Israël en guerre - Jour 196

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Reportage

La prière annuelle de Kippour teste les limites du libéralisme vanté par Tel Aviv

L'installation d'une séparation entre hommes et femmes lors de l'événement qui réunit 2 000 participants laïcs et haredim a été interdite par la mairie - une décision confirmée par un tribunal

Vue aérienne d'environ 2 000 fidèles participant à la prière de Yom Kippour Neilah sur le Kikar Dizengoff, à Tel Aviv, le 5 octobre 2022. (Crédit : Rosh Yehudi)
Vue aérienne d'environ 2 000 fidèles participant à la prière de Yom Kippour Neilah sur le Kikar Dizengoff, à Tel Aviv, le 5 octobre 2022. (Crédit : Rosh Yehudi)

Le Kikar Dizengoff est une place et un rond-point emblématiques de Tel Aviv qui fait partie de l’une des principales zones commerçantes de la ville, grâce aux nombreuses boutiques de créateurs et aux cafés qui l’entourent.

Ce n’est cependant pas l’endroit où beaucoup de gens iront pour vivre une expérience religieuse.

Sauf, bien sûr, une nuit par an. Depuis 2019, le Kikar Dizengoff accueille chaque année un office de prière de masse réunissant environ 2 000 personnes, la plupart vêtues de blanc, à la fin du Grand Pardon, Yom Kippour.

Cet événement, organisé par Rosh Yehudi, une association à but non lucratif qui encourage les Juifs à adopter un mode de vie religieux, est devenu une nouvelle tradition prisée par de nombreux religieux et laïcs.

Mais cette année, la refonte judiciaire controversée avancée par le gouvernement semble avoir rattrapé cet événement.

Le mois dernier, la municipalité de Tel Aviv a fait savoir aux organisateurs qu’ils ne pouvaient pas ériger de mehitza – une sorte de cloison ou de barrière utilisée pendant les prières pour séparer les hommes des femmes, conformément à la halakha – la loi juive orthodoxe.

En réponse, Rosh Yehudi a annoncé que l’événement n’aurait pas lieu si la ville ne retirait pas son arrêté, car cela violerait les principes de la loi juive orthodoxe. L’association demande également une injonction judiciaire contre la décision de la ville. Le tribunal de Tel Aviv a rejeté jeudi le recours déposé par Rosh Yehudi, qui n’a pas indiqué si elle prévoyait de faire appel.

Environ 2 000 fidèles assistant à la prière de la Neilah de Yom Kippour sur la place Dizengoff, à Tel Aviv, en Israël, le 5 octobre 2022. (Crédit : Municipalité de Tel Aviv)

Le litige oppose le maire Ron Huldaï, candidat à sa réélection le mois prochain, aux critiques selon lesquelles la ville qu’il dirige ne respecte pas ses propres principes pluralistes. En revanche, les partisans de l’interdiction de la mehitza lors de cet événement se félicitent de cette mesure qui constitue un coup porté à la coercition religieuse.

D’un point de vue plus général, le différend concernant l’office du Kikar Dizengoff est un exemple qui donne à réfléchir sur la manière dont une initiative qui avait autrefois transcendé le clivage entre religion et laïcité en Israël l’a approfondi cette année, dans le cadre de l’affrontement idéologique sur la religion et l’État lié à la refonte du système judiciaire du gouvernement.

Alors que les synagogues ne sont pas concernées par la nouvelle politique de la municipalité, « la municipalité de Tel Aviv-Yafo a refusé la demande de l’association Rosh Yehudi d’organiser des événements et des prières pour les fêtes de Tishri, qui comprennent Rosh HaShana, dans de nombreux espaces publics de la ville », a déclaré Asaf Eshel, un porte-parole de la municipalité, au Times of Israel, en citant le mois du calendrier hébraïque. « La seule autorisation accordée concerne l’organisation des prières collectives de la Neïlah sur la place Dizengoff, avec une stipulation contre la séparation des sexes pendant la séance de prière », a-t-il expliqué.

