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Israël reporte l’entrée des touristes vaccinés avec Spoutnik V

Ceux qui ont reçu le vaccin russe seront autorisés à entrer à partir du 1er décembre, soit deux semaines plus tard que prévu ; ils sont toujours soumis à un test sérologique

Un travailleur médical administre une injection du vaccin russe contre le coronavirus Sputnik V dans un centre de vaccination à Gostinny Dvor, un immense lieu d'exposition à Moscou, en Russie, le 12 juillet 2021. (Crédit 
: Pavel Golovkin/AP)
Un travailleur médical administre une injection du vaccin russe contre le coronavirus Sputnik V dans un centre de vaccination à Gostinny Dvor, un immense lieu d'exposition à Moscou, en Russie, le 12 juillet 2021. (Crédit : Pavel Golovkin/AP)

Le ministère du Tourisme a annoncé lundi qu’il retardait l’admission des touristes vaccinés avec le vaccin russe contre le coronavirus Spoutnik V.

À l’origine, Israël avait annoncé qu’il commencerait à autoriser les visiteurs ayant reçu le vaccin développé par la Russie à partir du 15 novembre, mais cette mesure est désormais reportée au 1er décembre.

Les personnes vaccinées avec Spoutnik V devront fournir une sérologie pour démontrer la présence d’anticorps, conformément à la décision initiale.

Israël a commencé à laisser entrer les touristes vaccinés le 1er novembre, mais uniquement ceux qui ont reçu des vaccins approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis. Ils ne sont pas tenus de se soumettre à un test sérologique.

Le fait d’autoriser les visiteurs qui ont reçu le vaccin russe constitue un changement de politique pour Israël.

La politique d’Israël a été de suivre de près les directives de la FDA sur l’utilisation du vaccin COVID-19, bien qu’elle ait rompu avec les régulateurs américains en offrant des rappels à la population générale.

Des voyageurs à l’aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 20 septembre 2021. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

La décision d’autoriser les touristes russes a été annoncée après la rencontre du Premier ministre Naftali Bennett avec le président russe Vladimir Poutine le mois dernier.

Lancé en août 2020 et fièrement nommé d’après le premier satellite du monde pour symboliser les prouesses scientifiques de la Russie, le vaccin Spoutnik V a été approuvé dans quelque 70 pays.

Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Agence européenne des médicaments (EMA) ne l’ont pas approuvé et certains ont mis en doute le manque de transparence des essais vaccinaux russes.

La Russie est toujours confrontée à une vague d’infections qui a débuté à la mi-septembre, et le nombre de décès a atteint un niveau quotidien record.

La recrudescence des infections et des décès s’inscrit dans un contexte de faibles taux de vaccination, de laxisme de la population à l’égard des précautions à prendre et de réticence du gouvernement à renforcer les restrictions.

Moins de 40 % des quelque 146 millions de Russes ont été entièrement vaccinés, même si le pays a approuvé son vaccin COVID-19, développé au niveau national, des mois avant la plupart des pays du monde.

Au total, le groupe de travail russe sur le coronavirus a signalé plus de 254 000 décès, soit de loin le bilan le plus lourd en Europe. Certains experts estiment que le chiffre réel est plus élevé.

Les rapports du service statistique russe, Rosstat, qui comptabilisent rétroactivement les décès liés au coronavirus révèlent une mortalité beaucoup plus élevée : 462 000 personnes atteintes du COVID-19 sont décédées entre avril 2020 et septembre de cette année.

Les responsables russes ont déclaré que le groupe de travail n’incluait que les décès pour lesquels le COVID-19 était la cause principale, et qu’il utilisait les données des établissements médicaux. Rosstat utilise des critères plus larges pour compter les décès liés au virus et tire ses chiffres des bureaux d’état civil où l’enregistrement d’un décès est finalisé.

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