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La grève des enseignants se poursuit dans la région de Tel Aviv

Les négociations n'ayant pas abouti, la secrétaire générale du Syndicat des enseignants a averti l'association élargira ses actions

Photo d'illustration : Une classe vide dans une école de Mevaseret Zion, en Israël, le 27 août 2019 (Crédit :  Yonatan Sindel/Flash90)
Photo d'illustration : Une classe vide dans une école de Mevaseret Zion, en Israël, le 27 août 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les écoles et les jardins d’enfants de la région de Tel Aviv ont ouvert plus tard jeudi, l’ouverture des portes étant prévue à 10 heures, dans le cadre de la dernière action menée par les enseignants.

Cette perturbation s’inscrit dans le cadre d’une lutte continue du Syndicat des enseignants israéliens pour de meilleures conditions de travail.

Les zones touchées sont les suivantes : Or Yehuda, Bnei Brak, Bat Yam, Givatayim, Herzliya, Holon, Netanya, Petah Tikva, Kiryat Ono, Ramat Gan, Ramat Hasharon, Tel Aviv-Yafo, Azor et Kfar Shmaryahu.

Selon le Syndicat des enseignants, des grèves auront lieu dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires et les collèges.

Les écoles n’ont pas ouvert dans la région sud d’Israël mercredi matin dans le cadre de la campagne du syndicat.

Au cœur de ce bras de fer se trouvent les réformes prévues par le ministère des Finances pour réduire le pouvoir du Syndicat des enseignants, notamment en permettant aux directeurs d’école de licencier du personnel sans intervention du syndicat et en réduisant l’écart de rémunération entre les anciens et les nouveaux enseignants en fixant les salaires en fonction des compétences, et non des années d’expérience.

Yaffa Ben-David, secrétaire générale du Syndicat des Israéliens, participe à une conférence de la Israeli Television News Company à Jérusalem le 7 mars 2021. (Crédit : Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a également proposé que le nombre de jours de vacances dans le système scolaire soit ajusté pour se rapprocher du nombre de jours de vacances offerts aux travailleurs, afin d’alléger la pression sur les parents qui travaillent.

Le syndicat exige que les nouveaux enseignants gagnent un salaire mensuel de 10 000 shekels ainsi qu’une augmentation significative des salaires des enseignants expérimentés, selon le site d’information Ynet, qui précise que certains enseignants de longue date ne gagnent que 7 500 shekels par mois.

La secrétaire générale du Syndicat des enseignants, Yaffa Ben-David, a averti mercredi que si aucun progrès n’est réalisé, l’association élargira ses actions.

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