Israël félicite le chef de la diplomatie bahreïni et espère resserrer les liens
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Israël félicite le chef de la diplomatie bahreïni et espère resserrer les liens

En remerciement, le ministre israélien des Affaires étrangères va inviter des journalistes du Bahreïn à visiter Israël, car le "contact direct est la clef pour la paix"

Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa s'entretient avec le Times of Israël en marge de l'atelier de Paix et de Prospérité à Manama, au Bahreïn, le 26 juin 2019. (Courtesy)
Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa s'entretient avec le Times of Israël en marge de l'atelier de Paix et de Prospérité à Manama, au Bahreïn, le 26 juin 2019. (Courtesy)

Jérusalem a salué jeudi les remarques formulées par le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn aux journalistes israéliens qui a exprimé son espoir d’établir des liens avec Israël. L’Etat juif a dit qu’il inviterait des journalistes du Bahreïn en guise de remerciement.

Dans des interviews avec le Times of Israël et avec des chaînes israéliennes de télévision en marge de l’atelier de travail mené par les Etats-Unis dans la capitale du Bahreïn de Manama, Khalid bin Ahmed Al Khalifa a déclaré qu’Israël faisait partie du Moyen-Orient et qu’il espérait la paix avec l’Etat juif.

« Nous nous félicitions de la décision du ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Sheikh Khalid Al Khalifa de partager ouvertement ses opinions avec les médias israéliens », a déclaré le ministère dans un communiqué. « Les commentaires positifs qui ont été exprimés dans l’entretien sont très encourageants et offrent un espoir d’établir des relations bilatérales plus étroites et un futur pacifique pour notre région. »

Le porte-parole du ministère Emmanuel Nahshon a déclaré au Times of Israël que Jérusalem allait inviter officiellement des journalistes du Bahreïn pour visiter Israël

Cette photo du 3 octobre 2011 montre un tour de bureau à Madame, au Bahreïn, qui porte une image du roi du Bahreïn Hamad bin Isa Al Khalifa, au centre, du Premier ministre Khalifa bin Salman Al Khalifa, à gauche, et du prince couronné Salman bin Hamad Al Khalifa, à droite (AP Photo/Hasan Jamali, File)

« Je serai ravi d’accueillir une délégation de journalistes de Bahreïn et de leur montrer Israël », a déclaré Nahshon. « Le contact direct est la clef pour la paix ».

Mercredi, Khalifa a fermement soutenu le droit d’Israël à exister dans la première série d’interviews officielles avec des médias israéliens et avec pour toile de fond l’atelier de Paix pour la Prospérité à Manama.

« Israël est un pays dans la région… et il est ici pour rester, bien sûr », a-t-il dit au Times of Israël.

« A qui avons-nous offert la paix [avec] l’Initiative [arabe] de paix ? Nous avons l’avons offerte à un état qui s’appelle l’Etat d’Israël, dans la région. Nous ne l’avons pas offert à une île lointaine ou un pays éloigné », a continué Khalifa, en référence au cadre de paix soutenu par les Saoudiens.

« Nous l’avons offert à Israël. Donc nous pensons qu’Israël est un pays qui va rester, et nous voulons de meilleures relations avec lui, nous voulons la paix avec lui. »

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, gauche, donne une conférence de presse commune avec le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed al-Khalifa, au centre, et le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan, à droite, et leur homologue égyptien, Sameh Shoukry, au Caire, en Egypte, le 5 juillet 2017. (Khaled Elfiqi, Pool, via AP)

Khalifa a dit que d’autres pays arabes soutenaient le droit d’Israël à exister même s’ils ne l’exprimaient pas publiquement, dans des commentaires qui ont été critiqués par le groupe terroriste du Hamas.

Khalifa, âgé de 59 ans, a dit qu’il aimerait visiter Israël dans le futur – « un jour, quand tout est ouvert et pacifique » – mais il est resté évasif quant à la normalisation des liens avec Jérusalem en l’absence d’un accord de paix.

« Nous ne voulons pas mettre la charrue avant les bœufs. Construisons la paix, nous construisons une atmosphère maintenant, avec la prospérité économique », a-t-il déclaré.

Les commentaires de Khalifa ont mis en évidence la reconnaissance d’Israël dans le Golfe, où une opposition commune à l’Iran a conduit au développement de relations secrètes entre Jérusalem et plusieurs régimes sunnites modérés. L’année dernière, la ministre des Sports Miri Regev a rendu une visite officielle à Abu Dhabi, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a été accueilli à Oman.

Christian Buck, un officiel du ministère allemand des Affaires étrangères, qui a participé au sommet, a tweeté que cela « me rend heureux de voir des participants arabes et israéliens être assis l’uns à côté des autres… et d’entendre le ministre des Affaires étrangères sheikh Khaled bin Ahmed Al Khalifa dire qu’il veut de meilleures relations et la paix avec Israël ».

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, cinquième de la gauche, et le Prince du Bahreïn Salman bin Hamad Al Khalifa, sixième de la gauche, écoutent le haut conseiller à la Maison Blanche Jared Kushner, debout, lors de la session d’ouverture de l’atelier « Paix pour la prospérité » à Manama, au Bahreïn, le 25 juin 2019. (Agence d’information du Bahreïn via AP)

Même si la conférence a été rejetée par les Palestiniens et critiquée par d’autres, Jared Kushner, le conseiller de la Maison Blanche, a salué l’atelier de travail de paix au Bahreïn comme une « réussite énorme », alors qu’il a de nouveau un appelé les Palestiniens à réfléchir au plan de stimulation économique à hauteur de 50 milliards de dollars de Washington.

Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, a orchestré la conférence de deux jours, où des dirigeants économiques ont écouté les détails d’un plan américain qui promet de relancer l’économie palestinienne à l’arrêt.

La proposition – qui vise à créer un million de nouveaux emplois en 10 ans, à faire chuter le chômage et à améliorer le niveau de vie en Cisjordanie, à Gaza et à travers le Moyen-Orient – a été rejetée par les Palestiniens parce qu’elle n’inclut pas un cadre de travail pour résoudre leur conflit avec Israël.

Des officiels américains ont dit que la dimension politique du plan traitant les questions épineuses de longue date ne sera peut-être pas présentée avant l’automne.

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