« La mehitza porterait atteinte ‘à la liberté de mouvement’ basée sur le sexe [et] ne sera pas tolérée », a-t-il ajouté.

Des hommes, à droite, séparés par une mehitza et des femmes, à gauche, priant chacun de son coté, dans une synagogue de la rue Bpgrashov, à Tel Aviv, le 26 mai 2023. (Crédit : Rosh Yehudi)

En 2000, la Cour suprême avait statué que l’application de la séparation par sexe dans certains espaces publics était illégale si elle portait atteinte de manière excessive à la liberté de mouvement des individus. L’arrêt prévoyait toutefois d’importantes exceptions, stipulant que la séparation pouvait être appliquée s’il n’existait pas d’autres solutions et ne perturbait pas outre mesure. Le tribunal de première instance de Tel Aviv a confirmé jeudi en début de soirée que la mise en place d’une mehitzah était illégale.

Michal Balisa, une praticienne en médecine chinoise âgée de 36 ans, a qualifié la position adoptée par la municipalité « d’erreur ».

Balisa, qui est laïque, a déclaré qu’elle pouvait « comprendre les deux côtés ». « Il existe une coercition religieuse, ainsi qu’une discrimination à l’encontre des femmes dans les communautés religieuses. Mais la prière de Neïlah à Dizengoff est un événement qui a pour but l’inclusion et non l’exclusion », a-t-elle déclaré.

« Neïlah » signifie « fermeture » et fait référence aux prières de fin de Yom Kippour.

Se faire happer par « ce grand combat »

Dikla Partosh, directrice de la logistique de Rosh Yehudi, a déclaré que l’arrêté de la municipalité figurait sur le formulaire d’autorisation qu’elle avait remis à son organisation. « Il a simplement été ajouté au document que nous avions reçu depuis 2019. » « Nous ne pouvons pas organiser l’événement [si l’interdiction de la mehitza n’est pas levée] parce que cela va à l’encontre de notre vérité », a-t-elle déclaré.

Rosh Yehudi a été créé en 2001 et gère des programmes qui, selon lui, « approfondissent l’identité juive et aident à créer un pont entre les laïcs et les religieux ».

Le fondateur de Rosh Yehudi, Israël Zeira, avait déclaré lors d’une interview en 2021 que le groupe était « fier » de ce que l’on appelle en hébreu hadaata, c’est-à-dire le fait de rendre quelque chose plus pieux. « Nous n’avons pas honte de l’hadaata, j’aimerais que l’ensemble du sionisme religieux fasse hadaata. »

Toutefois, l’organisation et ses valeurs sont revenues sur le devant de la scène mardi lorsqu’une synagogue de Tel Aviv a accueilli une discussion sur le post-modernisme organisée par Rosh Yehudi et comprenant une conférence du rabbin Yigal Levinstein, figure connue de l’académie prémilitaire de Bnei David à Eli. Levinstein est aussi connu pour avoir qualifié les membres de la communauté LGBTQ de « déviants » et s’est plaint que l’armée transformait les conscrites religieuses en « non-Juifs ».

Quelque 300 personnes se sont rassemblées devant la synagogue pour protester contre l’événement, ce qui a donné lieu à des scènes chaotiques lorsque le rabbin a été escorté vers la sortie sous haute protection policière.

Zeira a déclaré que « toutes les opinions de M. Levinstein ne représentent pas Rosh Yehudi », mais que son organisation restait fidèle à sa décision d’accueillir Levinstein.

Le rabbin Yigal Levinstein se frayant un chemin à travers les manifestants, à Tel Aviv, le 19 septembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

« La protestation à notre encontre, et contre la Neïlah de Dizengoff, est menée par les gens qui s’opposent à la refonte. C’est la même foule. C’est la gauche. Et je ne les vois pas s’excuser pour les professeurs qui traitent les résidents d’implantations de nazis, comme l’a fait Shikma Bressler, cheffe de fil du mouvement de protestation, et je ne les vois pas déprogrammer ceux qui reprennent les points de discussion du [groupe terroriste palestinien du] Hamas », a déclaré Zeira. (Bressler s’est d’ailleurs rapidement excusée pour ses propos sur les politiciens d’extrême-droite).

