Gilad Kariv et des ONG saisissent la Haute Cour contre la loi sur la peine de mort
Pour les requérants, plutôt que dissuader le terrorisme, la loi pourrait au contraire attiser la violence : "L’État ne peut protéger la valeur de la vie en donnant la mort"ג
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le député Les Démocrates Gilad Kariv, l’Institut Zulat (organisation de gauche) et l’ONG Rabbis for Human Rights ont déposé un recours auprès de la Haute Cour de justice, dans lequel ils demandent à celle-ci d’annuler ou de suspendre la loi adoptée la semaine dernière par la Knesset, laquelle prévoit la peine de mort pour les Palestiniens de Cisjordanie reconnus coupables d’attentats terroristes meurtriers. Ils ont également averti que les exécutions pourraient théoriquement débuter avant que la Cour ne se prononce sur la légalité de cette loi.
À l’instar d’autres recours déposés contre cette loi, Kariv et les autres requérants font valoir que ce texte opère une discrimination entre les Palestiniens et les Juifs israéliens, qu’il est inconstitutionnel en ce qu’il viole le droit à la vie, la dignité humaine, le droit à un procès équitable et le principe d’égalité, et que la Knesset n’a pas autorité pour imposer une telle législation à la population palestinienne de Cisjordanie, territoire sur lequel Israël n’exerce pas sa souveraineté.
Les requérants soutiennent en outre qu’il n’existe aucune preuve qu’une telle loi contribuera à dissuader le terrorisme, objectif déclaré des partisans du texte, et avertissent qu’elle pourrait au contraire attiser davantage la violence. « L’État ne peut protéger la valeur de la vie en donnant la mort », ajoutent-ils.
Kariv, chef de file de l’opposition à ce projet de loi à la Knesset, a déclaré dans un communiqué que « ces gens qui distribuent des baklavas et sabrent le champagne à la Knesset ne combattent pas les criminels terroristes. En réalité, ils leur ressemblent de plus en plus », évoquant les célébrations organisées par le parti d’extrême droite Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir, promoteur du projet de loi, dès l’adoption de celui-ci.
Cette loi n’est qu’une opération électorale menée par « un parti qui a failli à toutes les responsabilités gouvernementales qui lui incombaient », a affirmé Kariv.
Plusieurs autres organisations et partis politiques ont déjà saisi la justice pour contester cette loi, ou ont l’intention de le faire. Il s’agit notamment des partis d’opposition Yesh Atid et Hadash-Taal, ainsi que d’organisations de défense des droits humains telles que l’Association pour les droits civils en Israël et le New Israel Fund.
la Communauté du Times of Israël !







