Hanegbi : annexer la Cisjordanie serait “un désastre”
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Hanegbi : annexer la Cisjordanie serait “un désastre”

Le proche de Netanyahu exclut une extension de souveraineté unilatérale ; Herzog demande un référendum pour savoir si le pays veut créer un “Israstine”

Tzachi Hanegbi, alors ministre de la Coopération régionale, en décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Tzachi Hanegbi, alors ministre de la Coopération régionale, en décembre 2015. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Tzahi Hanegbi, ministre de la Coopération régionale et proche allié du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a rejeté samedi la suggestion qu’Israël puisse annexer unilatéralement la Cisjordanie, affirmant qu’une telle action serait un « désastre » pour le pays.

Naftali Bennett, président du parti HaBayit HaYehudi, a fréquemment appelé à annexer 60 % de la Cisjordanie, la zone C, où Israël assure le contrôle civil et militaire et où sont situées la majorité des implantations.

Jeudi, il avait assuré que la politique gouvernementale, une fois le président américain élu Donald Trump au pouvoir le 20 janvier, serait d’annexer la grande implantation de Maale Adumim.

Isaac Herzog, président de l’Union sioniste, a déclaré samedi à Haïfa que ceux qui soutiennent l’annexion « lavent le cerveau de la population avec des mensonges, comme affirmer que nous pouvons annexer la zone C et que le monde le permettra. »

Herzog a déclaré qu’une telle mesure entraînerait une réalité similaire à celles qui ont été créées par les guerres civiles en Syrie et en Bosnie.

Il a répété l’appel de vendredi de son parti au gouvernement pour organiser un référendum sur le destin de la Cisjordanie.

Naftali Bennett, président du parti HaBayit Hayehudi, pendant une réunion avec ses députés à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Naftali Bennett, président du parti HaBayit Hayehudi, pendant une réunion avec ses députés à la Knesset, le 7 novembre 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Je propose d’organiser une élection ou un référendum, et de décider si nous nous préparons à annexer trois millions de Palestiniens et à créer un état judéo-arabe, Israstine, ou pas », a-t-il déclaré.

Après que les résultats d’un sondage diffusé vendredi par la radio publique israélienne ont montré qu’environ un tiers des Israéliens soutiennent l’annexion de toute la Cisjordanie à Israël, Herzog a appelé Bennett à soutenir un référendum.

Isaac Herzog, chef de l'Union sioniste et de l'opposition, pendant une réunion sur le renforcement de la périphérie à la Knesset, le 13 novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Isaac Herzog, chef de l’Union sioniste et de l’opposition, pendant une réunion sur le renforcement de la périphérie à la Knesset, le 13 novembre 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Bennett, si vous êtes si certain [que la population souhaite l’annexion], organisons maintenant un référendum et décidons si nous nous dirigeons vers un ou deux états, sans moquerie et sans arrogance », a déclaré Herzog selon Internet Israel National News.

Faisant écho à l’appel de Herzog à Bennett, le député de l’Union sioniste Eitan Broshi a noté que l’enquête menée par la radio israélienne avait montré que « 60 % des Israéliens soutiennent l’établissement d’un état palestinien dans des frontières à déterminer et veulent le maintien d’un état d’Israël juif et démocratique. »

Eitan Broshi, député de l'Union sioniste, lors d'une réunion de la Commission des Finances à la Knesset, le 15 décembre 2015. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)
Eitan Broshi, député de l’Union sioniste, lors d’une réunion de la Commission des Finances à la Knesset, le 15 décembre 2015. (Crédit :Yonatan Sindel/Flash90)

« Si Bennett et ses amis de l’extrême-droite, qui ont pris le dessus au gouvernement, pensent que leur programme a une majorité, ils sont invités à me venir en aide lors des prochains jours pour promouvoir un référendum décisif sur cette question. Encore une fois, nous avons la confirmation que le soutien apporté à la solution à deux états et l’opposition à un état binational traverse les lignes partisanes, et qu’elle est acceptée par la majorité des citoyens de l’état », a déclaré Broshi.

Des députés de droite, comme Bezalel Smotrich de HaBayit HaYehudi et Yoav Kish du Likud, ont salué les résultats de l’enquête, annonçant qu’ils commenceraient à faire avancer la souveraineté tout d’abord sur Maale Adumim, une implantation située à l’est de Jérusalem, et plus tard sur toutes les communes israéliennes de Cisjordanie, selon la radio publique israélienne.

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