Rosh Yehudi est « ouvert à tous, y compris aux personnes LGBTQ », a assuré Zeira.

Ben Hoshen, président du mouvement de jeunesse du parti de gauche Meretz, a qualifié Rosh Yehudi « d’organisation malade qui fait entrer des personnes homophobes et non averties dans une ville égalitaire et libérale pour la détruire, la polluer avec de la haine et de l’homophobie ».

Levinstein « ne mérite même pas être d’appelé rabbin », a déclaré Hoshen à Radio 103FM.

La mehitza est « un détail technique ».

« Elle est destinée à vérifier les règles halakhiques. C’est un détail technique », explique Elazar Strum, présentateur de programmes sur les traditions juives sur TOV, une chaîne de télévision diffusée en ligne. « Il y avait des personnes des deux sexes de part et d’autre. Personne n’imposait la ségrégation. De l’autre côté de la place, il n’y avait pas de mehitza. »

Strum, 76 ans, père de deux enfants, a grandi dans un foyer haredi. Il pense que la décision de la municipalité est « du pur fanatisme, une tentative de surréglementer là où ce n’est pas nécessaire ». « Une flexion brutale des muscles laïcs à l’approche d’une élection municipale. »

Elazar Strum s’exprimant sur la chaîne de télévision diffusée en ligne TOV, en 2021. (Crédit : TOV)

Une femme qui vit près du Kikar Dizengoff, qui a parlé au Times of Israel sous couvert d’anonymat parce qu’elle a dit craindre des « représailles », a déclaré que l’événement avait été organisé en dépit des souhaits de nombreux résidents.

« Rosh Yehudi fait venir en bus des gens des territoires », a-t-elle déclaré, faisant référence aux implantations israéliennes de Cisjordanie. « C’est une démonstration de force qui nous met très mal à l’aise », a-t-elle ajouté.

Me Yaïr Nehoraï, un éminent avocat qui a plaidé devant les tribunaux contre ce qu’il considère comme des extrémistes religieux, a écrit un article d’opinion sur le sujet, qu’il a diffusé sur plusieurs groupes WhatsApp.

« Ne vous y trompez pas : Rosh Yehudi, la yeshiva Maaleh Eliyahu et leurs amis messianiques se sont installés à Tel Aviv pour une raison bien précise : une mission divine visant à détruire le bastion de la laïcité et la capitale de l’Israël libéral, afin d’ouvrir la voie à un État religieux qui concrétiserait leur vision messianique », a-t-il écrit.

Le conflit autour de la Neïlah de Dizengoff fait suite à de nombreux cas rapportés par les médias israéliens ces derniers mois de tentatives présumées d’appliquer la ségrégation sexuelle dans les bus qui desservent des passagers haredim et laïcs. La Cour suprême a statué sur l’illégalité d’une telle application dans sa décision de 2000.

Certains opposants à la prière non mixte considèrent qu’il s’agit d’une question qui relève du droit des femmes.

« C’est offensant pour toutes les femmes, qui considèrent que cette ségrégation vise à les exclure de l’espace public et à les opprimer », a écrit Hila Laviv, une artiste de renom, sur Facebook ce mois-ci. Mais de nombreuses femmes voient les choses différemment.

