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Israël autorisera dimanche l’entrée depuis Gaza de 1 500 employés supplémentaires

L'officier de liaison avec les Palestiniens a toutefois souligné que l'augmentation du quota de permis, qui pourrait atteindre 20 000, dépendait de la "stabilité de la sécurité"

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Des Palestiniens de la bande de Gaza entrant en Israël par le passage d'Erez. (Crédit : Armée israélienne)
Illustration : Des Palestiniens de la bande de Gaza entrant en Israël par le passage d'Erez. (Crédit : Armée israélienne)

Israël va augmenter le quota de permis de travail pour les Palestiniens de Gaza à 15 500 dimanche, étendant une politique que les responsables de la défense considèrent comme un moyen de maintenir le calme sur le front sud du pays.

1 500 permis supplémentaires seront ajoutés au quota, a déclaré vendredi la liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, connue sous l’acronyme COGAT. Cette décision a été prise à la suite d’une évaluation menée par le ministre de la Défense, Benny Gantz.

Le ministère de la Défense a approuvé un plan provisoire visant à porter le nombre de permis pour Gaza à 20 000, une augmentation sans précédent. À la mi-2021, seuls 7 000 Palestiniens disposaient d’un permis pour travailler ou commercer en Israël.

Les responsables de la Défense affirment que le fait d’autoriser davantage de Gazaouis à travailler en Israël permettra d’injecter des revenus indispensables dans l’enclave côtière appauvrie tout en favorisant la stabilité sécuritaire.

« Toutes les mesures civiles en faveur de Gaza dépendent du maintien de la stabilité sécuritaire », a déclaré le COGAT dans un communiqué.

Israël a d’abord annoncé 1 500 permis supplémentaires en juillet, dans le cadre d’une série de gestes précédant la visite du président américain Joe Biden dans la région. Mais cette mesure a été gelée après que des terroristes de l’enclave côtière ont lancé des roquettes sur le sud d’Israël.

Des hommes palestiniens rassemblés pour demander des permis de travail en Israël, au camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 octobre 2021. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

L’initiative n’a pas été renouvelée plus tôt en raison de la récente série de combats de trois jours dans la bande de Gaza. Entre le 5 et le 8 août, le groupe terroriste palestinien du Jihad islamique a lancé quelque 1 175 roquettes sur Israël.

Dimanche, le général de division Ghassan Aliane, coordinateur du COGAT, a présenté les mesures prises par Israël pour renforcer l’économie de la bande de Gaza tout en empêchant les groupes terroristes de s’y développer militairement.

« Cette politique consiste en un effort militaire visant à empêcher tout renforcement militaire et à frapper sévèrement toute tentative de nuire à la sécurité d’Israël, en parallèle d’une politique civile proactive en faveur de la population », a déclaré Aliane.

Selon le COGAT, les passages entre Gaza et Israël ont augmenté de 311 % cette année. En 2020, quelque 122 400 passages ont été enregistrés ; en 2021, le nombre est passé à 163 500 ; et cette année, le nombre devrait passer à 672 000.

Des travailleurs palestiniens au terminal d’Erez, dans le nord de la bande de Gaza, attendant d’entrer en Israël pour travailler, le 13 mars 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)

La bande de Gaza fait l’objet d’un blocus de la part d’Israël et de l’Égypte depuis plus de 15 ans, dans le but de contenir les dirigeants du Hamas de l’enclave. Israël affirme que les restrictions strictes imposées aux biens et aux personnes sont nécessaires en raison des efforts déployés par le groupe terroriste qui cherche à se procurer d’importantes quantité d’armes afin de lancer des attaques contre l’État juif.

Les critiques déplorent l’impact du blocus sur les civils de Gaza, dont environ 50 % sont au chômage, selon le Bureau central palestinien des statistiques. Le taux de pauvreté très élevé fait de l’emploi en Israël une option très attrayante pour ceux qui ont l’opportunité de recevoir un permis.

Selon le COGAT, le taux de chômage local de Gaza a baissé de 5,5 % au cours du dernier trimestre pour atteindre 44,7 %, et le salaire quotidien moyen a légèrement augmenté pour atteindre 61,7 shekels.

Les travailleurs autorisés à passer en Israël pour y travailler gagneraient jusqu’à 400 shekels par jour, selon un article paru sur le site frère du Times of Israel, Zman Yisrael.

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