Israël salue l’appel des P3+1 à l’ONU contre les tirs de missiles iraniens
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Israël salue l’appel des P3+1 à l’ONU contre les tirs de missiles iraniens

Paris, Washington, Londres et Berlin affirment que les récents tirs de missiles balistiques iraniens contreviennent aux résolutions de l'ONU

Une image satellite diffusée par la Deuxième chaîne le 21 Janvier 2015 montre un missile à longue portée iranien sur une rampe de lancement en dehors de Téhéran. (Crédit : capture d'écran de la Deuxième chaîne)
Une image satellite diffusée par la Deuxième chaîne le 21 Janvier 2015 montre un missile à longue portée iranien sur une rampe de lancement en dehors de Téhéran. (Crédit : capture d'écran de la Deuxième chaîne)

Le représentant permanent aux Nations unies d’Israël, l’ambassadeur Danny Danon, a salué l’appel des P3+1 au Conseil de sécurité et au secrétaire général de l’ONU pour prendre des actions en réponse aux tests de missiles balistiques de l’Iran de ce mois-ci.

« Il doit y avoir des conséquences à l’hostilité de l’Iran envers Israël et pour son irrespect total de la résolution 2231 du Conseil de sécurité qui a soutenu l’accord nucléaire », a déclaré Danny Danon.

« Les vraies intentions de l’Iran ont été révélées, malgré sa tentative de se cacher derrière un masque de sourires. La communauté internationale doit prendre des mesures et imposer des sanctions contre le régime iranien », a-t-il continué.

Il y a deux semaines, Danon avait appelé le Conseil de sécurité à prendre des mesures punitives contre l’Iran pour la conduite de test de missiles balistiques et pour avoir menacé d’ « effacer Israël de la face de la Terre ».

Danny Danon (Crédit : Flash 90)
Danny Danon (Crédit : Flash 90)

Paris, Washington, Londres et Berlin affirment que les récents tirs de missiles balistiques iraniens contreviennent aux résolutions de l’ONU et invitent le Conseil de sécurité à se saisir de cette violation, dans une lettre commune.

Les quatre pays ont adressé cette lettre, datée de lundi, à l’ambassadeur espagnol Roman Oyarzun Marchesi, qui pilote ce dossier au sein du Conseil.

Ces mêmes pays ont conclu avec Téhéran un accord sur le nucléaire en juillet 2015.

Selon la lettre dont l’AFP a eu copie, ils considèrent que les tirs de missiles « étaient provocateurs et déstabilisateurs et qu’ils ont été menés au mépris de la résolution 2231 de 2015 ».

Cette résolution a repris les dispositions de l’accord nucléaire. Elle a entériné la levée de la plupart des sanctions internationales contre Téhéran mais a maintenu l’interdiction faite à l’Iran de tirer des missiles balistiques capables d’emporter des ogives atomiques.

Un missile balistique dans ce que l'Iran dit être une base souterraine, dans un emplacement non dévoilé du pays. La base serait située à 500 mètres sous la surface du sol. (Crédit : capture d'écran PressTV)
Un missile balistique dans ce que l’Iran dit être une base souterraine, dans un emplacement non dévoilé du pays. La base serait située à 500 mètres sous la surface du sol. (Crédit : capture d’écran PressTV)

Or, souligne la lettre, les deux types de missiles tirés en mars (le Shahab-3 et le Qiam-1) « sont de par leur conception capables de transporter des armes nucléaires ».

L’Iran conteste cette interprétation et affirme que ces missiles ne sont pas concernés par la résolution de l’ONU.

Les quatre pays demandent que le Conseil se réunisse « en format 2231 », c’est-à-dire selon une procédure adoptée pour continuer à surveiller les activités militaires iraniennes depuis que l’ancien Comité des sanctions a été supprimé.

Cette réunion devrait se tenir vendredi, ont indiqué des diplomates.

Ils ne s’attendent cependant pas à des décisions étant donné le refus obstiné de la Russie d’envisager de nouvelles sanctions contre l’Iran.

« Le but est d’envoyer un signal aux Iraniens que nous restons vigilants », a expliqué un diplomate.

Une précédente réunion du Conseil à huis clos sur ce dossier le 14 mars n’avait débouché sur aucune position commune.

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