Israël annonce l’annulation de l’expulsion de migrants africains immigration
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Israël annonce l’annulation de l’expulsion de migrants africains immigration

Le Haut Commissaire pour les réfugiés accepte de faciliter le transfert de 16 000 personnes vers les pays occidentaux ; Jérusalem régularisera le statut de 18 000 autres personnes

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Des demandeurs d'asile africains et des militants des droits de l'homme protestent contre les expulsions à Tel Aviv, le 21 février 2018 (Tomer Neuberg/Flash90).
Des demandeurs d'asile africains et des militants des droits de l'homme protestent contre les expulsions à Tel Aviv, le 21 février 2018 (Tomer Neuberg/Flash90).

Israël parvient à un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, en vertu duquel l’organisme international facilitera le transfert de quelque 16 000 migrants africains vers les pays occidentaux en échange d’une promesse du gouvernement de « régulariser le statut » de ceux qui restent.

« Israël est parvenu à un accord conjoint sans précédent avec le commissaire des Nations Unies pour les réfugiés afin d’expulser les migrants d’Israël », selon une déclaration du Cabinet du Premier ministre.

Dans le cadre de l’accord, Filippo Grandi, commissaire de l’ONU pour les réfugiés, « travaillera, par le biais d’accords avec différents pays occidentaux, pour évacuer pas moins de 16 250 migrants d’Israël, et Israël régularisera le statut des populations protégées qui seraient restées de toute façon ».

Il y a environ 38 000 demandeurs d’asile africains en Israël, selon le ministère de l’Intérieur. Environ 72 % sont érythréens et 20 % sont soudanais. La grande majorité d’entre eux sont arrivés entre 2006 et 2012, franchissant illégalement la frontière en provenance d’Égypte. Les Africains disent qu’ils ont fui pour sauver leur vie et font face à un nouveau danger s’ils y retournent.

Israël considère que la grande majorité des demandeurs d’asile sont des demandeurs d’emploi – des migrants économiques dont la vie n’était pas en danger dans leur pays d’origine – et déclare qu’il n’a aucune obligation légale de les garder.

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