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La moitié des terroristes du Hamas tués, Sinwar en fuite

Gallant dit que le chef du Hamas va "de cachette en cachette", Tsahal à ses trousses ; les soldats se dirigent vers Rafah et tentent de contenir la résurgence au nord de la bande

Illustration : Une photo prise depuis Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, montre de la fumée s'élevant au-dessus des bâtiments de Khan Younès à la suite de bombardements israéliens, le 5 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe terroriste du Hamas. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)
Illustration : Une photo prise depuis Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, montre de la fumée s'élevant au-dessus des bâtiments de Khan Younès à la suite de bombardements israéliens, le 5 février 2024, alors que les combats se poursuivent entre Israël et le groupe terroriste du Hamas. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

Les dirigeants israéliens ont affirmé lundi que Tsahal avait tué ou grièvement blessé la moitié des combattants du groupe terroriste Hamas, et ont déclaré que la fin d’une offensive de près de quatre mois à Gaza était une question de mois, et non d’années, alors que les combats vont s’étendre au sud de la bande de Gaza, la dernière redoute de l’enclave.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis qu’Israël remporterait une « victoire totale », alors même que des responsables militaires ont fait état d’une résurgence des combats dans des zones du nord de la bande de Gaza précédemment nettoyées par les troupes. Cette situation complexe souligne la difficulté pour Israël d’atteindre ses objectifs de guerre, qui s’apprête malgré tout à réaliser une opération de ratissage sans précédent en pénétrant dans la ville de Rafah, au sud.

Alors que les principaux dirigeants du Hamas courent toujours, le ministre de la Défense Yoav Gallant a souligné que le chef du groupe terroriste à Gaza, Yahya Sinwar, était en fuite, privé de contact avec ses combattants et contraint de fuir d’une cachette à l’autre avec Tsahal à ses trousses.

« Notre objectif est de remporter une victoire totale sur le Hamas », a déclaré Netanyahu lors d’une réunion de sa faction du Likud à la Knesset. « Nous nous apprêtons à éliminer les chefs du Hamas, et c’est pourquoi nous devons continuer à opérer dans toutes les zones de la bande de Gaza. Nous ne pouvons pas interrompre la guerre avant cela. Cela prendra du temps – des mois, pas des années ».

Cette estimation semblait plus optimiste que celle donnée par Netanyahu aux dirigeants des conseils locaux le mois dernier, qui prévoyait que la guerre se poursuivrait jusqu’en 2025.

En visitant des soldats à Latrun, dans le centre du pays, Netanyahu a déclaré que 18 des 24 bataillons du Hamas avaient été détruits, et « qu’il n’y a pas d’alternative à une victoire totale ».

« Nous ne terminerons pas cette guerre sans atteindre cet objectif de victoire totale, qui ramènera la sécurité au sud et au nord », a-t-il déclaré.  « Nous ne renoncerons pas. »

Il n’a pas indiqué ce que signifiait « une victoire totale », mais a maintenu cette position, lors des négociations en cours en vue d’un accord avec le Hamas pour obtenir la libération des 136 otages encore aux mains des groupes terroristes dans la bande de Gaza.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, rencontre des soldats à Latrun, le 5 février 2024. (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le Premier ministre a également déclaré qu’Israël « détruit et anéantit » le réseau de tunnels du Hamas, un vaste complexe de centaines de kilomètres de galeries souterraines qu’il utilise pour abriter et déployer ses forces.

Faisant écho à Netanyahu, Gallant a déclaré lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, « qu’environ la moitié des membres du Hamas ont été tués ou gravement blessés ».

Aucun des deux n’a quantifié les pertes du Hamas. Israël a déclaré précédemment avoir tué plus de 10 000 membres du Hamas dans la bande de Gaza.

Gallant a décrit l’opération terrestre comme étant « complexe et compliquée », tout en « progressant et en atteignant ses objectifs », Tsahal continuant à opérer « dans la majeure partie du territoire de la bande de Gaza ».

Il a ajouté que les dirigeants du Hamas, y compris Sinwar, étaient « en fuite ».

