Kakhol lavan tentera lundi de prendre le contrôle de la Knesset
Rechercher

Kakhol lavan tentera lundi de prendre le contrôle de la Knesset

Le parti de Benny Gantz souhaite imposer au poste de président du Parlement l’un de ses députes, remplaçant ainsi Yuli Edelstein ; le Likud rejette l’idée

Une vue générale de la Knesset, à Jérusalem, le 11 décembre 2019. (Crédit : Menahem Kahana / AFP)
Une vue générale de la Knesset, à Jérusalem, le 11 décembre 2019. (Crédit : Menahem Kahana / AFP)

L’idée d’un gouvernement d’unité d’urgence visant à lutter contre le coronavirus et rassemblant les partis du Likud et de Kakhol lavan a émergé ce vendredi. Le projet est néanmoins semble-t-il déjà contrarié, alors que Kakhol lavan a annoncé son intention de remplacer le président de la Knesset la semaine prochaine, et que le parti du Premier ministre a répondu de façon cinglante.

Ce nouvel affrontement politique survient au lendemain d’un appel téléphonique entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef de Kakhol lavan Benny Gantz envisageant la possibilité de former un gouvernement temporaire visant à aider le pays à surmonter la crise sanitaire actuelle causée par le coronavirus.

Dans une lettre adressée vendredi au président de la Knesset, Yuli Edelstein, du Likud, Kakhol lavan l’a informé de son intention de tenir un vote lundi au sujet du vote et de la nomination du nouveau président de la Knesset. La décision de Kakhol lavan a été considérée comme une tentative de démonstration de puissance avant les efforts visant à former une coalition – le parti estime qu’il peut obtenir une majorité dans la nouvelle législature si Gantz obtient le feu vert du président pour tenter de former une coalition, et qu’il pourrait également ravir les rênes du parlement au Likud pour la première fois en dix ans.

Les responsables de Kakhol lavan ont déclaré à la radio militaire qu’ils pensaient avoir la majorité pour remplacer Edelstein.

Le président de la Knesset, Yuli Edelstein, lors d’une déclaration à la presse à la Knesset, le 12 janvier 2019. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Le Likud a fustigé cette décision, accusant dans une déclaration ses rivaux de faire de la « politique de bas étage » en période de crise.

« La déclaration de Kakhol lavan est honteuse », a déclaré le parti.

« L’État d’Israël se trouve dans un état d’urgence nationale, le plus grave depuis sa création. Moins de 24 heures après que le Premier ministre Netanyahu a appelé à la formation d’un gouvernement national d’urgence afin de faire face à la crise du coronavirus, Kakhol lavan [montre qu’il] ne comprend pas l’importance de la crise et continue à faire de la politique de bas étage. Note ‘F’ en leadership et en jugement. »

Benny Gantz (à droite) et Yair Lapid de Kakhol lavan lors d’une réunion de faction à la Knesset, le 18 novembre 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Kakhol lavan devrait proposer à la majorité son député Meir Cohen au poste de président de la Knesset. Le candidat devrait bénéficier du soutien d’Yisrael Beytenu et de l’alliance Travailliste-Meretz, ainsi que de tout ou une partie de la Liste arabe unie. La position d’Orly Levy-Abekasis de Gesher reste floue après qu’elle a déclaré qu’elle ne recommanderait pas Gantz en tant que Premier ministre.

Le député de Kakhol lavan Meir Cohen lors de la dissolution du Parlement, le 29 mai 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le président Reuven Rivlin tiendra des consultations avec les chefs de partis ce dimanche, après avoir reçu de la commission centrale électorale les résultats officiels des élections de la semaine dernière.

Le poste de président de la Knesset donnerait aux partis d’opposition plus de pouvoir afin de faire avancer les futures législations, y compris un projet de loi potentiel qui empêcherait tout citoyen faisant face à des accusations criminelles de former un gouvernement – disqualifiant dans la foulée Netanyahu à ce rôle.

Vendredi, le nombre de cas confirmés de coronavirus en Israël est passé à 126. L’activité et la vie publique dans une grande partie du pays ont ralenti par crainte de la propagation du dangereux pathogène.

Les écoles, hôtels et théâtres ont été fermés, les événements sportifs ont été annulés et les synagogues limitent drastiquement leur fréquentation par crainte du virus.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...