« Dire que la prière séparée par sexe est oppressive pour les femmes, c’est ignorer l’action d’innombrables femmes qui la souhaitent pour des raisons liées à leur foi, qui pensent qu’elle est propice à leur culte », a déclaré Moriya Litvak, directrice de Yehudit, une organisation conservatrice de défense des droits des femmes, au Times of Israel. « Ce point de vue libéral est paternaliste et oppressif pour les femmes. La prière séparée par sexe ne l’est pas. »

Un conflit plus large

Le débat sur l’office du Kikar Dizengoff s’inscrit dans un conflit plus large que la question de la séparation selon le sexe. Il s’agit du rôle et du statut de la religion dans la société, qui se manifeste régulièrement par des débats animés et, parfois, par des affrontements violents, sur des questions telles que la conduite de voiture à Shabbat, l’introduction de pain ou de tout autre aliment contenant de la levure – ou hametz – dans les hôpitaux et autres établissements publics à l’occasion de Pessah, ou encore la vente d’aliments non casher, tels que le porc.

Des hommes et des femmes assis ensemble lors d’un événement organisé par Rosh Yehudi sur le Kikar Dizengoff qui comprenait également un espace avec mehitza, à Tel Aviv, le 11 novembre 2022. (Crédit : Rosh Yehudi)

Merav Michaeli, cheffe du parti Avoda et ardente défenseure des droits de la femme, a évoqué lors d’un débat mercredi ce qu’elle appelle la nature provocante de la mehitza dans un cadre laïc tel que celui du Kikar Dizengoff. Elle a qualifié la séparation « d’idole dans le Temple », en d’autres termes, quelque chose de répréhensible dans un lieu saint. Elle a également déclaré « qu’il n’y a pas de différence entre la ségrégation raciale et la ségrégation fondée sur le sexe ».

Belisa pense que la véritable raison de la décision de la mairie de Tel Aviv peut être liée au débat acrimonieux sur la place de la religion en Israël, qui s’est intensifié depuis la formation, fin décembre, de la coalition gouvernementale composée du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de cinq partis religieux.

La refonte judiciaire du gouvernement, qui vise à restreindre considérablement les pouvoirs de la Cour, est considérée par les critiques comme faisant partie intégrante d’un mouvement plus large visant à soumettre la société israélienne à des principes plus religieux. Certains groupes de défense des droits des femmes affirment que cette initiative vise également à saper le principe de l’égalité entre les femmes et les hommes.

« Ainsi, une organisation qui organise des rencontres dans la rue se trouve entraînée dans cette grande bataille sur la religion », a déclaré Balisa.

Des manifestants du groupe de femmes Bonot Alternativa et d’autres militants brandissent des drapeaux israéliens en portant des chemises rouges devant le tribunal rabbinique de Tel Aviv, le 18 juillet 2023. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Elle a déclaré que sa participation à la Neïlah de l’année dernière avait été un moment qui a changé sa vie. Juive laïque ayant été élevée dans la méfiance à l’égard des Juifs orthodoxes, elle a été surprise par la « diversité et l’unité » qui régnaient lors de cet événement.

« Il y avait des habitués, des novices comme moi et des gens qui revenaient tout juste de la plage », a déclaré Belisa, en référence au passe-temps favori de certains Israéliens laïques à l’occasion du Yom Kippour. « Mais nous avons tous partagé ce moment comme si c’était la chose la plus naturelle au monde. »

Strum se souvient des réactions des baigneurs, dont certains portaient des planches de surf, à la Neïlah. « Certains ont continué à marcher. D’autres se sont arrêtés là, avec leurs planches de surf, pendant 30 minutes. D’autres sont restés une heure. D’autres encore se sont contentés de participer, toujours vêtus de leur maillot de bain et de leurs tongs. »

Cela lui a rappelé une expérience qu’il avait vécue dans le sud de l’Égypte, lorsque lui et un autre ami israélien avaient assisté à une prière commune où les fidèles scandaient en rythme le mot « un » en arabe, signifiant l’unicité d’Allah. Strum s’était joint aux chants, se sentant uni à la foule. « Cela n’a pas fait de moi un musulman. Cela m’a permis de réaliser ce que je partage avec ces musulmans. Et c’est ce genre d’expérience que les fanatiques de Tel Aviv veulent empêcher. »

