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Israël aspire à évincer l’UNRWA de la bande de Gaza après la guerre – média

Un document du ministère des Affaires étrangères détaillant le plan graduel visant à remplacer l’organisation controversée sera prochainement présenté au cabinet

Des employés des Nations unies et du Croissant-Rouge préparant l'aide à distribuer aux Palestiniens dans l'entrepôt de l'UNRWA, à Deir Al-Balah, dans la bande de Gaza, le 23 octobre 2023. (Crédit : Hassan Eslaiah/AP Photo)
Des employés des Nations unies et du Croissant-Rouge préparant l'aide à distribuer aux Palestiniens dans l'entrepôt de l'UNRWA, à Deir Al-Balah, dans la bande de Gaza, le 23 octobre 2023. (Crédit : Hassan Eslaiah/AP Photo)

Israël espère pousser l’Office controversé de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), hors de la bande de Gaza après la guerre, a rapporté la Douzième chaîne, citant un document de haut niveau et classifié du ministère des Affaires étrangères.

Selon le reportage, le document recommande de procéder en trois étapes. La première consiste en un rapport complet sur la coopération présumée de l’UNRWA avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui dirige la bande de Gaza, et sur les liens entre le Hamas et l’organisme des Nations unies qui fournit des prestations sociales et des services humanitaires aux réfugiés palestiniens des guerres de 1948 et de 1967 et à leurs descendants.

L’étape suivante consisterait à réduire les opérations de l’UNRWA dans l’enclave palestinienne, tout en cherchant une autre organisation pour fournir des services d’éducation et d’affaires sociales. Dans un troisième temps, selon le document, toutes les tâches de l’UNRWA seraient transférées à l’organisme qui gouvernera Gaza après la guerre.

Pour l’instant, l’UNRWA dispose de l’infrastructure nécessaire pour fournir l’aide indispensable et cruciale à Gaza pendant les combats en cours et Israël n’a aucun intérêt à changer cette situation pour l’instant, selon le reportage. Le document précise que les États-Unis considèrent l’UNRWA « comme un acteur positif dans les efforts humanitaires dans la bande de Gaza » et affirme qu’Israël doit aborder la question avec prudence et progressivement, tout en planifiant l’après-guerre.

Le document sera présenté au cabinet dans un avenir proche, a indiqué jeudi la Douzième chaîne.

Israël accuse depuis longtemps l’UNRWA de perpétuer le conflit israélo-palestinien en étendant le statut de réfugié à des millions de descendants de Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de leurs maisons dans l’actuel Israël au moment de la création de l’État juif en 1948, au lieu de limiter ce statut aux seuls réfugiés d’origine, comme c’est le cas pour la plupart des populations réfugiées dans le monde.

Des personnes marchant dans la cour de récréation d’une école de l’UNRWA convertie en abri pour les Palestiniens déplacés à l’intérieur du pays pendant la guerre entre Israël et le Hamas, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 25 octobre 2023. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Israël et d’autres groupes affirment également depuis longtemps que le matériel pédagogique de l’UNRWA fait l’apologie du terrorisme et incite à la haine anti-Israël.

Une étude publiée le mois dernier par l’organisation Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se) a révélé que certains membres du personnel de l’UNRWA à Gaza ont fait l’éloge des atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas ont lancé une invasion meurtrière, tuant 1 200 personnes – pour la plupart des civils – et prenant en otage au moins 240 personnes de tous les âges.

L’étude a mis en lumière les remarques de 14 membres de l’UNRWA et a examiné la participation de diplômés des écoles de l’UNRWA à des attaques terroristes contre des civils israéliens, ainsi que la présence de contenus antisémites et djihadistes dans les manuels utilisés dans les écoles de l’UNRWA.

L’ancien commissaire général de l’UNRWA, Pierre Krahenbuhl, avait démissionné en 2019 sur fond d’enquête interne diligentée suite à des allégations de mauvaise gestion et d’abus au sein de l’organisation controversée. Il avait dirigé l’organisation à partir de 2014 – le ministère des Affaires étrangères avait accusé l’UNRWA de s’être politisé davantage sous la direction de Krahenbuhl.

Pierre Krahenbuhl, commissaire général de l’UNRWA, assistant à une cérémonie marquant le début de l’année scolaire dans une école de l’UNRWA dans le camp de réfugiés palestiniens al-Wehdat, à Amman, en Jordanie, le 2 septembre 2018. (Crédit : Raad Adayleh/AP Photo)

Les conclusions préliminaires de l’enquête sur l’UNRWA ont trouvé des allégations « crédibles et corroborées » de graves abus éthiques, mais n’ont révélé aucune « fraude ou détournement de fonds opérationnels » par Krahenbuhl, avait indiqué l’ONU à l’époque.

Après sa démission, Krahenbuhl a lui-même décrit une atmosphère « d’hyperpolarisation » autour de l’agence.

L’UNRWA était à l’époque confrontée à des attaques incessantes de la part de l’administration de Donald Trump, qui, à l’instar d’Israël, accusait l’agence d’être partiale dans le conflit israélo-palestinien.

En 2018, Washington avait décidé de suspendre, puis de supprimer complètement la contribution américaine au budget de l’agence, la privant ainsi de sa principale source de revenus.

L’arrivée de Joe Biden au pouvoir a permis de rétablir le soutien financier.

La semaine dernière, la Croix-Rouge a nommé Krahenbuhl comme son prochain directeur général. Âgé de 57 ans, Krahenbuhl a occupé pendant 25 ans des fonctions importantes au sein du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et occupe actuellement le poste de secrétaire-général de l’Assemblée du CICR.

Le CICR est également soumis à des pressions concernant le conflit israélo-palestinien, et en particulier sa réponse à la guerre qui fait rage à Gaza. Israël a accusé le CICR de n’avoir rien fait pour assurer la sécurité des otages détenus par le Hamas, refusant même d’essayer de livrer les médicaments remis par les membres des familles, alors qu’il a accepté de collaborer avec le Hamas pour transporter les otages libérés dans le cadre de l’accord d’échange, ce qui a conduit la mère d’un otage à qualifier le CICR de « Uber des otages libérés ».

Vendredi, l’UNRWA a affirmé qu’un convoi d’aide avait été la cible de tirs de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, sans faire de victimes.

Selon le directeur de l’UNRWA à Gaza, Thomas White, le convoi de l’ONU revenait du nord de la bande de Gaza par un itinéraire réservé à l’aide humanitaire lorsqu’il a essuyé des tirs.

Tsahal a indiqué examiner ces informations.

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