Une femme passe devant des affiches représentant Yahya Sinwar (à gauche), le chef du Hamas dans la bande de Gaza, et Abu Obeida (à droite), le porte-parole masqué des Brigades Qassam du Hamas, placardées sur un mur du camp Burj al-Barajneh pour les réfugiés palestiniens dans la banlieue sud de Beyrouth, le 5 février 2024. (Crédit : ANWAR AMRO / AFP)

« Sinwar ne dirige pas la campagne, ne commande pas les forces. Il est occupé par sa survie personnelle. De chef du Hamas, il est devenu un terroriste en fuite, et les forces de Tsahal continuent de le poursuivre. »

Gallant a révélé que les troupes de Tsahal ont récemment trouvé du matériel important dans les endroits où Sinwar « se trouvait récemment » et les informations glanées ont révélé des aperçus sur les plans du Hamas.

Il a affirmé que les désaccords entre les responsables du Hamas dans la bande de Gaza et ceux à l’étranger « témoigne de la panique et de la détresse » au sein du groupe terroriste.

Rejoignant Netanyahu, Gallant a indiqué que « dix-huit bataillons du Hamas sont démantelés et ne fonctionnent plus comme des structures militaires de combat ».

Tsahal continue sa progression dans le réseau de tunnels du Hamas, privant ainsi les terroristes de leur lieu de refuge, « nous augmentons maintenant la pression sur les terroristes et les dirigeants des organisations terroristes », a-t-il ajouté, avant de mettre en garde les bataillons restants du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, à Rafah,.

« Tout terroriste qui se cache à Rafah doit savoir qu’il connaîtra la même fin que ceux de Khan Younès et de la ville de Gaza », a poursuivi Gallant en faisant référence à deux zones conquises par l’avancée de l’armée israélienne.

Le ministre de la Défense a réitéré que la pression militaire exercée par Tsahal sur le Hamas permettra d’accélérer le retour des otages détenus par le groupe terroriste.

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s’adresse aux médias le 5 février 2024. (Crédit : Capture d’écran/GPO)

Après l’attaque transfrontalière meurtrière du 7 octobre, qui a fait 1 200 morts dans le sud du pays, essentiellement des civils, au cours d’une invasion menée par des milliers de terroristes venus de Gaza, Israël s’est juré de détruire le Hamas. Les assaillants ont également enlevé 253 personnes de tous âges qui ont été prises en otage à Gaza.

L’offensive de Tsahal, qui comprend une campagne terrestre à Gaza, a pour but d’éliminer le Hamas et de le chasser du pouvoir à Gaza. Un autre objectif déclaré de la campagne est la libération des otages, dont 132 sont encore captifs des groupes terroristes et pas tous en vie. Quatre autres, dont les dépouilles de deux soldats, sont retenus dans l’enclave depuis 2014.

Pour ce qui est des otages, Netanyahu a fait remarquer lors de la réunion de la faction du Likud que 110 d’entre eux avaient été libérés jusqu’à présent, presque tous lors d’une trêve négociée en novembre, et a déclaré que le cadre de tout accord futur sera basé sur une formule similaire. Cet accord prévoyait qu’Israël libère environ trois fois plus de prisonniers sécuritaires palestiniens détenus en Israël en échange de chaque otage.

« Le Hamas a des exigences que nous n’accepterons pas« , a affirmé Netanyahu. Les efforts visant à négocier la libération d’autres otages « ne seront pas réalisés à n’importe quel prix », a-t-il ajouté.

Selon les articles parus dans la presse israélienne, des parents d’Israéliens retenus en otage par le Hamas à Gaza ont été exclus de la réunion, alors qu’ils tentaient d’y accéder depuis plusieurs semaines.

Les médiateurs américains, qataris et égyptiens tentent d’obtenir un accord de cessez-le-feu similaire, mais plus large, afin de libérer tous les otages restants et de parvenir à une pause dans les combats d’au moins plusieurs semaines. Le Hamas a fait de la fin de la guerre et du retrait complet des forces israéliennes de Gaza une condition à tout accord de prise d’otages.

Des responsables du groupe terroriste ont fait savoir par le passé qu’ils cherchaient à obtenir la libération de milliers de prisonniers sécuritaires palestiniens, condition que Netanyahu a juré de refuser. Le Premier ministre est toutefois confronté à la pression exercée par la population en faveur d’un accord prévoyant la libération des otages, comme en témoignent les manifestations hebdomadaires qui rassemblent des milliers de personnes pour réclamer cette libération.

Des Israéliens se rassemblent pour exiger la garantie de la libération des otages détenus par des terroristes dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, le 3 février 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Netanyahu et Gallant ont tenus ces propos alors que des combats intenses se poursuivaient à Gaza où l’opération terrestre a déjà coûté la vie à 225 soldats de Tsahal.

