Israël en guerre - Jour 234

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La police évacue des étudiants anti-Israël sur des campus à Berlin, Amsterdam et Zurich

Les manifestations contre la guerre à Gaza et les liens entre les universités et Israël ont commencé à se répandre en Europe, mais sont bien moindre que celles observées aux États-Unis

Des militants anti-Israël faisant face aux forces de police sur le campus de Freie Universität Berlin, en Allemagne, le 7 mai 2024. (Crédit : Tobias Schwarz/AFP)
Des militants anti-Israël faisant face aux forces de police sur le campus de Freie Universität Berlin, en Allemagne, le 7 mai 2024. (Crédit : Tobias Schwarz/AFP)

La police a dispersé mardi des manifestations anti-Israël dans des universités de Berlin, Amsterdam et Zurich, inspirées par des manifestations similaires sur des campus du monde entier.

La police allemande a dispersé mardi un camp de protestation anti-Israël dans une cour de la Freie Universität Berlin, qui avait appelé à l’arrêt de l’opération militaire israélienne contre groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.

Une centaine de personnes avaient installé une vingtaine de tentes sur le campus mardi, se joignant à l’appel de la « Coalition des étudiants de Berlin » à occuper les universités allemandes.

Des étudiants de diverses universités berlinoises se sont joints à la manifestation anti-Israël, arborant des drapeaux palestiniens et criant des slogans soutenant les Palestiniens et dénonçant Israël et l’Allemagne.

Le groupe d’étudiants a demandé que les poursuites pénales soient abandonnées contre les étudiants et autres personnes ayant manifesté leur solidarité avec les Palestiniens sur les campus, et que les universités s’opposent publiquement aux réformes prévues du sénat de Berlin qui permettraient l’expulsion d’étudiants pour des raisons politiques.

Ils ont également demandé l’interdiction de la police sur le campus et la réintégration des universitaires et des membres du personnel des universités et des instituts de recherche allemands qui ont été expulsés ou privés de financement en raison de leurs positions anti-Israël.

Des policiers tentant d’expulser un militant anti-Israël sur le campus de l’Université libre de Berlin, en Allemagne, le 7 mai 2024. (Crédit :Tobias Schwarz/AFP)

La Freie Universität Berlin a déclaré que les manifestants avaient tenté de pénétrer dans les salles d’université et les amphithéâtres dans le but de les occuper, et que l’université avait déposé des plaintes pénales et suspendu les cours dans plusieurs bâtiments.

« Ce type de manifestation n’est pas axé sur le dialogue. L’occupation d’une propriété universitaire n’est pas acceptable. Nous sommes favorables au débat académique et au dialogue, mais pas sous cette forme », a déclaré Guenter Ziegler, président de la Freie Universität Berlin.

Les manifestations d’étudiants anti-Israël concernant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza et les liens universitaires avec Israël ont commencé à se répandre en Europe, mais sont restées d’une ampleur bien moindre que celles observées aux États-Unis.

La guerre a éclaté lorsque des terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 252 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle. 128 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre se trouveraient encore à Gaza, mais ils ne sont pas tous en vie. Deux cent soixante-sept soldats israéliens ont été tués au cours de l’incursion terrestre contre le Hamas et des opérations menées le long de la frontière de Gaza.

Plus de 34 700 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. Tsahal dit avoir éliminé 13 000 terroristes palestiniens dans la bande de Gaza, en plus d’un millier de terroristes qui ont pris d’assaut Israël le 7 octobre.

En Allemagne, plus de 25 véhicules de police ont encerclé le camp de la Freie Universität Berlin et la police a déclaré avoir libéré la zone à la demande de la direction de l’université, la manifestation n’ayant pas été enregistrée.

« Il y a eu des cas isolés de privation de liberté pour incitation à la haine et intrusion dans la Freie Universität Berlin », a écrit la police berlinoise dans un message publié sur X, ajoutant que ceux qui ne se conformeraient pas aux ordres seraient emmenés par la police et dénoncés plus tard.

À l’université d’Amsterdam, des images diffusées par le radiodiffuseur public NOS ont montré la police en train de charger les manifestants à coups de matraque et de briser les tentes vers 4 heures du matin mardi, après qu’ils eurent refusé de quitter le campus.

Des étudiants anti-Israël brandissant des drapeaux palestiniens et des pancartes alors qu’ils occupent le campus de l’Université d’Amsterdam, le 6 mai 2024. (Crédit : Nick Gammon/AFP)

« La manifestation a pris un caractère violent car, plus tard dans la soirée, des pierres imposantes ont été retirées du sol », a déclaré la police dans un communiqué.

La violence a brièvement éclaté lundi soir lorsqu’un petit groupe de contre-manifestants brandissant des pétards a pris d’assaut la manifestation principale.

Les manifestants ont bloqué certaines routes menant à l’université, après quoi la police a dispersé la manifestation pour permettre aux services d’urgence d’y accéder.

Certains étudiants ont lancé des pierres et des pétards sur les policiers lorsqu’ils ont dispersé la manifestation, a indiqué la police, et plus de 120 personnes ont été arrêtées.

Mardi matin, la police a commencé à relâcher certaines des personnes arrêtées, mais des dizaines sont restées en garde à vue.

La police a également commencé à disperser les manifestants anti-Israël à l’université suisse ETH Zurich mardi, selon la direction, après que les manifestations d’étudiants se sont étendues aux campus de plusieurs villes.

Les étudiants ont installé un camp à l’Université de Lausanne (UNIL) la semaine dernière et les manifestations se sont depuis étendues à au moins trois autres sites à Zurich, Genève et Lausanne.

« L’ETH Zurich se considère comme un lieu où des opinions et des perspectives différentes peuvent et doivent être exprimées ouvertement. Cependant, les actions non autorisées ne sont pas acceptées à l’ETH Zurich, » a déclaré ETH, ajoutant que les manifestants avaient été invités à maintes reprises à quitter le bâtiment avant l’arrivée de la police.

Des étudiants anti-Israël et des activistes brandissant des drapeaux palestiniens lors d’une manifestation à l’entrée du bâtiment Geopolis de l’Université de Lausanne (UNIL), occupé par des étudiants pro-palestiniens, à Lausanne, le 4 mai 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Des vidéos de la manifestation diffusées sur les réseaux sociaux montraient des manifestants assis, portant des keffiehs – le foulard arabe censé protéger du soleil et du sable qui est devenu un symbole du nationalisme palestinien – et des drapeaux palestiniens, scandant « libre, libre Palestine » et « viva, viva Palestina ».

Des manifestations ont également commencé à l’Université de Genève et à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne mardi, selon les messages des étudiants sur les réseaux sociaux.

À l’UNIL, des centaines d’étudiants ont scandé lundi « Nous sommes tous les enfants de Gaza » sous le regard d’un seul agent de sécurité. La direction leur a demandé de partir, selon un communiqué de l’UNIL, mais ils sont restés dans le bâtiment mardi.

Certains universitaires se sont rangés du côté des étudiants.

« Nous considérons que les mesures qu’ils ont prises sont pacifiques et de bonne foi, et qu’elles visent à attirer l’attention du public sur une situation dramatique », a déclaré lundi Bernard Voutat, professeur de sciences politiques à l’UNIL. « Nous, les enseignants, ne pouvons pas rester silencieux. »

La police a dispersé des manifestants dans d’autres universités à travers le monde, notamment à l’Université de Columbia à New York et à la Sorbonne à Paris.

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