GB : Une intervenante au Labour aurait appelé à tuer des députés israéliens
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GB : Une intervenante au Labour aurait appelé à tuer des députés israéliens

L'activiste anti-israélienne Ewa Jasiewic aurait vivement recommandé aux Palestiniens de "se faire la Knesset" ou de faire une "liquidation politique"

Ewa Jasiewicz, 40, activiste anti-israélienne à la double nationalité britannique et polonaise. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ewa Jasiewicz, 40, activiste anti-israélienne à la double nationalité britannique et polonaise. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Une femme devant intervenir lors d’une conférence du parti travailliste britannique à la fin du mois a, dans le passé, appelé à attaquer la Knesset et les députés israéliens, a fait savoir le Times mardi.

Selon l’article, Ewa Jasiewicz, 40, activiste anti-israélienne à la double nationalité britannique et polonaise, devrait évoquer l’avenir des syndicats lors du festival Momentum organisé en marge de la conférence annuelle du Labour. Le leader de la formation Jeremy Corbyn, qui l’aurait qualifiée de « bonne amie », devrait également prendre la parole.

Le Times a expliqué avoir retrouvé un article de Jasiewicz, écrit en 2002, alors qu’elle vivait et travaillait à Jénine, en Cisjordanie, en pleine Seconde intifada, dans lequel elle suggérait que les groupes terroristes attaquent les députés israéliens au lieu des civils.

Selon le Times, Jasiewicz avait écrit que le fils de la famille chez qui elle logeait « a ouvert le feu sur des civils israéliens sur un marché il y a quelques mois, quelque part », ajoutant : « Je ne comprends pas pourquoi les activistes ne peuvent pas se faire la Knesset ou quelque chose comme ça ou bien une liquidation politique, un truc sophistiqué, comme le fait le FPLP ? »

Elle faisait alors référence au Front populaire de libération de la Palestine, un groupe marxiste qui a commis de nombreux attentats terroristes contre Israël et les citoyens israéliens depuis sa formation en 1967, assassinant notamment le ministre du Tourisme Rehavam Zeevi en 2001.

Jasiewicz a indiqué au Times que ses mots se voulaient légers et qu’ils avaient été écrits « dans un courriel privé qui a fini par être publié sur le site PalSolidarity en 2002 comme c’était le cas à l’époque des courriels portant sur les activités d’occupation israéliennes ».

« Je n’ai jamais prôné, et je ne prône pas, la violence contre qui que ce soit et ce n’était absolument pas mon intention dans les propos du courriel. Je présente mes excuses pour le mal et pour la peine que ces mots ont pu causer et je demande aux gens de les comprendre dans le contexte dans lequel ils ont été écrit, à la fois comme des commentaires désinvoltes dans un courrier privé et dans une situation d’occupation violente », a-t-elle dit.

Jasiewicz a de longs antécédents d’activités anti-israéliennes et elle avait été expulsée d’Israël en 2004 pour avoir aidé, selon des informations, des groupes terroristes.

L’annonce de la prise de parole de Jasiewicz devant le Labour avait initialement suscité l’indignation après qu’il a été révélé qu’elle avait vandalisé en 2010 l’un des murs restants du ghetto de Varsovie, écrivant le graffiti « Free Gaza and Palestine ».

Le mur avait été construit en 1940 lorsque les nazis allemands qui occupaient la Pologne avaient fermé la zone et lavaient appelé le « quartier juif ». La facade de 4 mètres de haut était surmontée d’un mètre de fil barbelé.

La majorité des 450 000 résidents étaient morts de faim et de maladie là-bas ou dans les chambres à gaz du camp de la mort de Treblinka.

Les Allemands avaient détruit le ghetto et la plus grande partie du mur en 1943. Des centaines de résidents avaient résisté, mais le soulèvement du ghetto avait été écrasé au mois de mai 1943 et presque tous les habitants avaient été tués.

Selon le Daily Mail, Corbyn avait salué Jasiewicz durant un rassemblement en 2009 en soutien à Gaza et avait indiqué qu’il l’avait fait pleurer avec une description de l’enclave qu’elle lui avait envoyée.

Euan Philipps, porte-parole du groupe Labour Against Antisemitism, a appelé à ce qu’elle soit supprimée du programme.

“Jon Lansman [fondateur de Momentum] et Jeremy Corbyn doivent personnellement intervenir pour s’assurer que madame Jasiewicz ne figurera pas au programme de la conférence de Momentum », a-t-il déclaré au Times.

Cet incident est le dernier d’une longue série d’incidents antisémites au sein du parti d’opposition britannique et de la part de son leader, Jeremy Corbyn, fervent anti-israélien.

Jeremy Corbyn s’adresse à la foule à Trafalgar Square à Londres, en Angleterre, le 13 juillet 2018. (Niklas Hallen / AFP / Getty Images / via JTA)

Presque 40 % des Juifs britanniques « réfléchiraient sérieusement à émigrer » si Corbyn devait devenir Premier ministre, selon un sondage réalisé la semaine dernière par le Jewish Chronicle.

La crise de l’antisémitisme au sein du Labour – et notamment son incapacité à adopter entièrement la définition de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance) – a entraîné une dissidence majeure dans ses rangs et a amené les Juifs à douter de leur avenir dans le pays.

Si Corbyn a expliqué que l’antisémitisme n’avait pas sa place dans son parti, il a toutefois été critiqué pour ses préjugés anti-juifs présumés et pour ne pas avoir soutenu la définition de l’antisémitisme de l’IHRA. Lorsque cette dernière a finalement été adoptée par la formation, la semaine dernière, Corbyn a tenté, en vain, de faire ajouter une clause affirmant qu’il n’est pas antisémite de qualifier de raciste l’existence d’Israël.

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