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Hochstein propose un accord frontalier entre Israël et le Liban pour désamorcer le conflit

Le conseiller principal de Joe Biden n'envisage pas la paix avec le Hezbollah, mais un renforcement de l'économie et de l'armée libanaises pour réduire l'influence de l'Iran

L'envoyé spécial américain Amos Hochstein faisant une déclaration après sa rencontre avec le président du Parlement libanais, à Beyrouth, le 4 mars 2024. (Crédit : AFP)
L'envoyé spécial américain Amos Hochstein faisant une déclaration après sa rencontre avec le président du Parlement libanais, à Beyrouth, le 4 mars 2024. (Crédit : AFP)

WASHINGTON – Un accord sur les frontières terrestres entre Israël et le Liban appliqué par étapes pourrait atténuer le conflit meurtrier qui couve entre l’État juif et le Hezbollah, le groupe terroriste chiite libanais soutenu par l’Iran, a déclaré jeudi un haut conseiller du Président américain Joe Biden.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah à la frontière israélo-libanaise font craindre une guerre plus large au Moyen-Orient. Depuis le 8 octobre, les milices du Hezbollah ont lancé des attaques quasi quotidiennes contre des communautés israéliennes et des positions militaires le long de la frontière. Le Hezbollah affirme qu’il agit ainsi pour soutenir la bande de Gaza, où il mène une guerre contre le groupe terroriste palestinien Hamas.

« Je ne m’attends pas à une paix, une paix éternelle, entre le Hezbollah et Israël », a déclaré Amos Hochstein, conseiller principal de Biden pour le secteur de l’énergie et de l’investissement, lors d’un entretien avec la Fondation Carnegie pour la paix internationale.

« Mais si nous pouvions parvenir à un ensemble d’accords pour […] réduire en partie les facteurs de conflit en établissant pour la première fois une frontière reconnue entre les deux pays, je pense que nous ferions un grand pas en avant ».

Hochstein a réussi à négocier un accord sur la frontière maritime entre Israël et le Liban à la fin de l’année 2022, après deux ans de négociations, ouvrant ainsi la voie à l’exploitation par les deux pays du gaz naturel et d’autres ressources dans la région. Le conseiller a travaillé sur un plan de démarcation de la frontière terrestre entre les deux pays, qui pourrait se faire en plusieurs étapes.

La première consisterait à permettre aux dizaines de milliers de résidents déplacés des communautés du nord d’Israël de rentrer chez eux, ainsi qu’à ceux qui vivent dans les communautés du sud du Liban, a indiqué Hochstein.

Lors d’une tournée de Tsahal, des soldats inspectent les dommages causés à un bâtiment touché par des roquettes tirées depuis le Liban sur la communauté de Dovev au nord du pays, le 27 mai 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

Pour ce faire, il faudrait notamment renforcer les capacités des forces armées libanaises, notamment en matière de recrutement, d’entraînement et d’équipement, a indiqué Hochstein, sans donner de détails sur la manière dont cela se ferait. À l’heure actuelle, la puissance militaire du Hezbollah dépasse de loin celle de l’armée.

La deuxième phase consisterait à mettre en place un programme économique pour le Liban, « en veillant à ce que la communauté internationale montre au peuple libanais que nous nous investissons pour lui ».

Le réseau électrique libanais, par exemple, ne fonctionne que quelques heures par jour, ce qui nuit considérablement à l’économie du pays. « Nous avons une solution pour cela, nous avons mis au point un ensemble de mesures qui pourraient créer une solution qui leur permettrait d’avoir 12 heures d’électricité en peu de temps », a expliqué Hochstein.

La dernière phase consisterait en un accord sur les frontières terrestres entre le Liban et Israël, a-t-il ajouté.

Une stabilisation de la politique et de l’économie au Liban pourrait contribuer à réduire l’influence de l’Iran dans ce pays.

« La capacité des forces extérieures à influencer le Liban diminuera considérablement », a-t-il encore souligné.

Jusqu’à présent, les affrontements à la frontière ont causé la mort de 10 civils du côté israélien, ainsi que celle de 14 soldats et réservistes de Tsahal. Plusieurs attaques ont également été lancées depuis la Syrie, sans faire de blessés.

Le Hezbollah a identifié 322 de ses membres tués par Israël au cours des accrochages en cours, principalement au Liban mais aussi en Syrie. Au Liban, 62 autres membres d’autres groupes terroristes, un soldat libanais et des dizaines de civils ont également été tués.

Israël s’est dit ouvert à une solution diplomatique au conflit, mais a affirmé qu’il lancerait une guerre totale contre le Hezbollah pour rétablir la sécurité dans le nord du pays en l’absence d’un tel accord.

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