La chef de l’opposition suédoise taxe les implantations d’ « inacceptables »
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La chef de l’opposition suédoise taxe les implantations d’ « inacceptables »

Anna Kinberg Batra, considérée par Israël comme « modérée et équilibrée » voudrait établir de meilleurs liens avec Jérusalem : le cabinet du Premier ministre ne publie aucune photo de cette rencontre

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Anna Kinberg Batra (Crédit :  Wikipedia CC BY 2.0)
Anna Kinberg Batra (Crédit : Wikipedia CC BY 2.0)

La politique d’Israël en matière d’implantations en Cisjordanie est « totalement inacceptable », a dit la chef de l’opposition suédoise dimanche dernier, à Jérusalem.

Dans une interview avec le quotidien Expressen, un journaliste a demandé à Anna Kinberg Batra – que les fonctionnaires israéliens considèrent « équilibrée » vis-à-vis du conflit israélo-palestinien – ce qu’elle dirait au Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de leur entretien prévu pour lundi matin.

Elle a répondu : « Il faut se rencontrer pour pouvoir émettre des critiques. Evidemment, les colonies sont sujettes à critiques, car elles sont inacceptables. Mais si nous souhaitons avoir de meilleurs échanges, et s’influencer pour le mieux, et utiliser nos bonnes relations, alors il faut commencer par communiquer. »

La rencontre entre Netanyahu et Kinberg Batra eut lieu comme prévu, mais le cabinet de Netanyahu n’a, à ce jour, pas publié de déclaration ni de photos.

Kinberg Batra, chef du parti des Modérés de centre-droite, a ajouté qu’elle était intéressée à resserrer les liens tendus qui unissent son pays avec Jérusalem. « Je veux que les relations entre la Suède et Israël s’améliorent ; elles peuvent certainement être meilleures qu’elles ne le sont actuellement. »

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle dirait au président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, le chef de l’opposition suédoise répond qu’elle voudrait parler de « la paix dans la région et la nécessité qu’ont les deux parties à se parler ».

Kinberg Batra a admis ne pas avoir d’impact sur le conflit israélo-palestinien. « Mais j’aimerais entendre et comprendre la politique des deux états. La Suède a reconnu la Palestine et je veux entendre la version des deux côtés, de la part du gouvernement et de l’opposition. Et je pense pouvoir le faire des deux côtes. »

Les relations qui unissent Jérusalem à Stockholm sont assez glaciales depuis que la Suède a reconnu l’état Palestinien en 2014. Ils se sont encore détériorés après une série de déclarations polémiques de Margot Wallstrom, ministre aux Affaires étrangères en Suède.

Dimanche, Kinberg Batra a rencontré son homologue israélien, Issac Herzog, chef de l’opposition.

Dans un document envoyé par le ministère israélien des Affaires Etrangères avant l’arrivée de Kinberg Batra, son attitude à l’égard d’Israël était décrite comme « modérée et équilibrée ».

Ce document montre, en revanche, qu’elle n’a, à ce jour, fait aucune déclaration publique en soutien à Israël. Elle a critiqué avec véhémence le gouvernement de centre-gauche à Stockholm pour avoir reconnu la Palestine comme un état, mais c’était pour des motifs principalement procéduraux sans importance. En effet, cette décision n’a pas été discutée ni votée au Parlement, et pas pour d’importantes raisons.

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