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La pièce « Leopoldstadt » sur les racines juives de Tom Stoppard à Broadway

La famille du célèbre dramaturge britannique, né Tomas Straussler, a fui la Tchécoslovaquie pour se réfugier à Singapour pendant la Seconde Guerre mondiale

Une publicité pour "Leopoldstadt" de Tom Stoppard (Crédit: via Twitter)
Une publicité pour "Leopoldstadt" de Tom Stoppard (Crédit: via Twitter)

« Leopoldstadt » de Tom Stoppard, une œuvre pour laquelle le célèbre dramaturge britannique a exploité son héritage juif découvert sur le tard, est en route pour Broadway.

Nommée d’après le ghetto juif de Vienne pendant la Seconde Guerre mondiale, « Leopoldstadt » raconte 50 ans de la vie d’une famille mixte et aisée au début du XXe siècle. La première de la pièce se tiendra au Longacre Theater de New York, en septembre.

Stoppard, né Tomas Straussler, n’a découvert son ascendance juive que dans les années 1990. Sa famille, non pratiquante, a fui sa Tchécoslovaquie natale pendant la Seconde Guerre mondiale pour s’installer à Singapour, puis est partie en Inde après que le Japon a commencé à y mener des attaques. Le père de Stoppard a été tué dans un bombardement japonais.

Stoppard a remporté de nombreux Tony et Academy Awards pour avoir écrit des pièces de théâtre encensées telles que « Rosencrantz et Guildenstern sont morts » et des films hollywoodiens tels que « Shakespeare in Love ». Personnage privé, Stoppard s’est rarement entretenu sur son identité juive en public.

« C’est tellement loin d’être l’histoire que j’ai vécue », a-t-il déclaré au London Jewish Chronicle. « Cela a beaucoup à voir avec le fait d’être Juif, de savoir que vous êtes Juif, de reconnaître que vous êtes Juif, d’agir comme si vous étiez Juif… ou pas. Et c’est dans ce domaine que j’avais l’impression de regarder vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur. »

Son fils Ed a joué dans une production londonienne de la pièce, qui a débuté en 2020.

« Je ne me suis jamais senti aussi connecté à mon patrimoine », a déclaré Ed Stoppard au Guardian.

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