Des hommes priant dans la rue, à Tel Aviv, le 11 mars 2023. (Crédit : Rosh Yehudi)

Yedidya Meïr, un célèbre journaliste haredi, avait écrit sur le site web Hidabroot à propos du rassemblement de 2021 pour la Neïlah, le décrivant comme plein d’espoir et édifiant. « Bien avant la fin du jeûne, des foules de personnes de tous les âges et de tous niveaux d’observance ont afflué, attendant silencieusement d’entendre le shofar. C’était émouvant », avait-il écrit dans son compte-rendu sur le site web, qui promeut l’interaction entre laïcs et religieux et dont le nom signifie « dialogue ». Il a exhorté ses lecteurs à essayer.

« Vous devriez essayer. »

Le rabbin David Stav, fondateur du groupe rabbinique orthodoxe Tzohar, que beaucoup considèrent comme une alternative modérée au Grand-Rabbinat, a qualifié la position de la municipalité « d’attaque contre la liberté de religion ».

« Il est acceptable de limiter la liberté de religion lorsqu’elle empiète excessivement sur d’autres libertés, droits ou intérêts publics. Mais placer une mehitza pendant quelques heures sur le Kikar Dizengoff ne porte atteinte à rien d’autre qu’à l’aversion automatique que certaines personnes ont pour tout ce qui est juif, ou peut-être religieux », a déclaré Stav au Times of Israel.

Le rabbin David Stav, co-fondateur et président de l’organisation rabbinique Tzohar. (Crédit : Yossi Zeliger/Flash90)

À l’opposé, Reuven Ladianski, membre du conseil municipal de Tel Aviv et chef du parti laïc Mouvement vert, a qualifié sur Facebook la prière de « tentative des radicaux messianiques de nuire au mode de vie laïc et libéral de Tel Aviv ».

HaForum HaHiloni (« Le Forum Laïc »), une organisation à but non lucratif qui se consacre à la lutte contre ce qu’elle considère comme de la coercition religieuse, a fait référence dans un communiqué la semaine dernière à la « sophistication », selon les termes de l’auteur du communiqué, de Rosh Yehudi dans l’organisation de l’événement à Tel Aviv.

« C’est un acte délicat parce que le libéral laïc moyen se sent menacé par cet assaut nationaliste-religieux mais, en tant que pluraliste, il estime que la religion devrait avoir la liberté de transformer l’espace public en synagogue. C’est une grave erreur qui ignore la dimension symbolique de l’événement. »

La déclaration décrit Tel Aviv – une enclave libérale dans un pays et une région où les traditions religieuses tendent à fixer les normes – comme une cible pour les religieux.

La Neïlah n’est « pas vraiment un service public, mais le marquage d’un territoire », écrit HaForum HaHiloni. « Il y a beaucoup de synagogues à Tel Aviv (environ 500) qui pratiquent la séparation par sexe. Prier dans un espace public a pour but de provoquer les laïcs et de leur faire comprendre que la religion domine l’espace, y compris et surtout à Tel Aviv – le bastion du libéralisme et de la laïcité. »

Des Israéliens assis sur la promenade du port de Tel Aviv le jour de Yom Kippour, le 4 octobre 2014. (Crédit : Danielle Shitrit/Flash 90)

Au milieu du conflit concernant l’événement de la Neïlah de cette année, Rosh Yehudi a présenté des photos d’un événement organisé en juin à Jaffa, qui fait partie de la municipalité de Tel Aviv, pour les Arabes musulmans, qui comportait une division faite de blocs de clôture municipaux entre les hommes et les femmes. Rosh Yehudi a accusé la municipalité d’appliquer une politique de deux poids, deux mesures.

« Même dans le cas des prières musulmanes communautaires, l’installation de cloisons séparant les hommes et les femmes n’a pas été approuvée », a répondu Eshel, le porte-parole de la mairie de Tel Aviv-Jaffa. « Dans les cas où de telles cloisons ont été érigées, elles l’ont été sans l’autorisation de la municipalité. »

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