Johnson brandit le spectre de « l’apartheid » en cas de solution à un état
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Johnson brandit le spectre de « l’apartheid » en cas de solution à un état

Le ministre britannique a qualifié de "problème chronique" la poursuite de la construction dans les implantations de Cisjordanie

Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, à Ramallah, en Cisjordanie, le 8 mars 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, et Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, à Ramallah, en Cisjordanie, le 8 mars 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson estime que l’alternative à une solution à deux états dans le conflit israélo-palestinien est un « système d’apartheid », dans une interview publiée jeudi dans le quotidien Jerusalem Post.

Le ministre britannique des Affaires étrangères a bouclé mercredi soir une visite de 24 heures en Israël et dans les territoires palestiniens au cours de laquelle il a affirmé le ferme soutien britannique à Israël, et critiqué les implantations israéliennes.

« Ce que nous disons, c’est que vous devez avoir une solution à deux états ou sinon vous aurez un genre de système d’apartheid », a déclaré Boris Johnson au quotidien, interrogé sur la position du président américain à ce sujet.

Rompant avec la politique américaine depuis des décennies, Donald Trump a affirmé le mois dernier que la solution à deux états n’était pas la seule voie possible pour résoudre le conflit et qu’un seul état était aussi envisageable, l’essentiel étant qu’Israël et les Palestiniens soient « contents ».

Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)
Boris Johnson, secrétaire d’Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)

La solution à deux états, c’est-à-dire la création d’un état palestinien coexistant en paix avec Israël, est retenue par la plus grande partie de la communauté internationale.

Elle paraît toutefois de plus en plus hors de portée, ce qui fait redouter aux Palestiniens la perspective d’un état unique dans lequel Israël ne reconnaîtrait pas les mêmes droits aux Juifs et aux Arabes, un régime d’ « apartheid » donc.

A Ramallah, siège de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, Johnson a souligné mercredi que la politique de son gouvernement était « absolument inchangée » : « Nous restons attachés à une solution à deux états », a-t-il assuré.

Dans le Jerusalem Post, Boris Johnson a qualifié de « problème chronique » ce qui « se passe dans les Territoires palestiniens occupés ».

Une grande partie de la communauté internationale et les Palestiniens considèrent que la poursuite de la construction dans les implantations de Cisjordanie prônée par le gouvernement israélien actuel constitue le principal obstacle à un accord de paix.

La frange la plus à droite du gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu préconise l’annexion d’au moins une partie de la Cisjordanie.

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