En rencontre avec Boris Johnson, Rivlin invite la famille royale en Israël
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En rencontre avec Boris Johnson, Rivlin invite la famille royale en Israël

Le ministre britannique a également rencontré Netanyahu, Abbas et La Paix Maintenant

Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)
Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Ronen Zvulun/Pool/AFP)

Le président Reuven Rivlin a demandé mercredi au secrétaire d’Etat britannique, Boris Johnson, en visite en Israël, de transmettre une invitation à la famille royale britannique pour se rendre dans l’Etat juif.

Rivlin a souligné que 2017 était le 100e anniversaire de la déclaration Balfour, un document signé le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, prédécesseur de Johnson, qui annonçait l’intention de son gouvernement de faciliter la mise en place d’un « foyer national pour le peuple juif » en Terre d’Israël.

Le document avait été perçu comme une reconnaissance officielle du mouvement sioniste et un soutien de la part d’une puissance majeure, à la veille de la conquête britannique du territoire de Palestine, qui appartenait alors à l’Empire ottoman.

« C’est une année très importante de l’histoire des relations entre Israël et le Royaume-Uni », a dit Rivlin à Johnson.

« Nous marquerons les 100 ans de la déclaration Balfour, et je suis très honoré d’inviter officiellement la famille royale à venir en Israël pour marquer cet évènement. »

Boris Johnson, secrétaire d'Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)
Boris Johnson, secrétaire d’Etat britannique, et le président Reuven Rivlin à Jérusalem, le 8 mars 2017. (Crédit : Mark Neiman/GPO)

Johnson a déclaré que les Britanniques « attendaient avec impatience les commémorations », ajoutant que « nous voyons notre rôle historique en Israël et dans la région, et nous voulons renforcer et construire nos relations bilatérales. Le futur, c’est la coopération. »

Il y a un mois, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré pendant sa visite officielle à Londres que l’invitation de son homologue britannique Theresa May aux célébrations du centenaire de la déclaration Balfour au Royaume-Uni « en disait long » sur les relations israélo-britanniques.

En juillet, l’Autorité palestinienne avait annoncé son intention de poursuivre en justice le gouvernement britannique pour le document de 1917 qui avait ouvert la voie à la création de l’Etat d’Israël.

Johnson est mercredi en visite en Israël et dans les territoires palestiniens pour discuter avec des dirigeants des deux parties.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Beit Sahur, en Cisjordanie, près de Bethléem, le 6 janvier 2017. (Crédit : Hazem Bader/AFP)
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Beit Sahur, en Cisjordanie, près de Bethléem, le 6 janvier 2017. (Crédit : Hazem Bader/AFP)

Boris Johnson a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Ramallah et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem au cours de sa première visite de travail depuis sa prise de fonctions en juillet.

Il a également rencontré des membres de l’ONG La Paix maintenant qui milite contre les implantations israéliennes en Cisjordanie, a indiqué un membre de l’ambassade britannique à Tel Aviv qui a requis l’anonymat.

A Ramallah, Johnson a critiqué la construction dans les implantations israéliennes et s’est prononcé contre la violence palestinienne. « Il est évidemment nécessaire pour le peuple israélien de se sentir en sécurité sans craindre le terrorisme et la violence », a-t-il déclaré, tout en pointant « le rythme accéléré de la construction des implantations ».

Boris Johnson avait suscité la controverse lors de sa visite en Israël en novembre 2015 alors qu’il était maire de Londres, en qualifiant ceux qui préconisaient un boycott d’Israël « d’universitaires gauchistes ». Plusieurs groupes palestiniens avaient ensuite refusé de le rencontrer.

Son déplacement intervient alors que l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche fait planer l’incertitude sur les efforts internationaux pour résoudre ce conflit de plusieurs décennies.

« La politique de notre gouvernement au Royaume-Uni est absolument inchangée », a déclaré Johnson à des journalistes à Ramallah après avoir rencontré le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki.

« Nous restons attachés à une solution à deux états, à cette vision, pour la résolution de ce conflit. Je pense vraiment que c’est possible », a-t-il assuré.

La Grande-Bretagne a voté en faveur d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en décembre demandant l’arrêt de la construction dans les implantations, mais a cependant refusé de signer la déclaration finale de la conférence pour la paix au Proche Orient organisée en janvier à Paris.

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