujours fermés pour lutter contre la propagation du virus.

Du côté de la Cisjordanie, le ministère de la Santé palestinien a enregistré 25.633 cas, dont 178 décès, selon le bilan communiqué lundi.

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