Le général de brigade Itzik Cohen, commandant de la 162e division de Tsahal, a indiqué que ses forces intensifiaient leurs opérations contre les derniers terroristes du Hamas, ainsi que les infrastructures restantes dans le nord de la bande de Gaza.

Après avoir conquis le nord de la bande de Gaza et démantelé les effectifs du Hamas dans cette zone, Tsahal a retiré ses troupes au profit de raids plus limités, les combats intenses s’étant déplacés vers le sud de la bande de Gaza. Elles ont néanmoins été redéployées dans la région ces dernières semaines, afin d’empêcher le Hamas de reprendre la main.

Il resterait, selon les estimations de Tsahal, plusieurs centaines de terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza.

Au cours de la semaine dernière, la 162e division a repris ses opérations dans le centre et le nord de la ville de Gaza, ainsi que dans le camp de Shati, où l’armée avait précédemment combattu le Hamas, a indiqué Tsahal dans son communiqué.

Les troupes israéliennes opérant dans la bande de Gaza sur une photo publiée par l’armée le 6 février 2024. (Crédit : armée israélienne)

Tsahal a précisé que les troupes effectuaient des raids dans des zones spécifiques du nord de la bande de Gaza et les débarrassaient des terroristes et des infrastructures du Hamas « de manière approfondie et minutieuse ».

Jusqu’à présent, la 162e division a tué des centaines de membres du Hamas et en a arrêté des dizaines d’autres. Elle a également saisi des armes lors des raids.

Tsahal a également publié une vidéo montrant des combats rapprochés menés par des troupes face à des terroristes armés dans la bande de Gaza. Cette vidéo montre un terroriste s’approchant d’un groupe de parachutistes par l’arrière et leur lançant une grenade, qui a explosé près d’eux. On voit dans la vidéo un des soldats se retourner et abattre l’assaillant, qui était également armé d’un couteau et d’une deuxième grenade.

Au moins 27 365 personnes auraient été tuées à Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire gouverné par le Hamas. Ce chiffre ne peut être vérifié de manière indépendante et ne fait pas de distinction entre les civils et les terroristes.

Les conditions humanitaires des habitants de Gaza sont désastreuses et l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a déclaré sur X que « l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires est très limité en raison des bombardements incessants ».

Les combats intenses ont déplacé des centaines de milliers d’habitants de Gaza, des dizaines de milliers d’entre eux cherchant à se mettre à l’abri de la guerre en s’échappant de Gaza et en se réfugiant dans l’Égypte voisine.

Plus de 35 000 personnes ont quitté la bande de Gaza pour l’Égypte par le point de passage de Rafah depuis novembre, selon un porte-parole de l’Autorité égyptienne des frontières cité par al-Araby al-Jadeed, alors que des informations font état de pots-de-vin versés par les habitants de Gaza pour quitter la bande de Gaza.

Ce chiffre comprendrait environ 2 000 malades et blessés qui sont entrés en Égypte pour se faire soigner, ainsi que du personnel d’institutions internationales, des détenteurs de passeports égyptiens et des personnes ayant la double nationalité.

Le fonctionnaire ajoute que dans des circonstances normales, environ 15 000 personnes par mois traversent le poste-frontière de Rafah, de sorte que sur une période de trois mois (de novembre à janvier), le trafic attendu devrait s’élever à 45 000 personnes.

Des Palestiniens déplacés fuyant Khan Younès dans le sud de la bande de Gaza, le 30 janvier 2024. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Le média qatari cite Ammar Fayed, chercheur en relations internationales, qui affirme que le nombre de blessés autorisés à passer en Égypte pour y être soignés est négligeable et « symbolique », puisqu’il ne représente qu’environ 0,3 % des personnes dans le besoin.

Selon l’Égypte, des mesures ont été adoptées pour empêcher l’exploitation des habitants de Gaza qui tentent de quitter la bande de Gaza, après l’apparition d’informations selon lesquelles certains d’entre eux ont été contraints de payer jusqu’à 10 000 dollars à des agents des services frontaliers pour pouvoir passer.

Al-Araby al-Jadeed rapporte que Le Caire a décidé, à la mi-décembre, de remplacer une grande partie du personnel chargé du passage et de nommer des superviseurs chargés de surveiller leur travail et d’empêcher les extorsions.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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