La nouvelle directrice du Musée juif de Belgique revient sur l’attentat de 2014
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La nouvelle directrice du Musée juif de Belgique revient sur l’attentat de 2014

Le Musée juif accueille en ce moment et jusqu’au 7 février 2021 une exposition consacrée à Kurt Lewy, peintre allemand qui a fui le nazisme pour s’installer à Bruxelles

Le Musée juif de Belgique, à Bruxelles. (Crédit photo : Musée juif de Belgique / Facebook)
Le Musée juif de Belgique, à Bruxelles. (Crédit photo : Musée juif de Belgique / Facebook)

Barbara Cuglietta est la nouvelle directrice du Musée juif de Belgique, à Bruxelles, depuis juin dernier.

Plus tôt ce mois-ci, elle s’est exprimée dans l’émission « Bruxelles Matin » de la radio belge Vivacité, proposée par la RTBF.

La nouvelle responsable est notamment revenue sur l’attentat survenu au musée en 2014 et qui a fait 4 morts.

« Après l’attentat, on a eu beaucoup de mains tendues », explique Barbara Cuglietta. « Du tissu associatif, des institutions juives et des différentes communautés, notamment musulmane. Et on a saisi ces mains tendues pour prôner l’ouverture et le vivre-ensemble. Ce musée n’est pas qu’un passeur de mémoire ou un producteur d’émotions esthétiques, c’est aussi un médiateur interculturel. »

Elle a ajouté que le nombre de visiteurs « augmentait d’année en année ».

Le Musée juif accueille en ce moment et jusqu’au 7 février 2021 une exposition consacrée à Kurt Lewy, peintre allemand qui a fui le nazisme pour s’installer à Bruxelles. L’artiste a été interné dans les camps de Saint-Cyprien et de Gurs, avant de s’en échapper et d’être à nouveau déporté, cette fois-ci au camp de Malines, jusqu’à la Libération.

Le peintre s’est tourné vers l’abstraction après la guerre, et ce jusqu’à sa mort en 1963.

« L’œuvre de Kurt Lewy est toute de réflexion et d’intelligence qui rappelle avec beaucoup de gravité que la peinture, pour non figurative qu’elle se soit affirmée, n’est pas nécessairement parente de la gratuité du geste, de la pensée absente », écrivait le critique d’art Jacques Meuris en 1962. « Au-delà des rigueurs de la composition dont les formes s’agencent avec des volontés souvent frémissantes, le témoignage d’une sensibilité pudiquement retenue se déclare par les ouvertures aménagées entre les intentions du peintre et les sentiments du spectateur. »

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