Hadash soutient le boycott des produits des implantations
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Hadash soutient le boycott des produits des implantations

Le parti d’extrême gauche appelle à renforcer la campagne pour une paix qui mette fin à "toutes les injustices, à l'oppression et au racisme"

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Ayman Odeh, le 17 mars 2015 (Crédit : Basel Awidat/FLASH90)
Ayman Odeh, le 17 mars 2015 (Crédit : Basel Awidat/FLASH90)

Le parti politique d’extrême gauche israélien a déclaré mardi qu’il soutiendrait un boycott des produits provenant des implantations de Cisjordanie.

L’annonce de Hadash a été émise suite à la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahu que le parti de gauche Meretz retire un projet de loi préconisant que les produits – y compris ceux fabriqués dans les implantations – soient étiquetés avec leur lieu d’origine.

Hadash, un parti membre de la Liste arabe unie, a déclaré dans un communiqué que le boycott est une forme légitime de protestation contre le sort du peuple palestinien.

« Hadash félicite la solidarité avec le peuple palestinien et avec sa lutte pour la justice – y compris le boycott des sociétés commerciales impliquées dans l’occupation et la perturbation des droits du peuple palestinien – qui est une forme de résistance civile légitime », a déclaré le parti.

Le parti, qui compte cinq sièges à la Knesset, est dirigé par Ayman Odeh, qui mène également la Liste arabe unie, comprenant Hadash, Balad et Taal.

La déclaration appelle « toutes les nations du monde, les syndicats et les organisations, à intensifier la campagne pour une paix juste dans la région, basée sur le respect des droits du peuple palestinien et la fin de toutes les injustices, de l’oppression et du racisme. »

L’annonce de Hadash intervient au milieu de pressions de l’Union européenne pour une politique d’étiquetage des produits de Cisjordanie.

Le projet de loi de Meretz, présenté le mois dernier et soutenu par ses cinq membres à la Knesset, appelle à insérer une clause dans la loi de protection des consommateurs qui obligerait les fabricants à imprimer sur une étiquette « la ville ou la communauté où le produit a été fabriqué ».

Le Premier ministre a fustigé ce projet de loi et son timing.

« L’Etat d’Israël est en pleine lutte contre des actes de boycott dans les arènes internationales. La droite et la gauche s’opposent à ces efforts et des efforts pour lutter contre les appels au boycott sont engagés », a-t-il déclaré lundi lors d’une réunion de la faction du Likud.

Le Premier ministre faisait allusion aux récents succès de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), qui a obtenu le soutien de l’Union nationale des étudiants de Grande-Bretagne.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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