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Israël donne son feu vert pour la production de gaz sur le gisement de Karish

L'accord frontalier avec le Liban doit par ailleurs être signé jeudi

Le système flottant de production (FPSO) d'Energean sur le champ gazier de Karish, en mer Méditerranée. (Crédit : Energean)
Le système flottant de production (FPSO) d'Energean sur le champ gazier de Karish, en mer Méditerranée. (Crédit : Energean)

Le gouvernement israélien a octroyé mardi à la société Energean la licence l’autorisant à entamer la production de gaz sur le gisement offshore de Karish, au cœur d’un accord frontalier avec le Liban qui doit être signé jeudi, ont indiqué des responsables.

Au cours des dernières semaines, le groupe Energean, coté à Londres, a commencé à raccorder au territoire israélien la plateforme gazière de Karish, qui doit permettre à Israël de doper ses exportations de gaz vers l’Europe.

Or mardi, le gouvernement israélien a accordé à Energean la licence l’autorisant à débuter l’extraction sur place, ont indiqué à l’AFP des porte-paroles du groupe et du ministère israélien de l’Energie, précisant que la production n’avait pas encore commencé.

« La production gazière à Karish commencera comme prévu lorsque toutes les conditions techniques seront remplies », a déclaré dans la foulée le Premier ministre israélien Yaïr Lapid, commentant « l’approbation fournie par le ministère de l’Energie à la société Energean pour débuter la production à Karish ».

Le Premier ministre Yair Lapid, chef de la faction Yesh Atid, s’exprime pendant une réunion de faction à Tel Aviv, le 18 octobre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Il s’agit de la dernière étape technique nécessaire pour Energean avant de commencer la production, a de son côté indiqué la porte-parole du ministère de l’Energie.

Cette nouvelle étape vers un début de production intervient à l’avant-veille de la signature prévue, jeudi, d’un accord entre le Liban et Israël, deux voisins officiellement en état de guerre, pour délimiter leur frontière en Méditerranée orientale.

En vertu de l’accord, le champ offshore de Karish se situe entièrement dans les eaux israéliennes. Le Liban pour sa part aura tous les droits d’exploration et d’exploitation du champ de Cana, situé plus au nord-est, dont une partie se situe dans les eaux territoriales d’Israël. Mais « Israël sera rémunéré » par la firme exploitant Cana « pour ses droits sur d’éventuels gisements », selon le texte.

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