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Israël nomme une femme juge d’un tribunal islamique, une première « historique »

La ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, a déclaré que cette nomination "aurait dû arriver il y a longtemps"

Hana Khatib, première femme à devenir juge dans un tribunal musulman, le 25 avril 2017. (Crédit : Ministère de la Justice)
Hana Khatib, première femme à devenir juge dans un tribunal musulman, le 25 avril 2017. (Crédit : Ministère de la Justice)

La justice israélienne a nommé mardi pour la première fois une femme juge dans un de ses tribunaux musulmans, ont indiqué des responsables.

Hana Khatib, magistrate originaire de Tamra (nord), a été nommée « qadi », titre attribué aux juges des tribunaux islamiques qui régissent principalement les affaires familiales au sein de la communauté arabe israélienne musulmane.

La ministre israélienne de la Justice Ayelet Shaked, du parti nationaliste religieux HaBayit HaYehudi, a déclaré que cette nomination « aurait dû arriver il y a longtemps ».

« C’est une excellente nouvelle pour les femmes arabes et pour la communauté arabe. Je suis ravie de ce choix et j’espère que c’est de bon augure pour plus de nominations de femmes à ces postes », a-t-elle ajouté.

La députée arabe israélienne d’opposition Aïda Touma-Sliman a salué une nomination « historique » au terme d’un long combat légal.

La députée Aida Touma-Sliman de la Liste arabe unie assiste à une séance de la commission sur la condition de la femme et l'égalité des sexes du Parlement israélien le 8 juin 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
La députée Aida Touma-Sliman de la Liste arabe unie assiste à une séance de la commission sur la condition de la femme et l’égalité des sexes du Parlement israélien le 8 juin 2015 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

« Il est temps de croire au pouvoir des femmes arabes à tenir tous les rôles, à occuper des positions influentes dans la société et au sein de l’Etat et d’écarter les obstacles qui se dressent sur leur route », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

En Israël, où il n’y a pas de séparation entre la religion et l’Etat, les lois de la famille -mariage, divorce, héritage- sont appliquées par des tribunaux religieux des différentes communautés qui comparaissent devant des cours séparées.

L’Etat hébreu compte neuf tribunaux islamiques et 18 juges, Mme Khatib comprise.

Elle est la première femme à siéger dans l’un de ces tribunaux, non seulement musulmans, mais également druzes, juifs et chrétiens.

Elle prêtera serment au cours des semaines à venir devant le président d’Israël Reuven Rivlin.

Dans les Territoires palestiniens, seules deux femmes ont obtenu de tels postes.

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