Jihad islamique : une nouvelle escalade si Israël ne respecte pas la trêve
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Jihad islamique : une nouvelle escalade si Israël ne respecte pas la trêve

Khaled al-Batsh, le chef du Jihad islamique prétend que son groupe terroriste peut "obliger" Israël à respecter sa part d'un accord de trêve négocié par l'ONU, l'Égypte et le Qatar

Des combattants des Brigades Al-Qods, la branche militaire du groupe terroriste du Jihad islamique, participent à une marche militaire dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 15 novembre 2018. (Abed Rahim Khatib/ Flash90)
Des combattants des Brigades Al-Qods, la branche militaire du groupe terroriste du Jihad islamique, participent à une marche militaire dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 15 novembre 2018. (Abed Rahim Khatib/ Flash90)

Un haut responsable du groupe terroriste du Jihad islamique basé à Gaza et soutenu par l’Iran a averti samedi qu’il y aurait une nouvelle escalade de la violence si Israël n’appliquait pas les accords conclus entre Israël et le Hamas, selon le site d’information Ynet.

« Nous continuerons à défendre notre peuple jusqu’à la mise en œuvre des accords », a-t-il ajouté.

Batsh a également appelé les Égyptiens à faire pression sur Israël pour qu’il remplisse ses obligations.

Entre-temps, le journal Haaretz a rapporté que le Qatar prévoyait de transférer 30 millions de dollars à la bande de Gaza la semaine prochaine – sur un montant de 480 millions de dollars que l’État du Golfe a promis pour Gaza et la Cisjordanie.

Doha a déclaré que l’argent sera destiné à différentes formes d’aide. On ne sait pas exactement à quoi les 30 millions de dollars seront affectés.

Khaled al-Batsh, un haut responsable du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien soutenu par l’Iran et organisateur des manifestations frontalières de la « Marche du retour » dans la bande de Gaza. (Autorisation)

Vendredi, Nickolay Mladenov, envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen Orient, s’est entretenu avec Ismail Haniyeh, chef du Hamas. Les deux hommes ont discuté des efforts visant à mettre en œuvre les accords qui auraient été conclus entre Israël et le Hamas pour prévenir une recrudescence de la violence, a déclaré le radiodiffuseur public Kan, citant le bureau de Haniyeh.

Israël a refusé de confirmer officiellement les accords de cessez-le-feu.

Aux côtés de l’Égypte et du Qatar, Mladenov de l’ONU a joué un rôle de premier plan dans la négociation de pourparlers sur une trêve entre Israël et le Hamas et dans la conclusion d’accords visant à mettre fin aux flambées de violence entre les parties qui ont éclaté périodiquement depuis le début de la marche du retour en mars dernier.

Une délégation égyptienne de la sécurité est arrivée à Gaza jeudi soir pour surveiller la mise en œuvre de la trêve négociée au Caire, a déclaré un responsable du Hamas, s’exprimant sous couvert d’anonymat.

Un Palestinien a été tué et 30 autres blessés alors que des milliers de personnes se rassemblaient vendredi à la frontière de la bande de Gaza pour des manifestations hebdomadaires, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza. Les violences ont été considérées comme une épreuve majeure pour le calme qui règne depuis les intenses combats du week-end dernier entre Israël et les groupes terroristes dans l’enclave côtière.

Un émeutier palestinien jette des pierres sur les soldats israéliens alors qu’une femme portant une tenue palestinienne traditionnelle agite un drapeau national près de la frontière avec Israël, à l’est de la ville de Gaza, le 10 mai 2019. (Photo par Said KHATIB / AFP)

Quelque 6 000 Palestiniens ont participé à des manifestations à cinq endroits le long de la frontière. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté, lançant des explosifs et des pierres sur les forces israéliennes. Les soldats de Tsahal ont répondu avec des gaz lacrymogènes et des tirs réels ponctuels.

Abdullah Abed al-Aal, 24 ans, a été tué à la frontière près de la ville de Rafah, dans le sud de Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza. On dit que 30 personnes ont été blessées par des tirs réels lors des affrontements.

Le porte-parole de l’armée israélienne en langue arabe a partagé des images des affrontements près de la ville de Rafah, au sud de Gaza, sur son compte Twitter, qui semblait montrer des Palestiniens tentant d’endommager la clôture de la frontière.

En plus des émeutes à la frontière, un incendie a éclaté vendredi dans le conseil régional voisin de Shaar Hanegev. Les autorités cherchaient à savoir si l’incendie avait été déclenché par un ballon incendiaire volant depuis la bande de Gaza, ont rapporté les médias israéliens.

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