Gilets jaunes : Hervé Ryssen « menace » l’acteur François Berléand
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Gilets jaunes : Hervé Ryssen « menace » l’acteur François Berléand

L'ex chef de la Dilcrah Gilles Clavreul a appelé à "renvoyer devant la justice" Hervé Lalin, déjà condamné pour négationnisme, après son appel à manifester contre François Berléand

Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations des gilets jaunes (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations des gilets jaunes (Crédit : capture d'écran YouTube)

Hervé Ryssen, condamné récemment pour négationnisme, a invité les gilets jaunes à se rendre devant le théàtre Edouard VII à Paris, où joue actuellement François Berléand.

L’acteur avait un jour plus tôt clamé son « ras-le-bol » du mouvement des gilets jaunes sur RTL.

« Il me font ‘chier’ les gilets jaunes, il n’est pas normal que 20 types en guenilles empêchent tout un pays de travailler, » avait-il tonné.

« François Berléand vomit sur les Gilets jaunes », a rapidement tweeté Hervé Lalin alias Ryssen. « Il jouera ce samedi de 17 à 21 heures au théâtre Edouard VII, 10 place Edouard VII, 75009, métro Auber ou Opéra ». Ce message posté le 9 février a suscité plus de 3 000 réactions.

Accompagné d’autres figures de l’extrême-droite, Hervé Lalin, a déjà tenté de récupérer la vague de protestations des gilets jaunes, notamment par l’organisation d’une conférence le 19 janvier dernier.

Sur la même plate-forme, le préfet Gilles Clavreul, ex-patron de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) a commenté :

« Le délinquant multirécidiviste Hervé Lalin dit Ryssen, antisémite et identitaire notoire, a été condamné à de la prison ferme notamment suite à mes signalements et des asso antiracistes. Qu’on le renvoie vite devant la justice, et qu’il réponde de ses menaces. »

Le militant d’extrême droite radical Hervé Lalin a été condamné pour négationnisme en janvier à Paris à une peine d’amende pouvant se transformer en emprisonnement.

En octobre 2017, le militant avait publié sur son compte Twitter un montage juxtaposant l’affiche du film « La vérité si je mens 3 », qui présente des personnages souriants ou hilares, et une photo du tristement célèbre portail d’entrée du camp d’extermination nazi d’Auschwitz, orné de l’inscription « Arbeit macht frei », « le travail rend libre ».

Ce tweet n’est plus accessible.

Ce montage « tourne en dérision la Solution finale et insinue que ce camp n’a pas été un lieu d’extermination » et, en le diffusant, le prévenu impute aussi « à la communauté juive dans son ensemble d’avoir menti en inventant l’existence » du génocide, a estimé le tribunal correctionnel dans son jugement.

Pour contestation de l’existence d’un crime contre l’Humanité mais aussi pour diffamation envers la communauté juive, il a été condamné à 120 jours-amende à 50 euros, soit 6 000 euros d’amende pouvant se transformer en jours d’emprisonnement s’ils ne sont pas payés. Condamnation par défaut, puisqu’il n’était ni présent ni représenté à son procès.

Hervé Lalin a déjà été condamné à de nombreuses reprises, notamment pour provocation à la discrimination, injure ou diffamation antisémites.

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