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Injonction d’éloignement pour Orly Lev qui a harcelé la procureure de Netanyahu

Selon Gali Bharav-Miara, la procureure générale, les publications de la militante du Likud sur les réseaux sociaux attaquant le fils de Liat Ben-Ari avaient pour but de l'intimider

Capture d'écran d'une vidéo de l'activiste du Likud Orly Levy, novembre 2020. (Crédit : Capture d’écran/Twittter - Utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Capture d'écran d'une vidéo de l'activiste du Likud Orly Levy, novembre 2020. (Crédit : Capture d’écran/Twittter - Utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

La procureure générale Gali Baharav-Miara a fait une demande pour obtenir une injonction d’éloignement contre une militant du Likud qui a harcelé, par le biais de publications en ligne, la procureure chargée du procès pour corruption en cours du futur Premier ministre présumé Benjamin Netanyahu.

Dans la demande introduite auprès du tribunal de première instance de Tel Aviv, la procureure générale a demandé que la militante Orly Lev cesse de publier sur les réseaux sociaux des informations sur le fils de la procureure d’état adjointe Liat Ben-Ari et qu’elle retire toutes ses publications antérieures la concernant.

« Il ne fait aucun doute que les publications d’Orly Lev ont pour but de harceler Liat Ben Ari, de l’épuiser mentalement, de la menacer et d’inciter d’autres membres de la population à la harceler elle et son fils et de perturber leur vie », a-t-elle déclaré.

« En outre, le but de ces publications est de semer la peur chez Ben Ari et de l’affaiblir », a déclaré Baharav-Miara, ajoutant « qu’aucun tribunal israélien ne semble intimider Lev, qui a choisi de continuer ses publications sur le fils de Ben Ari, contrairement à son engagement et à ses déclarations. »

En 2020, le tribunal de première instance de Rishon Lezion avait ordonné à Lev de retirer immédiatement toutes ses publications concernant le fils de Ben Ari, sous peine de se voir infliger une injonction d’éloignement. À l’époque, Lev s’était engagée auprès du tribunal à ne plus rien publier sur les réseaux sociaux au sujet de la famille de Ben Ari. Parmi les publications qu’elle avait faites figurait la fausse affirmation selon laquelle le fils de Ben Ari avait attaqué un policier.

Dans sa demande, Baharav-Miara a noté que ces dernières années, les incidents d’intimidation se sont multipliés, « l’objectif évident étant d’affaiblir les fonctionnaires, de les menacer et de les dissuader de remplir leurs fonctions publiques. »

Liat Ben-Ari (Capture d’écran : YouTube)

Ce développement intervient le lendemain du jour où un procureur du procès pénal de Netanyahu a déclaré au tribunal de district de Jérusalem qu’un témoin dans l’une des affaires avait été menacé sur les réseaux sociaux.

Dans un tweet publié dimanche, l’avocate et militante du Likud Kinneret Barashi avait appelé le prochain ministre de la Santé – qui fera probablement partie d’une coalition dirigée par Netanyahu – à « mettre la dame Dana Neufeld en congé sabbatique de quatre ans », en référence au témoin, qui travaille au ministère de la Santé. Le tweet a depuis été retiré du compte.

« Il y a eu hier une escalade d’un tout autre niveau à notre avis, quand une certaine personne a demandé à un ministre présumé de congédier un témoin qui travaille dans le même bureau et qui a témoigné il y a quelques mois au procès », a déclaré la procureure Yehudit Tirosh à la cour.

La procureure-générale Gali Baharav-Miara s’exprime à l’université de Tel Aviv, le 28 septembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/FLASH90)

Neufeld, qui occupait par le passé le poste de conseiller juridique du ministère des Communications, est un témoin dans l’affaire 4000.

Selon les allégations, Netanyahu aurait fait usage de ses pouvoirs lorsqu’il était à la fois Premier ministre et ministre des Communications, de 2014 à 2017, pour faire profiter de manière illégale le magnat des télécommunications Shaul Elovitch, actionnaire majoritaire de Bezeq, en échange d’une couverture positive du Premier ministre et de sa famille sur le site d’information Walla, propriété d’Elovitch.

Netanyahu est jugé dans trois affaires de corruption. Il est accusé de fraude et d’abus de confiance dans les affaires 1000 et 2000, et de corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000. Il nie tout acte répréhensible et affirme que les accusations ont été fabriquées dans le cadre d’un coup politique mené par la police et le ministère public.

Le chef du parti du Likud Benjamin Netanyahu en séance plénière de la Knesset, le parlement israélien, le 21 novembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Ayant mené son bloc de partis de droite et religieux à la victoire lors des élections du 1er novembre, Netanyahu, le chef du parti Likud, espère former une coalition et revenir comme Premier ministre.

Lev faisait partie d’un groupe de militants du Likud visés l’année dernière par de faux comptes de réseaux sociaux liés à l’Iran qui auraient tenté de semer le trouble en Israël, selon un groupe de veille.

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