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La 13e chaîne remet en cause la gestion d’une plainte pour viol par la police

Les policiers auraient accusé le père de la victime d'avoir poignardé le violeur, qui n'a toujours pas été interrogé depuis plusieurs mois ; les agents démentent

Photo d'illustration : la police sur la scène d'un crime dans la ville de Sdérot, dans le sud du pays, le 19 août 2021. (Crédit : Flash90)
Photo d'illustration : la police sur la scène d'un crime dans la ville de Sdérot, dans le sud du pays, le 19 août 2021. (Crédit : Flash90)

Dans un reportage diffusé vendredi, la Treizième chaîne a affirmé que la police, dans le sud d’Israël, avait ignoré la plainte pour viol déposée par une adolescente de 16 ans pendant plusieurs mois. Dans l’intervalle, le père de la victime a été arrêté et accusé d’avoir poignardé le violeur présumé.

La police a nié ces informations, affirmant ne pas avoir été en capacité d’identifier l’attaquant présumé parce que la victime avait refusé de coopérer.

La chaîne de télévision a précisé que l’identité de l’homme était largement connue dans la communauté. Elle a établi que la police ne l’avait ni placé en détention, ni interrogé après avoir été poignardé par le père et après sa sortie de l’hôpital.

De plus, a continué la chaîne, la police a interrogé la jeune fille pour tenter de découvrir si elle avait été complice avec son père dans cette agression au couteau, renforçant encore plus son traumatisme.

L’adolescente, identifiée comme une jeune fille de 16 ans vivant à Yavne et membre du mouvement de jeunesse Bnei Akiva, a raconté à la chaîne comment l’homme s’en était pris à elle, la frappant et l’immobilisant par la force en la violant.

La police a, de son côté, contesté le récit de la chaîne de télévision et de la famille, affirmant que les responsables avaient immédiatement organisé une rencontre avec des enquêteurs et des travailleurs sociaux après le signalement du viol, au mois de juillet.

« Pendant la rencontre, la victime a refusé de continuer la procédure d’enquête et suite à cela, la décision de ne traiter que l’aspect social de l’affaire a été prise par toutes les parties », a noté un communiqué de la police.

Les forces de l’ordre ont ajouté que quand l’adolescente avait été, une fois encore, convoquée pour un interrogatoire après l’attaque au couteau ayant pris pour cible le violeur présumé, les enquêteurs avaient décelé « des incohérences graves dans son témoignage et elle a refusé de répondre à d’autres questions qui nous auraient permis de nous assurer de l’identité de son agresseur ».

Le reportage n’a pas établi clairement si l’adolescente et sa famille avaient démenti l’affirmation faite par la police, à savoir que la jeune fille n’avait pas voulu coopérer à l’enquête.

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