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La région de Gaza toujours bouclée, des résidents israéliens frustrés

Le maire de Sderot, Alon Davidi a critiqué le gouvernement pour sa gestion de la situation, tandis que certains habitants de la bande de Gaza accueillent la décision avec sérénité

Vue du passage Erez fermé, à Beit Hanun, entre Israël et le nord de la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)
Vue du passage Erez fermé, à Beit Hanun, entre Israël et le nord de la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Attia Muhammed/Flash90)

La colère s’intensifie vendredi parmi les résidents des communautés frontalières de Gaza confrontés à des fermetures de routes et à de nombreuses restrictions pour le quatrième jour consécutif, alors qu’Israël reste en état d’alerte élevé contre une attaque potentielle le long de sa frontière avec la bande de Gaza.

Le bouclage a commencé mardi et devrait se poursuivre tout le week-end, par crainte d’une attaque imminente du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, après que Tsahal a arrêté son chef en Cisjordanie lundi soir.

Le Premier ministre Yair Lapid a tenu une nouvelle consultation avec les chefs de la sécurité vendredi matin.

Alon Davidi, maire de Sderot, a déclaré vendredi à la radio 103FM qu’il était « en colère » suite à la fermeture des routes, et a affirmé que le gouvernement « préfère nous maintenir dans cette situation afin de ne pas aller à la guerre ».

« Je m’y oppose », a-t-il dit, critiquant la gestion de la situation par le gouvernement.

Les résidents des communautés frontalières ont également exprimé leur frustration au quatrième jour du bouclage, alors que la situation reste tendue.

Daniel Gold, un jeune résident du kibboutz Kissufim, a déclaré au Times of Israel que la situation était « extrêmement stressante », car il n’a pas pu quitter sa communauté depuis la fermeture.

Un soldat israélien place des pointes sur une route près de la frontière avec la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Flash90)

« J’ai dû tout mettre en attente », a-t-il dit, car l’unique ligne de bus du kibboutz est à l’arrêt depuis mardi.

Albert Gabai, un résident de Sderot a déclaré au site d’information Walla qu’il « est honteux que nous soyons arrivés à une situation où l’arrestation d’un terroriste a paralysé les implantations autour de la bande de Gaza », et il a demandé aux ministres du gouvernement de fournir des réponses aux résidents des communautés frontalières.

Certains résidents se sont montrés plus compréhensif à l’égard de la situation.

Rivka Ben Ari, résidente de Kissufim, a déclaré au Times of Israel que le bouclage avait « clairement » affecté la vie à la frontière et rendu difficile les déplacements vers et depuis sa communauté.

Elle a déclaré que c’était la première fois qu’un tel bouclage avait été mis en place « exclusivement pour protéger les résidents » et sans escalade active, mais elle a confiance que « l’armée prend toutes les mesures nécessaires pour nous protéger ».

Ces sentiments ont été partagés par Raz Sofer, du kibboutz voisin Ein Hashlosha, qui a déclaré être « convaincu que l’armée fait de son mieux pour faire ce qu’il faut pour nous protéger », et a ajouté qu’il est prêt à supporter un tel bouclage aussi longtemps que cela sera nécessaire.

Le chef d’état-major de Tsahal Aviv Kohavi, à droite, s’entretenant avec Nimrod Aloni, chef de la division de Gaza, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 4 août 2022. (Crédit : Tsahal)

Ces derniers jours, par le biais de drones armés survolant la bande de Gaza, Tsahal s’est efforcées de contrecarrer les tentatives des escadrons du Jihad islamique de lancer toute attaque à la frontière.

La Douzième chaîne, citant une source palestinienne anonyme, a déclaré que le Hamas, le groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza, avait arrêté certains membres du Jihad islamique, dans le but de prévenir une éventuelle attaque.

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