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La police sépare manifestants et contre-manifestants de la Nakba à l’université de Tel Aviv

La police était déjà présente pour assurer la sécurité de l'événement ; la TAU qui a approuvé l'événement a rappelé la guerre en cours et appelé tous les participants à la retenue

Des étudiants arabes et activistes de gauche assistent à un rassemblement marquant l'anniversaire de la 'Nakba' palestinienne à l'université de Tel Aviv, le 15 mai 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des étudiants arabes et activistes de gauche assistent à un rassemblement marquant l'anniversaire de la 'Nakba' palestinienne à l'université de Tel Aviv, le 15 mai 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

La police est intervenue mercredi pour séparer physiquement ceux qui commémoraient la « Nakba » palestinienne d’un groupe de contre-manifestants sur le campus de l’université de Tel Aviv (TAU). L’événement, approuvé par l’université suite à l’intervention de la Haute Cour, a été organisé par des étudiants du parti politique radical Hadash et rassemblait « plusieurs dizaines de personnes », selon un article de Ynet.

La police était déjà présente pour assurer la sécurité de l’événement, une manifestation annuelle sur le campus pour marquer la « catastrophe » qu’a été [pour le groupe] la création d’Israël en 1948. Parmi les contre-manifestants, qui se comptaient « par centaines » selon un responsable de la TAU, figuraient le député Almog Cohen, du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, et Yoseph Haddad, un journaliste et activiste arabe israélien. Nombre d’entre eux étaient liés à Im Tirtzu, une ONG de droite active dans les universités, selon la presse israélienne.

En approuvant l’événement, l’université a précisé que « tous les citoyens, juifs et arabes, de gauche et de droite, ont le droit de manifester… En même temps, il nous faut rappeler que nous sommes en pleine guerre, une guerre qui a déjà coûté des dizaines de vies à la communauté de la TAU. Nous appelons les manifestants de tous bords à faire preuve de responsabilité et de retenue, et à respecter les restrictions et les règles établies par la police », selon une déclaration envoyée au Times of Israel.

Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir a pour sa part qualifié le législateur d’extrême gauche Ofer Cassif (Hadash) de « partisan du terrorisme » suite à la participation de ce dernier à la manifestation palestinienne marquant la « Nakba » à l’Université de Tel Aviv.

« Ce partisan du terrorisme a déposé une plainte contre moi auprès de la commission d’Éthique de la Knesset pour l’avoir traité de partisan du terrorisme… l’ironie est morte », a tweeté Ben Gvir en ajoutant une image de Cassif lors du rassemblement.

La police a dû intervenir pour séparer physiquement Cassif et plusieurs dizaines d’autres manifestants d’un groupe de contre-manifestants lors de l’événement marquant la Nakba.

La Nakba, qui signifie « catastrophe » en arabe, fait référence aux 700 000 Palestiniens qui ont fui ou ont été chassés de ce qui est aujourd’hui Israël avant et pendant la guerre d’indépendance de 1948, après leur rejet de la division de la Palestine mandataire proposée par les Nations unies.

Des manifestations commémorant cet événement sont généralement organisées dans le monde arabe le 15 mai, qui tombait cette année un jour après Yom HaAtsmaout, date hébraïque de la déclaration d’indépendance de l’État d’Israël.

Cassif, qui a été photographié à côté d’une pancarte appelant à la fin du « génocide à Gaza », a été suspendu de la Knesset pendant 45 jours par la commission d’Éthique pour ses nombreuses déclarations liant « l’imagerie de la Shoah et la politique du gouvernement pendant la guerre ».

Les législateurs de droite ont tenté de destituer Cassif au début de l’année pour son soutien public à la plainte pour génocide déposée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ), mais cette tentative a échoué car les partis centristes se sont abstenus lors du vote final en séance plénière de la Knesset.


Des militants de droite du mouvement Im Tirzu manifestent devant un rassemblement d’étudiants arabes et de militants de gauche (non vus) marquant l’anniversaire de la « Nakba » palestinienne à l’université de Tel Aviv, le 15 mai 2024. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

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