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Guerre Israël-Hamas : Xi Jinping appelle à une conférence de paix « élargie »

La Chine entretient de bonnes relations avec Israël mais soutient depuis des décennies la cause palestinienne

Le président chinois Xi Jinping assiste à une cérémonie de signature avec le président tunisien Kais Saied au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 31 mai 2024. (Crédit : TINGSHU WANG / POOL / AFP)
Le président chinois Xi Jinping assiste à une cérémonie de signature avec le président tunisien Kais Saied au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 31 mai 2024. (Crédit : TINGSHU WANG / POOL / AFP)

Le président chinois Xi Jinping a appelé jeudi à l’organisation d’une conférence de paix « élargie » pour résoudre le conflit à Gaza, lors d’un forum réunissant dirigeants et diplomates arabes à Pékin.

Dans ce territoire, « la guerre ne devrait pas se poursuivre indéfiniment. La justice ne devrait pas être absente pour toujours », a-t-il déclaré dans un discours.

Xi Jinping a par ailleurs loué la « profonde affinité » entre la Chine et les pays arabes et appelé à renforcer leur coopération en matière d’énergie, alors que Pékin est déjà un client majeur pour les pays exportateurs de pétrole de la région.

Si ce Forum Chine-pays arabes, auquel participent aussi les présidents émirati cheikh Mohammed ben Zayed al-Nahyane et tunisien Kais Saied, vise à raffermir les liens diplomatiques et économiques entre le géant asiatique et le Moyen-Orient, le conflit entre Israël et le Hamas est au cœur des discussions.

Rappelant la nécessité selon lui d’une « solution à deux Etats », Xi Jinping a souligné que la Chine soutenait « fermement la création d’un État palestinien indépendant » et « l’adhésion pleine et entière de la Palestine à l’ONU ».

Il a aussi plaidé pour l’organisation d’une « conférence de paix internationale élargie » avec un grand nombre de participants.

Le président chinois Xi Jinping (2e à droite) et le président tunisien Kais Saied (à gauche) arrivent pour assister à une cérémonie de signature au Grand Hall du Peuple à Pékin, le 31 mai 2024. (Crédit : TINGSHU WANG / POOL / AFP)

De son côté, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a appelé la communauté internationale à empêcher « toute tentative de contraindre les Palestiniens à quitter leur terre par la force ».

La guerre a déplacé la majorité des quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza et provoqué une catastrophe humanitaire majeure.

Il n’y a « pas de chemin vers la paix et la stabilité dans la région » sans une « approche globale de la cause palestinienne », a-t-il affirmé.

« Règlement rapide »

La Chine entretient de bonnes relations avec Israël mais soutient depuis des décennies la cause palestinienne.

Et « Sissi est intéressé par le soutien politique de la Chine à un moment où les tensions avec Israël sont fortes », note Ahmed Aboudouh, membre associé du cercle de réflexion londonien Chatham House.

Le président égyptien « a le sentiment que l’Égypte est de plus en plus acculée au pied du mur et souhaite obtenir le plus de soutien possible de pays importants ».

Mercredi en le recevant au palais du Peuple à Pékin, Xi Jinping lui a confié que la Chine était « profondément attristée » par la situation humanitaire « extrêmement grave » à Gaza.

L’Egypte, le Qatar et les Etats-Unis sont engagés depuis des mois dans des pourparlers visant à obtenir une trêve durable à Gaza, assortie à une libération des otages enlevés par le Hamas.

« La Chine apprécie le rôle important joué par l’Egypte dans l’apaisement de la situation et l’acheminement de l’aide humanitaire », a affirmé Xi Jinping, se disant prêt à « soutenir un règlement rapide, global, juste et durable de la question palestinienne ».

Pékin a renforcé ces dernières années ses relations commerciales et diplomatiques avec le Moyen-Orient, dont une grande partie est traditionnellement sous influence américaine.

« L’amitié entre la Chine, le peuple chinois et les pays arabes remonte aux échanges amicaux le long de l’ancienne Route de la soie », a rappelé jeudi le président chinois.

Xi Jinping a lancé il y a dix ans un vaste projet d’infrastructures dans le monde, baptisé Nouvelles routes de la soie, auquel 21 pays arabes ont déjà souscrit selon les médias d’Etat chinois.

La Chine a ainsi supervisé et facilité le spectaculaire rapprochement diplomatique l’an passé entre deux grandes puissances régionales, l’Iran et l’Arabie saoudite.

Fin avril, elle avait annoncé avoir accueilli des représentants du Hamas et du Fatah afin de promouvoir « la réconciliation intra-palestinienne ».

« Voix commune »

La diplomatie chinoise a dit espérer que cette conférence « fasse entendre une voix commune sino-arabe » sur la question palestinienne.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 252 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 36 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent, bien que seuls quelque 24 000 décès aient été identifiés dans les hôpitaux. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 13 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier de terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi l’assaut.

Pour les analystes, la Chine peut utiliser son engagement dans ce dossier pour renforcer encore sa position dans la région, en mettant en avant ses efforts par rapport à ce qu’elle perçoit comme de l’inaction de la part des Etats-Unis.

« Pékin considère le conflit actuel comme une occasion en or de critiquer la politique de deux poids deux mesures de l’Occident sur la scène internationale et d’appeler à un ordre mondial alternatif », explique à l’AFP Camille Lons, experte du Conseil européen des relations étrangères.

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