La Ligue arabe et la Jordanie dénoncent la loi de Régulation
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La Ligue arabe et la Jordanie dénoncent la loi de Régulation

La loi risque d' "entraîner la région dans de nouvelles violences et de torpiller tout effort de paix", selon un ministre jordanien

Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, au Caire, en février 2013. (Crédit : Gianluigi Guercia/AFP)
Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, au Caire, en février 2013. (Crédit : Gianluigi Guercia/AFP)

La Ligue arabe a accusé mardi Israël de « voler les terres » des Palestiniens, au lendemain de l’adoption d’une loi controversée qui permettra à l’Etat hébreu de légaliser des milliers de logements en Cisjordanie.

La loi controversée a été adoptée tard lundi soir par la Knesset en troisième et dernière lecture.

« La loi en question n’est qu’une couverture pour voler les terres et s’approprier les biens des Palestiniens », a dit dans un communiqué le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit.

Le texte s’inscrit dans la continuité « des politiques israéliennes qui visent à réduire à néant toute possibilité d’une solution à deux états et la mise en place d’un Etat palestinien indépendant », poursuit le chef de l’organisation panarabe basée au Caire.

Mohammad Momani en décembre 2013 (Crédit : The Official CTBTO Photostream/CC BY 2.0)
Mohammad Momani en décembre 2013 (Crédit : The Official CTBTO Photostream/CC BY 2.0)

Parallèlement, le royaume jordanien a « vivement dénoncé une loi provocatrice susceptible de tuer tout espoir d’une solution à deux états », israélien et palestinien, a déclaré le ministre jordanien de l’Information Mohammad Momani.

Cité mardi par l’agence officielle jordanienne Petra, Momani a averti que le vote de la Knesset risquait d’ « entraîner la région dans de nouvelles violences et de torpiller tout effort de paix ».

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait accusé lundi cette loi de « légaliser le vol » de terres palestiniennes, estimant que « l’entreprise de colonisation d’Israël est une entrave à la paix et à la possibilité d’une solution à deux états ».

Pour leur part, les Etats-Unis ont refusé de prendre position sur la loi votée par le Parlement israélien.

Dorénavant « l’administration [de Donald Trump] a besoin de consulter toutes les parties sur la manière d’avancer », a expliqué un responsable du département d’Etat, maintenant dirigé par Rex Tillerson.

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